FRERES DES ÉCOLES CHRÉTIENNES
Bioriture, see Sous 0 Dessin, Lis dose oise sn eh 4 20 Arithmétique. ....,,..,,.,.,,,,.,20 Langue française. ....,........,,18 Langue anglaise. ..,.,.,,,,,.,,..,.,,18 Tenue des livres. .,.,.,,,.....,,,,.18 Géographie shui ist ehsilé Cartographie. .....,.,..,,,,.,,,,,14 Sciences naturelles.,...,,,,,,.,.,,12
Ces notes ont été collationnées le 23 septembre à une réunion générale des membres du jury de la Commission scolaire.
À l’école de la logique et de la prudence, Monsieur le Principal apprendrait qu’on ne doit pas trouver dans la bouche d’un homme le oui et le non. Monsieur le Principal nous dit aujourd’hui, 8 décembre, que “ Ce n’était
point au Département de l’Instruction publique qu’il appartenait d'examiner nos travaux, et qu’ “ne l'a point fait Trois jours plus tard, le six, à cette question que je lui avais posée. “ Pourquoi votre jury a-t-il examiné nos travaux exposés, s'ils n'étaient pas de votre ressort ? ” 1l me répond : “ Evidemment, parceque nous ne lui avions pas donné d'ordre contraire, et cela peur les raisons cent fois énumérées déjà.” Où est la première de ces raisons®
Dans ma note du 27 novembre, je dis ceci : “ Messieurs les membres de la Commission scolaire nous accusent d'avoir visé à l'obtention de deux diplômes. Et M. le Principal, me répond ; “Je le nie simplement ; ” puis il ajoute : “ Je ne suppose pas que personne puisse sæ tromper sur la signification du mot double emploi qui se trouve dans notre résolution.” Je m'y suis précisément trompé, et, je le suppose, bien d'autres avec moi ; le R. M. Verreau aurait-il l’obligeance de nous donner clairement le sens qu'a le mot double emploi dans la pensée de la Commission scolaire,
À mon avis, il me semble que, vu le contexte de la note officielle, le mot double emploi s'entend naturellement de deux Diplômes ou de deux mentions honorables : l’une aux Beaux Arts, l’autre à l'Instruction publique. ŒEt ce double emploi qui révolte la conscience de la Commission scolaire, fille du Comité permanent, nous le retrouvons dans la conduite de ce même comité; car, s'il faut en croire Messieurs les Commissaires, c'est l'entrée du 17, faite seulement pour les feuilles d'écriture, qui nous aurait mérité le Diplôme section extra.
& La Commission, composée de l'honorable M. Ouimet, d'un prêtre et de M.M. Archambault et Hicks a déclaré qu’elle n’a acquis cette connaissance que le 24 et non le 17 septembre. “Quand une personne honorable affirme uné chose, il faut des raisons bien graves pour récuser cette affirmation et déclarer qu'elle n’est pas vraie.”
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Avant de répondre à cette observation du R. M. Verreau, je me permettrai de lui demander : “ Mon confrère et moi, sommes-nous, oui ou non, des personnes honorables ?” Par charité, M. le Principal répond affirmativement. Alors, si oui, notre témoignage, dans les questions que nous discutons, à autant de poids que celui de la Commission ; la vérité est une; on n’en peut prendre quatre sixièmes pour la Commission, nous laissant les deux autres sixièmes. Récuser notre témoignage par ces petits mots : “Je le nie simplement,” et nous obliger à accepter, les yeux fermés, les assertions de la Cothiniseiün, n'est-ce pas une étrange inconséquence et une ridicule prétention ?
Appliquons encore ici à l'observation du R. M. Verreau le langage de !’ Ecole, et distinguons. En thèse générale, le choix de son Excellence ne pouvait tomber sur de plus hautes honorabilités ; mais, dans l'espèce, ma foi en l'infuillibité dogmatique et morale de la Commission scolaire est quelque peu ébraulée, A l’appui de cette
assertion, je ne citarai pas ce qui nous est personnel, ni
‘ cos collèges qui avaient aussi des travaux bien dignes d'attirer l'attention” et auxquels n'a été accordée qu'une maigre zacütivu honorable; mais je me permettrai de pénétrer discrètement, respectueusement, dans cette honorable maison qui nous a offert une bienveillante hospitalité. J’y trouve une petite brochure qui a pour tite ‘“ Liste officielle des Récompenses,” et où je lis ceci :
‘“ Académie Commerciale Catholiqu: ce Montréal, Diplôme de Ière classe à M. F. X. P. Demers, directeur.
