‹ Réponse critiqueChapitre 6 sur 31 · AVIS DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVIS DE L'ÉDITEUR

JLi'ouvragc que nous donnons ici au public emprunte son principal mérite et son importance de Taudace avec iaquelie une dégoûtante compilation d'impiétés Tient de paroître sous le nom d'un prêtre^ La qus^lité de prêtre 9 le langage théologique , le ton hautain et tranchant de Tauteur , donnent à ce livre , aux yeux des ignorans , un grand relief. Ajoutez encore que les distrî^ buteurs et colporteurs ne manquent pas de dire toul bas i l'oreille de leur acheteur , que M. Feuillade a lui-même présenté son livre à Monseigneur TEvêque de Mende, en le sommant de lui répondre s'il pouvait. Nous sommes autorisés â dire que ce fait est faux et conlrouvé. C'est une calomnie inventée par la cupidité dont nous croyons der voir venger M. Feuillade, qui a assez entassé d'iniquités dans c«s deux volumes, sans qu'on lui supposât cet autre excès d'hnpudence.

Au reste y Tapparition dHm tel livre étoit un appel fak au christianisme lui-même; c'est un prêtre, qui vient avec un étalage scientifique, renverser les autels sur lesquels il a consacré pendant vingt-cinq ans; et c'est un laïc, armé de son catéchisme , qui vient les défendre.

Mais , qu'on ne s'y trompe pas , ce laïc s'est rendu 5 depuis nombre d'années, recommandable par son intrépidité i défendre les saines doctrines de la morale , de la religion et de la politique. Tout nouvellement encore, il

vient de donner au public , dans un ouvrage important (a) une haute garantie de ce qu*on a droit d'attendre de lui.

fi étoit important de ne pas laisser long-temps circuler ce poison sans en arrêter les progrés. Une réfutation compiette de ces deux volumes nécessitait un travail de plusieurs mois ; pendant tout ce temps l'impiété eût crié et clabaudé qu'on ne pouvoit rien répondre. Quelque éphémère qu'eût été son triomphe , il eût toujours été trop long. Nous avons engagé l'auteur à faire paroître sa réfutation par livraison pour satisfaire à l'empressement du public.

1m modicité du prix de chaque livraison nous fait espérer que la circulation de l'antidote sera plus active et plus rapide que celle du poison.

L'auteur ne peut pas déterminer l'étendue de son ouvrage ; telle est la nature d'une pareille entreprise qu'il faut quelquefois plusieurs pages pour réfuter un seul mot, une seule absurdité » un seul blasphème.

(a) Traite historique et dogmatique des fêtes principale^ et 'mobiles , et des temps de pénitence de l'Eglise ; se yend & Lyon , chez Bivoire , libraire - éditeur ; CHARBON frère* -, k Paris» chez Bauge aine , rue Gaénegaud, N« ;l8.

A UN OUVRAGE INTITULÉ

PROJET DE RÉUNION

DE TOUS LES CULTES

M-ONSIEUtt,

Vous avez appris , dites-vous, qu'un nouveau flambeau venoît encore augmenter les lumières de ce siècle > que ce mëtëore occupoit tous les beaux esprits, que tous les cœurs sensibles et philantropes pleuroient de joie et de ten<dresse à, la vue du bonheur ineffable que M. Feuîllade , ancien vicaire de Privas , viem de promettre au .|[enre humain , dans deux vol. în-8. Cest sans doute de son Projet de réunion de tous les cultes; ou le Christianisme rendu à son institution primitive , que vous voulez parler^ Avant d'en orner votre bibliothèque , vous voulez le connoître sans Tacheter. C'est prudent, c'est économique. Et vous voulez que je vous en rende compte ; mais à qui vous adressez-vous ? Je suis , vous le savez , originaire d un pays , qui depuis un peu plus d'un

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(8) siècle 9 a été démembre de l'Espagne poar être rë'uniàlaFrance; dans ma jeunesse, les lumières parisiennes y avoient encore fait peu de prcv grès; les préjugés les plus gothiques y régnoient et pnt présidé à mon éducation , je les ai sucés avec le lait , ils se sont fortifiés avec Tâge; de mauvaises études faites sous un Clergé ignorant'ont achevé de me gâter l'esprit , et depuis trente-cinq ans que je marche seul , je vais , je viens dans les ténèbres ^ avec cette sécurité qui fut toujours Tapanage de l'ignorance. Si je me rends à vos ordres, si je vous rends compte de cet ouvrage , l'aveu que je viens dé vous faire^ vous est un garant de ma bonne foi.

