CONCLUSIONS GÉNÉRALES
On peut toujours déterminer exactement la quantité de fibrine du sang. La diminution de proportion de cet élément, que nous avons signalée dans certains états morbides , est réelle et non l’effet d’un retard survenu dans sa coagulation spontanée.
Les moyens employés pour calculer la proportion des globules rouges du sang sont à l’abri de toute objection.
Le procédé d’analyse que nous avons suivi dans nos recherches doit fournir, sans erreur sensible , les proportions de fibrine , de globules , de matériaux solides du sérum et d’eau qui entrent dans la composition du sang. (!)
(1) Un savant, dont le nom sera toujours considéré comme une grande autorité en chimie organique, Berzélius, après avoir déclaré que ce procédé présente le degré d’exactitude désirable dans des recherches de ce genre, ajoute :
« En comparant ces analyses entre elles on peut se faire une idée des
* variations des quantités relatives des élémens qui accompagnent les « différentes maladies, et, sous ce point de vue, on a fuit un grand pas
* relativement a l’application de ta chimie animale a la médecine. » (Rapport annuel sur les progrès de la chimie, 1841, page 263 (2« année). Chez Fortin, Masson et comp., libraires.)
Les diverses décolorations de la surface libre du caillot des saignées n’ont pas toutes la même importance et doivent être séparées en trois catégories bien distinctes; lu irisations et plaques verdâtres ; 2° couenne imparfaite; 3° couenne parfaite. (1)
Les irisations et plaques verdâtres sont des phénomènes de l’ordre physiologique dont l’apparition doit être rapportée à une extrême vitesse d’écoulement du sang.