“ Académie Sainte-Marie, Diplôme de lère classe à M. A. D. Lacroix, principal.
‘ Ecole Normale Laval, Diplôme de lère vinages à M. l’abbé Lagacé, principal.
“ Ecole Normale Jacques-Cartier, Diplôme de lère classe à M, J. O. Cassegrain, professeur.
McGill Normal School, 1st class Diploma to Mr. Hicks, principal.
‘ Protestant Board of School Commissioners, 1st class Diploma to S. P. Robins, local superint lent,
“ High School of Montreal (Boys), 1. class Diploma to Mr. Howe, principal.”
Je cherche, dans le catalogue, les travaux qui ont mérité à ces messieurs un si haut témoignage de la Commission scolaire, et, à mon grand étonnement, je ne trouve aucun produit personnel (!); d’où j'en infère, jusqu’à preuve du contraire, que la Commission scolaire a laissé fléchir d’un certain côté la balance de la justice, qu’elle promettait de tenir si ferme.
Dette remarque faite et cette conclusion tirée, j'en réviens à la critique de mon honorable -ontradicteur. Nous touchons à la deuxième habileté : s Messieurs pour le succès de leur cause: la transposition des dates.
La Commission déclare que c’est le 24, et non le 17, qu'elle a eu connaissance des pancartes. Cette transposition de date est une manœuvre de rare habileté ; comme cet agencement va bien à la Commission scolaire ! En effet, si c’est seulement le 24 qu'elle s'est aperçue de l’entrée des trois feuilles de calligraphie, on comprend qu’elle ait examiné tous nos travaux; mais si c'est le 17, elle s’est prise dans ses propres ffets, car en jugeant, du 17 au 23, nos divers produits, elle prouve, par là même, qu’elle les considérait comme soumis à sa juridiction. Admettons cette dernière hypothèse, qui, dans le cas présent, s'élève presque à la hauteur d’une affirmation. Que constatait la pan-
(1) Aucun, c’est trop absolu ; un de ces MM. avait deux volumes de sténographie déjà exposés à Paris, en 1878,
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Tessieurs s dates.
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carte du 24? Le diplôme octroyé, Et si le Comité permanent n'eût pas jugé nos travaux dignes de cette haute récompense et que, partant, la pancarte n’eût point été appendue, qu'auraient fait ces Messieurs ? Gardé le silence, malgré les trois pancartes du 17, qui annoncaient l'entrée: d'où j'incline à croire que ce n’est point la faute du 17, si faute il y a, qu’ils punissent, mais l’éclatant témoignage que, aux yeux du Comité permanent, méritaient nos produits exposés. Ici encore, exposons les faits et examinons les raisons que donne mon honorable contradicteur.
Les feuilles entrées le 17 sont primées le 17, et du 17 au 24, les trois pancartes que le comité des Beaux-Arts y a fixées demeurent au vu et au su de tous, dans un tambour d’escalier, où passent et repassent cent et cent fois les membres de la Cominission, les membres du jury et des milliers de personnes, et aucun membre de la Commission, aucun membre du jury ne les a aperçues! assurément, l’officieux qui, dès le premier jour de l’exposition, a porté à M. le Surintendant nos plaintes imaginaires n’a point passé par là: comme il les eût vite remarquées |
Or, la Commission scolaire dit que ce n’est que le 24 qu’elle a aperçu les trois pancartes, témoignage de l’entrée du 17. A l’appui de cette assertion, le Rév. M. Verreau a apporté diverses preuves qu'il nous importe d'étudier. C'est d'abord l’honorabilité de Messieurs Commissaires : “ Quand, dit-il, une personne honorable affirme une chose, il faut des raisons bien graves pour récuser cette affirmation et déclarer qu'elle n’est point vraie.” Je l’ai déjà dit: en thèse générale, personne ne proclame plus haut que moi l’honorabilité des membres de la Commission ; dans l'espèce, les faits que j'ai racontés répondent par eux-mêmes.