C'est un livre qui apportera un désordre épouvantable dans les bibliothèques ou il en-*^ trera. Prenez-y garde , pour la vôtre ; tout en prêchant la tolérance aux honimes , il est trèsintolérant au milieu des autres livres. Il fait ' main basse sur toutes les écritures que nous appelons saintes , parce qu'elles ont été Jal-^ sifiées , sur tous les Conciles , sur tous les Pères , sur toutes les histoires de l'Eglise ; parce que, les soit disant Pères de l'Eglise , les Papes , les Evéques ont corrompu la morale primitwey et que les historiens se sont occupés à corrompre la tradition* Les bulles des papes

mériteraient

tn^riteraîent toutes sans exception , le Ôtre ^extramgantes. Ah ! Monsieur , pour moi je ne me sentirais pas la force de faire un pareil sacrifice , il arracheroit quelques larmes à ma foiLIesse* Certes , il en coûte à la nature pour dépouiller ainsi le vieil homme , et revêtir le nouveaa. Il en coûte à mon â^e de perdre dans pn moment , par un rayon de lumière , tout \e fruit de ses études.

Prêtre apostat , déserteur de la milice dé

J. C. 5 irainsfuge ; voila les titres avec lesquels

M. Feuillade , anciôn vicaire de Privas, se

présente dans le camp de Fimpiété , et s'adres-

sant aux chefs , il leur dit avec audace :

cf J'ai fait long-temps partie de cette redou-

» table milice contre laquelle , depuis tant dé

» siècles , tous vos efforts sont venus se

» briser. Je suis même né dans cette forte*

9> resse inexpugnable , qui domine toutes les

» hauteurs de la terre , qui protège les rois et

y* les princes contre voS poignards , et tous les

> peuples contre vos poisons. Jusqu'ici vos

» inutiles efforts semblent justifier ses pro-

9» phètes , qui lui ont promis une guerre

* perpétuelle et un triomphe éternel ; sachez

r* qu'il n'est donné qu'aux prêtres transfuge*

9 de la foi , de porter des coups terribles

# & cette i^eHgîon qu^ <youg âfi^letc inférw i j>^ ^ue-c'est à^ux qufest léser^vi l'honnew 4«

# loi iaire desjilaies sanglantes et morieUes; » s^bez que c'est i un Prêtre que \e$ » destins ont promis la gloire d'être un p jour appelé UAntechrist , et peut-être celle » de renverser de fond en conable lé trône » dii Fils de Marie.

)) Que les philosophes vantent leurs exploits ; p qu'ils fassent l'apothéose des Celse y des » Porphire, des Bayle, des Yoltaire , des Drp derot , des Rousseau , etc. etc ! oii sont leurs > trophées ? où sont leurs conqtiétes ? Quelles i sont les provinces, quels sont les royaumes, p lés empires qu'ils aient entièrement rangée p sous le joug de l'impiété? Us ont tni|ié^ p ébranlé le terrain , cela est vrai; ils ont p excité des tempêtes politiques , ils ont' p ahnttu des trônes , ils ont égorgé des rois / » ils ont les mains pleines du sang des pontifes » et des prêtres ; car ils en ont plus massacré p qu'ils n'en ont vaincu; ils ont ^asé des p temples , du ils les ont consacrés à l'impudU p cité. Mais leur règne a toujours été passager^ p leurs conquêtes ont toujours été éphémères» • et pas un philosophe n'a eu la gloire d'im- » primer son nom sur la tête d'aucun peuple;

