‹ Réponse aux principales objections dirigées contre les procédés suivis dans les analyses du sang (volume 2)Chapitre 5 sur 9 · V^. DE LA FIBRINE · texte numérisé non relu

V^. DE LA FIBRINE

Pour obtenir la fibrine qui existe dans le sang, nous avons employé le procédé suivant. Immédiatement après sa sortie de la veine, le sang encore liquide est versé dans une cuvette

(1) Archives génêi aies de médecine (toines IX Ct X), .3* série.

et fortement agité avec un balai composé de brins raides et déliés. La fibrine ne tarde pas à éprouver le phénomène de la coagulation spontanée. Elle apparaît alors sous forme de fibrilles qui s'attachent aux brins du bialai et de flocons écumeux qui nagent dansle liquide sanguin. Cela fait, on détache avec soin les filamens fibrineux adhérens au balai, et on projette le tout sur un linge fin à mailles sensées. Le sérum, emportant avec lui presque tous les globules, passe à travers le filtre, et il ne reste au-dessus que les filamens et flocons fibrineux colorés par de Thématosfne. La matière, qui est restée sur le linge, lavée sous un filet d'eau jusqu'à ce que lé liquide passe complètement incolore, devient d'une parfaite blancheur et représente exactement la totalité de télément spontané^ ment coagulabley c'est-à-dire de lajibrine du sang en expérience.

Ce procédé fort simple et fort expéditif a paru insuffisant à M. Mandl qui lui adresse des reproches dont il se serait certainement dispensé s'il eût bien voulu prendre la peine de le mettre lui-même quelquefois en pratique.

« Voilà , dit-il [Archw, gen. de Méd.y t. ix, 3- série, « p. 182), bien des précautions à prendre, pour arriver à « im résultat peu précis, puisque la science jne peut me ré- « pondre que toute la fibrine est coagulée, qu ime grande « partie n'«st pas restée dissoute. **

Nous en demandons bien pardon à M. Mandl, mais rien n'est plus facile que de constater, en pareil cas, le fait de la coagulation de la fibrine tout entière.

Supposons en effet un instant que, pendant le battage du sang, la totalité de la fibrine ne se soit pas coagulée. Celle qui aura conservé l'état liquide devra nécessairement passer

bien de cette idée que leurs propriétés si diverses, ils les.doiventnon aune différence dans leur composition élémentaire, mais à un simple accident de manière d'être , d'état physique , on doit rester convaincu que , dans des recherches destinées à éclairer les questions relatives à l'importance des altérations du sang dans les maladies, il était nécessaire de recourir à dea procédés qui ne pussent, dans aucune circonstance, modifier les formes affectées par les élémens de ce liquide. Il fallait, pour ainsi dire, parvenir à opérer une séparation toute mécanique, afin de les isoler en nature, et d'arriver ainsi à une appréciation exacte et rigoureuse de leurs proportions absolues et relatives. C'est parce que le procédé d'analyse indiqué par M. le professeur Dumas dans ses savantes leçons à l'Ecole de médecine et qu'il a bien voulu nous développer luimême avec la plus grande bienveillance , nous a paru réunir toutes ces conditions, que nous nous sonunes empressés de l'adopter. Un micrographe distingué, ayant cru devoir signaler cette méthode comme insuffisante j inexacte^ comme une source intarissahle (Terreurs grâces (1), nous devons démontrer le peu de fondement de ces assertions propres à jeter des doutes sur la valeur des résultats auxquels nous sommes ainsi parvenus.

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