Puis leur infaillibilité : “ Nous avons affirmé et prouvé que nous n'avions connu que le 24 septembre la position prise par les Frères le 17, toute argumentation à l’encontre de ce fait devient inutile.” (5e lettre). Æoma locuta est, causa finita est, aurait dit St. Augustin. ‘ Nous avons affirmé,” oui, et d’un ton ferme et tranchant ; “prouvé,” nullement. Il n’y a eu, jusqu'ici, de la part du Rév. M. Verreau, d'autre preuve que son affirmation elle-même ; mais nous avons déjà trouvé tant de contradictions dans sa correspondance, que nous nous demandons si, avec cette nouvelle affirmation et d’autres semblables, on ne pourrait pas poser cette équation oui=non.
“ Mais, dit M. le Principal, pour pousser la complaisance jusqu’à ses dernières limites,j’examinerai la preuve que le frère Réticius tire du fait que les trois feuilles d'écriture ont été primées et que nous aurions dû remarquer la pancarte qu'on y avait fixée.” La “ complaisance” est un terme impropre, c’est “ l’imprudence ” qu’il eût fallu dire. “La pancarte,” métonymie ; la partie pour le tout; c’est, non pas une, mais trois pancartes; trois pancartes de couleurs diverses sont plus faciles à voir qu'une seule.
Voyons le Rév. M. Verreau se prendre dans ses filets : “Je suppose qu'un des membres de la Commission ait aperçu et lu attentivement l'inscription suivante : “ M. Arcand, prix d'écriture commerciale,” par quel procédé pouvait-il voir qu’il s'agissait d’un élève fréquentant encore les Ecoles Chrétiennes? Oh! M. le Principal, c'était bien simple et bien facile : il suffisait de savoir et de vouloir lire, car, tout à côté de la pancarte, se trouvait un énorme cachet portant “CHRISTIAN BROTHERS, QUEBEC. COMMERCIAL ACADEMY ;” et, en haut du groupe des objets exposés dans ce tambour, une inscrit-
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tion en grosses “ lettres” qui “indiquait les Frères des Ecoles Chrétiennes.”
“ Il me semble que tout cela est assez clair.”
C'est en vain que, par des subtilités, M. le Principal cherche à s’arracher aux étreintes de mon hypothèse, personne, M. le Principal le premier, n’admettra que les trois pancartes fixées, du 17 au 24, dans le tambour de l'escalier n'aient été aperçues que le 24 des quatre membres de la commission et des quinze membres du jury. J’apporterais bien encore ici à l’appui de mon hypothèse les paroles de M. le Surintendant et de M. Archambault à notre professeur, dans le dialogue qui eut lieu entre eux le 24, à l'apparition de la fameuse pancarte enlevée subitement par un mauvais manitou, mais à quoi bon ?
Pour terminer cette question de dates, je me bornerai à demander à M. le Principal : * Vous me dites, M. le Principal, que c’est le 24 que vous avez acquis la preuve d’une entrée faite par notre professeur, dès le 17, Par quel document l’avez-vous acquise, cette preuve ? Par la feuille d'entrée que vous a délivrée le Secrétariat ? Mais cette feuille d'entrée est un document falsifié ; nous l'avons afirmé et prouvé; d'autre part, je n’y trouve nulle trace de date; d’où je suis fondé à conclure qu'elle vous a été délivré dès le 17 et non le 24.
Monsieur le Principal dissèque ma note du 27 novembre et résume en ce syllogisme une partie de mon argumentation.
‘“ Un frère de Québec a fait une entrée pour deux de ses élèves au département des beaux arts :
Les deux élèves ont été récompensés par ce département:
Donc c’est pour cela que la Commission ne veut pas nous recommander au Comité permanent.
A cela la Commission répond :
Nous nions la première proposition.
Je nie, à mon tour la négation de la Commission et je renvoie pour la troisième fois ces MM. au titre de leur document ; Frère, Résidence Québec.
Et, maintenant ma première proposition, j'en maintiens la conséquence, lors même que M. le Principal la “ nie simplement.”