» A côte de ce tableau, mettez celui dilaïf

• pcétte ap^tat. Onyrea llkb.foîre. Ypjet un » pTQtve d'Aleiaoïdrie , ( il éuÀt cfomtne moi n simple tvcaire de paroisse ) il foiwa seul le » projet d'arracher an fîts de IMIarie sa dî^iait^ » Comme moi » Arias conçut le noble et géfté-^

• reuz dessein à^humamser le Christ , dont la » j^pide ignorance amt fait Papoth^e^

• comme moi , ii combactk contre MU éfêifie'y » il lutta contre toute FEgKse assead:>lée > et 9 au bont de quarante ah^ , il eut la gluire » d'entendre dire que le monde entier éloil j» arien. Laissons Nestorins, Bioscore , £»«* ti tjchès., Jacob Zamlale ^ noms cëlèbres » dans tont Tortent. .Voyons parmi nous ^

• le curé de Lutlierwooth Wiclef , Jean I» Uns, Jérôme de Prague , tons transfuges du

• clergé catholique. Us ont arraché à TEglise 9» les plus beaux fleurpns de sa couronne; ils m lui ont fait verser des larmes amères; ce y» sont eux qui ont préparé les voies au moint j» Luther , au célèbre Cauvin (dit Calvin ) i 9 ce sont eux qui ont, engendré , par une m heureuse fécondké , les 70 sectes , toutes 9 antichrétiennes et toutes protestantes. Ce » sont eux qui ont enfanté les Sociniens j^ 9 les Matérialistes , les Déistes et vous tous ^

• philosophes 9 libéraux , indépendans; vous » tous qui pillez , détruisez , saccagez « souilles » sans rien rendre , sans rien construire ^ sans » rien consacrer , vous ctestous les enfansdégé** 9 nérés de ces prêtres apostats. Loin de vouloir o ressembler à ' vos pères y vous avez honte » de ressembler à vous*méme$. Aprèis chaque » exploit , vous êtes contraints de vous masquer » pour le nouveau rôle que vous voulez jouer» 1» Après des milliards de hauts faits commis sfpus » nom de philosophes , de modérés , de mo- 9» narchieifô , d'enragés , de cordeliers , de » jacobins , de sans-culottes , vous êtes con^ » traints de revenir sur la scène ^ sous le Il nom d'indépendans , de libéraux^ de doc* » trinaires , etc.

î» Comme philosophes, vous n*avez vcmlu » reconnoitre aucun chef. Les deux Socins , les p ; Alctat y les Hobbes , les Tindal , les Loclie » » les Frèret , les Rousseau ont prêché! le » déisme à tort et à travers , sans plan , sans f> méthode, sans accord ; leurs divisions, » leurs contradictions , leur ignorance sur- 3> tout les ont livrés à la risée des peuples et à » la moquerie de cette religion qu'ils appe« » loîent infâme^ dans Téiat de nudité où ils » l'ont réduite^ die braw encoore leurs fureurs

( '3) ,p ei leurs menaces. Mais. il est ei^cQre un » moven , sinon de la détruire (car cela est 3» très-douteux» je vous le dis :en secret,) y> du mains de Taffûiblû' , c'est oeluî de faire »^ disparoitre foules ces yaines ^lëqcHninations ^ de luthériens , de calvinistes , de protestans « 9 de moraves , (Therjrnhutes 9 d'anabaptistes ^ jf de ^quakers 9 d'ariçiiniens / degomares, de y> piétistes » de conformiste^ , de pliUosophes ^ » : d'athées , de matérialistes , de. sceptiques » » - d'illuminés , de jacobins y d'indcpendans ^ )7 de sans-culottes , de libéraux ; de doctri^ » naires , etc. etc. Il faut qu'ils se rangent » tous sous un chef,, qui sera le soui^eraîn » pontife de la Raison. Parmi les nombreux » apostats qui sont tombés aux pieds de Baal ^ f> dans -ceà dernières années , vous ^ pouvez » vous choisir un chef dont il faudra porter le » nom; si le Jiasàrd vouloit qu'il ne "restât » aucun nom recbmmandable 9 si celui de B Grégoire vous offrpit. quelque inconvénient^ H» n'hésitez pas de vous ojp^ler, Feuilladins.^e » vous garantis des exploits tout aussi célèbres » que le furent ceux des' Hussites, des Muns- » tériens , des Luthériens et des Calvinistes.

» Je vous apporte mon Projet de réunion ; jp les Athées ep sont «x«ius , mais ^\ disQQS^le

^ ^d^ le secret , c'est en apparence seule^< if ment. Plus prudent que Rousseau, je ne^ k teut point ayoir de guerre avec eus* lis me I» Metineront bien , car je leur ai fait beau jeu,

• Et» Jakde philosophie, ce né sont pas les

• pltis Éù\s (a). Quant aux Matérialistes , gens » ^î$ et grossiers, (c'^st le centre de la *►' philosophie) ils s'embarrasseront fcurt peti •^ de mort Dreu vengeur (A rémunérateur^ #K^^ir?n que* leui* estomac faè férié pas. Aft

y i.ii' . >■ p.. ■• '■ t J M .1»» i.i.fcj Iinit ■■<■■[ yîi , N m ■ iMi ■' »i iim

• ^{v> h^^ Aéis^e» a^C U pat^niam de rimpi^té , à peint jr a-tTil pi^e pour einc entre; un catholique et un atbée^ Céax«ci ne s'amusent pas à dei abstractions , â des théo« ries^ ils parlent la langue franche et îfrirouche^ des pas* iten^; i¥tir iceXit est corrOin{)U, et deCeifoyer dé corrupûon ^ •érveht \m eibal^soÀft ({Ui ^sc^rds'seni la divmbé. Pijrft impius m cgrde $uo .( currapta ) noB estD&is» Le lan{;age dt l>tbée. se fait entenchre â toiutes Ifes passiotis tumultueuses^ ft les absout toutes» le déiste au contraire viept arbitrer entre le criipè et la vertu , il pèse la justice éternelle,' arec lès balàncesr dé là justice des nommes. Le aéiste est rifrki^âùth^r 3è l^th^^' il orgâniiè les 'corps de miliclsm^' panbi' lesquels ratbée dioisit^ses grenadiers. LV ibée M f eU reUgîpi^» cf ({île le jacoblo >st e(i |>olitique.

Dimy dit Tathée, le Rpi, dit le jacobin, «st wt rouafr§ wperfiu qui ne fait qu'augmenter, le frottement et les frais , l'un et l'autre savent tirer* la 'quintessence des principes, • tt' né tremblent pa«. Le déiste et les L.... s'arrêtent tt nctikm dévanl les conséquences* -

05) » snrpliis j'ai garde un silence pradimi sur le • nature et là dùr^ des peines et des rëcom« If penses urines ; la religion naturelle ne n m'ayaht irîeri appris la dessus.

» Ce noBle et ' grand projet , cjuè je vous I» ofifre aujourd'hui poux point de ralliçment) 9 fui jadi$ conçu esi faveur du vaiiKjuew df? •iT Mariifgo/d'AusterlitZyetc. (a). Déjà il ayoit ^' • '"' • -t 'i ■ I • I , • ■ .„■ . „ . r, i^