‘ Rien, absolument rien, ne : ouvait qu'il l’eût faite autrement qu’en sa qualité de frère des Ecoles Chrétiennes.””
Allons, M. le Principal, soyons donc sérieux ; que vont penser vos lecteurs qui, jusqu'ici vous avaient cru ce “ caractère élevé que suppose la position que vous occu: pez dans votre institution.” En quelle qualité voulezvous donc qu’il tit cette entrée ! En qualité de Chinois ? Certes, il est trop fier d’être frère des Ecoles chrétiennes et Canadien pour se travestir ainsi! Mais, M. le Principal, je lis votre pensée entre vos lignes; n’auriez-vous pas voulu qu’il la fit comme mandataire de l’Institut ?
Un scrupule prend le R. M. Verreau: la crainte d’ennuyer le lecteur. Ce scrupule me paraît le silence de l’orateur qui s'arrête lorsque ..... son éloquence est à sec, Du reste, pourquoi étudier mes preuves qui ne prouvent rien? Si j'en juge par les échos qui m’arrivent des quatre coins du Canada, elles prouvent si bien et si fort, que, avec ses cinq lettres, le respectable M. Verreau ne les a pas encore entamées.
Redoutant moins que M. le Principal, l'ennui pour mon lecteur, je continuerai l'étude de sa critique jusqu’au dernier alinéa.
“ Les chers Frères ont vu le jury faisant l’examen de leurs produits.” Supposition toute gratuite, M. le Principal, car si nous avions vu le jury examiner nos pro-
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duits, nous lui aurions déclaré que nous n’appartenions point à son département. ”
‘ Plus tard, ils ont connu le résultat de cet examen par une pancarte qui a été appendue à leur section.” C'est à ce “ plus tard” seulement que nous avons appris l’examen et son résultat. Aussitôt, avons-nous, le professeur et moi, attesté à M. le Surintendant que nous ignorions comment nous venait ce Diplôme, et M. le Surintendant a fermé l'oreille à notre affirmation. Cette explication, je l'espère, suffira à M. le Principal pour lui donner l'intelligence de mon expression à notre insu.
“ Le Visiteur Provincial remarque avec raison que la
chose” l'obtention de deux diplômes—* aurait été facile,
s’ils avaient fait leur exposition autrement. Moi-même, au nom de la Commission, je les en avais priés, mais inutilement.” En principe, nous étions, et nous sommes peu sympathiques aux Expositions ; l'expérience n’a que trop prouvé que, généralement, elles sont une perte de temps pour les enfants et un sujet de division entre les maîtres. Le cher Frère Armin-Victor partageait mon sentiment sur cette question.
Voici les paroles prophétiques que j’extrais de ses notes: IL ne paraît pas que le Canada soit plus que la France à l'abri des inconvénients signalés—au contraire. Bien plus, les instituteurs laïques vivent en paix aves les congréganistes. Qué l'on ouvre les concours, on ouvre les lices, les luttes, les guerres. Comment reviendra ensuite la paix que l’on aura sacrifiée dans un moment d'entraînement ? Il serait utile, peut-être, de soumettre ces considérations aux Evêques de la Province.”
Ce n’est donc point sans appréhension que je voyais venir l'Exposition, Nous ne pouvions guère refuser d'y prendre part, car nos adversaires auraient profité de notre refus pour nous taxer d'incapacité où de mauvais vouloir.
Monsieur le Principal vint, en effet, me représenter les beautés de la vie commune et les harmonies du catalogue ; après lui, ce fut M. Archambault, qui fit briller à mes yeux les diplômes que, indépendamment de la collectivité, nos Communautés pourraient obtenir. Tant de zèle et d'instance de la part de ces deux Messieurs me paraissait suspect, et je pensais involontairement à ce mot du fabuliste :
“# Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille. ”
Je ne crus pas sage d’acquiescer aux sollicitations de ces Messieurs et cela pour deux raisons :
1. On devait discuter au congrès la valeur des méthodes, des classiques; le meilleur moyen de montrer les nôtres, n'était-ce pas de conserver la plus parfaite unité dans l'exposition de leurs produits ?
2. Serais-je téméraire en supposant—toujours des. suppositions— que messieurs les Principaux n’eussent point été fâchés de faire parader leurs brillantes institututions devant nos modestes écoles de Montréal, abandonnées presque totalement à l’inépuisable charité de St. Sulpice ? Notre peur de la comparaison n’est cependant point exagérée, et si un concours devait se faire, un Jour ou un autre, et que nous fussions, cette fois, au dernier rang, je demanderais que la victoire de nos émules fût consacrée par une médaille commémorative, portant en relief, sur une face, le palais du Plateau avec ces simpies chiffres : “ construction, environ $75.000, — entretien et professeurs, environ $12.000 ;” de l’autre, l’école du Sacré-Cœur, avec cette résolution en exergue : ‘“ Que la demande des planchettes ne peut être accordée, et que les RR. FF. sont près d'adopter la méthode de dessin industriel de Smith, en usage dans les autres écoles sous le contrôle du Bureau, et qui ne réclame pas un outillage si dispendieux.”
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Le R. M. Verreau se débat plus vivement là où mon argumentation le serre plus fort. (Il établit et prouve deux choses, à savoir que j'étais membre du jury pour mes dix jours, ni plus ni moins, et que je n'étais pas procureur de notre Institut.
J'ai l'honneur de répéter à Mr. le Principal, ce que je lui ai déjà dit une fois précédemment. Ou la Commission ne voyait dans l'entrée de notre maître qu’un acte irréfléchi, une complaisance de professeur toute personnelle, et alors, rien ne saurait justifier sa conduite À notre égard, ni le souci de la juridiction ni l'étiquette du réglement ; ou elle y voyait une entrée frauduleuses de notre part, et dans ce cas, son respect pour elle-même et son amour pour la justice lui imposaient le devoir de nous expulser de son département; mais non, elle n’a rien vu, dit-elle !
“Mais la Commission ne vous a jamais considéré comme un procureur de votre Congrégation.” Si telle pensée était jamais venue à la Commission, j'aurais bien trompé ses espérances! car je n’ai guère procuré à notre Congrégation qu’une note peu flatteuse pour son honneur et, en ceci, je l’avoue, j'ai été loin de répondre au “ caractère élevé que suppose la position que J'occupe dans mon Institut.”
Quelque grâce spéciale d’infaillibilité que M. le Principal croie attachée à la nomination de directeur de l'Exposition par son Excellence, il est toujours sage de ne point oublier que, juges et parties, seuls juges et parties, Messieurs les Commissaires auraient quelque peu besoin qu’on leur redit, de temps en temps, ce mot qu’un prince se faisait répéter sans cesse par un héraut : “ Souviens-toi que tu es homme. ”
Cette surabondance de grâces que leur confère le choix de son Excellence, se répand sur chacun des mem-
bres du jury qui entre ainsi, dans une certaine mesure, en participation de l’infaillibilité. de la Commission, mais qui, néanmoins, demeure inévitablement en participation. de la fragilité humaine, Tout en estimant au plus haut degré l'honorabilité, l'impartialité de tous et de chacun, l’infirmité humaine est un élément avec lequel on doit toujours compter lorsqu'on choisit une Commission scolaire où un jury ; juge avant tout et par-dessus tout, il faut être. non procureur, mais quelquefois défenseur. Si un prêtre choisi par Mgr. eût fait partie de la Commission scolaire comme représentant des congrégations religieuses, pense-t-on que M. le Principal et son serviteur, édifieraient aujourd’hui le public de ces démèêlés ? Plus tard, on peut très-bien demander, des membres du futur jury scolaire les qualités qu’exige la fonction de procureur; je crois rendre service à ceux qui auront à choisir les jurés, en leur faisant connaître certaines aptitudes à ce poste de confiance.
Je trouve dans ce petit livre de famille, qui a pour titre: Zaiste officielle des récompenses, les données suivantes :
M. le Surintendant, Ecoles normales ) 1ère classe 17 et Ecoles des Commissaires de 21 Montréal, diplômes. .....,..... né: ,, «4
2èn
Ecoles protestantes de Montréal, ? lère classe 11
AA ‘ je 18 diplômes ....e '. 0000000000 2ème Æ
Toutes autres écoles du Bas-Ca- ? lère classe 10 c 99 nada, Frères compris, diplômes... un CPE AE Si de ces vingt-deux diplômes, on retranche les seize
de la Congrégation N. D., il en reste six pour nous, et
ces collèges, ces écoles qui avaient aussi des travaux bien dignes d'attirer l’attention du jury !
& Il aurait été très-facile de la régler ” — cette question à l’amiable et les amis communs qui n’en
} mesure, nmission, n particimant au e tous et avec leine Compar-des- Iquefois t partie des conrincipal ic de ces der des exige la à ceux nnaître
| a pour es sui-
S seize ous, et 1x bien
- Cette i m'en
ont parlé pourront témoigner de mes dispositions.” Je n'ai jamais refusé une entente à l’amiable ; on ne me la jamais proposée, ni directement par une demande, ni indirectement par l’entremise des amis communs.” La seule fois que j'aie eu occasion d’en parler, c’est dans une rencontre que je fis incidemment du R. M. Verreau, le 19 octobre, dans les chars allant de Montréal à Québec, Après les politesses d'usage, l'entretien tomba sur notre différend. Je dis à M. le Principal que j’espérais une rectification franche et nette de la note officielle; mes prétentions étaient-elles exagérées ? En père et en ami, M. le Principal me conseilla. ..... de garder le silence ; le pouvais-je ?
En terminant sa paternelle correction, ses conseils d'ami, le R. M. Verreau me lance la flèche du Parthe. # Parmi les écoles qui n’ont reçu, comme eux, qu’un diplôme de première classe, il s’en trouve à qui le,jury a accordé une somme plus élevée de bons points qu'aux chers Frères eux-mêmes.”
Nous n'avons point la prétention d’être les premiers ; nous sommes très heureux et très honorés d'apprendre, par la bouche de M. le Principal que, avec nos quinze spécialités comprenant dans leur ensemble six mille spécimens, nous ne sommes pas au dernier rang, ni pour le nombre, ni pour la valeur des objets exposés.
Quant à l'obtention d'un diplôme de première classe, le moyen est connu; l'exposition m'a donné quelque expérience, Si M. le Principal me le permet, je lui dirai la recette tout bas à l’oreille, pour le cas où la fortune le ferait descendre un jour de la haute position de commissaire à celui de simple exposant, Puisque le diplôme exige une moyenne de notes, que M. le Principal n’expose qu’un seul article, très-bien soigné ; le maximum des points étant, je suppose, vingt, sa moyenne sera vingt, et le diplôme sera emporté d'emblée.
Il y a même un moyen plus simple et aussi infaillible qu'un membre de la Commission : se bien mettre dans les petits papiers de messieurs les Commissaires.
Je termine. Si dans cette discussion à laquelle j'ai été entraîné par la critique que le R. M. Verreau a faite de ma note du 27 novembre, il m'est échappé quelque expression blessante pour mon honorable contradicteur, je les retire, et je proteste que mon unique intention, en publiant ce mémoire, a été de rendre à ma bien-aimée Famille et à mes confrères une justice que la Commission nous a refusée, et d'attirer l’attention des hommes sérieux, vraiment soucieux de l'avenir du pays, sur un courant d’idées trop en harmonie avec les idées d’outremer pour ne pas craindre, dans un avenir plus ou moins éloigné, de redoutables suites, de douleureuses conséquences. Combien sont sages et opportunes ces paroles de Mgr. Fabre : “ Prions, et sous l’œil de Dieu et la direction de nos guides naturels, les évêques, veillons sur la marche des idées dans notre pays, et convainquons-nous que les mouvements d'idées, qui ont produit des résultats subversifs dans d’autres endroits, arriveront aux mêmes fàcheuses conséquences ici, si nous ne les enrayons pas dès le début de leur apparition au milieu de nous.”
Tous deux, le R. M. Verreau et moi, nous avons engagé cette discussion avec regret ; tous deux nous avons le même propos de vivre en paix et en bonne harmonie, chose d'autant plus facile désormais, que nous aurons l’un de l’autre une connaissance plus parfaite ; tousdeux nous allons nous recueillir dans le silence, et préparer, par le zèle et le dévoûment à nos fonctions, des luttes plus pacifiques ponr la prochaine exposition.
Fr. Réricius, Visiteur- Provincial.
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