< (a) De nMtibitmz écrits pwiirtAt tti 1609 dira léut« l'Europe pour engager Buoneperte â Biettre &i. «uk dis** •entions qui déclttioient l'Eglise, et i réunir â leur cenisr» â*unhé toutes les communions chrétiennes. Cétoît «Ioeb l'apogéo de ia puissance de, cet homme. prodigMliz* Jat mais mortel ne parut , humainement parlant y réunir ealie ks mains des moyens plus immenses et plus efficaces pour •pérer ce gr^nd et salutaire ouvrage, pour réaliser le tsnp meus projet de Bossuet et de Leibnitz. S^â par son concordat il avoit procuré la paix â TEgliBe.galUcMSte Toutes les communions chrétiennes dissidentes atten^oient de son influence politique ce salutaire bien&it. L'Eglise catholique ne fit aucune démarche , se reposs^ entiâre^ ment sur ces paroles de J. C. qui aroit dijt : Lakse^l» ervtare toutes deux jusqui là moiàsau (jl). De toutes paiJi •n Tit sortir, des piesse# pxostestantes de noml^reuxéor^ qui bisoient mu appel , les uns i son ambition , lef nutref •ttlkoa'sens qu'on lui snpposoit. Les illuminés allem^s » •e féuQÎssant au clergé schismatique de France lui ofirir swit la tiare. A cette éjpoque pwrut Tourrage de Eeau**

— I ■ ■ .■ III ■■■■!■■ ■ ■ . .1 ■■ .rx ■■■ w* ... iwji^

(i) Siiuto vtofçpie crcftcerc usque ad pessein.

(i6^ 9 attelë à son char les fiers enfans de Marat et de Robespierre. Dçjà vous Taviez orne aune

ford, autre apostat du diocèse de Besançon» qui. demandait à Buonaparte qu'il réunit en sa personne , comme Auguste et ses successeurs , la double qualité d'Empereur et de Pontife^ Cet ou\Tage fit une grande sensation de lautre c6(é du Rhin chez les illuminés allemands , et chez les pr&testansy qui vouloient de bonne foi, une réunion; les uns , enchantés de ceUe idée , y virent un moyen de réaliser en Europe, leur plan de deiHruclion de tous les cultes ) les autres, désolés d'une , telle doctrine subversive de tout ordre social , le coinbat^rent de tous Jeurs moyens. On distingue parmi ces .derniers les écrits de MM. Tabaraud et. Trembley de Genève» le Banquet dé Théodule du Baron de Stardc.

Mais ce projet trouva beaucoup de partisans et de preneurs dans ces prêtres assermentés , qui , pendant tant d'années , avoient donné l'exemple du scandale , de U rébellion et de l'impiété, et qui, comme les libéraux de nos jours, cherchoient , dans l'anéantissement d'une religion qu'ils avoient abjurée, un remède contre le mépris public qui les poursuivoit et les écrasoit. Comme i nos libéraux , tout maître leur étoit bon , même le plus féroce pourvu qu'il fut iîlégitimt^ pourvu qu'il fut usurpateur , pourvu que dans son illégitimité , dans son usur« pation , il leur donnât une sanction de tous leurs forfaits ^ et une garatitie contre la justice. C'étoit donc dans Buonaparte , et dans ses décorations, qu'ils cherchoient tôus' un asile contre le mépris public , contre les foudres de l'Eglise , contre la misère qui les poursuivoit. Le Sieur FeuiUade fut de ce nombre , il songea à sortir de ce hon-

coiu:onne.

(17) 91 côiârôiine 9 ^ùe Ton disoit ^tre celle de » France; déjà lès peuple^ dltalié ^ en le

■ I 'Mil ,1 .1 I l'i ■ iU ) 'il ti lllll^ ^ III I ^-

Uux eut , en f e jetant cmix pieds de oetn id<de de noareiie £id)riftte. C'est alors ^u'il conçut te noUe projet de r^ô»* tiffrér ce^stmverain dans la partie de ses droits que deê pontifes usurpateurs îui avoient , depuis plu^eurs siècles p d injuaéanent enlevés. Le trône de ce builesque souverain leçur en i8i5 une lerrible secousse , en .1814 il tomba en poudre au milieu de $e$ esclaves. L'ouvrage dont nous allons nous occuper ëtoit sur le métier^ au moment où celui, en l'honneur de qui cemonum^ d'impiété s'érigedit, disparut delà scène politique. En 181 5 lai félonie et la trahison le rapportèrent encore une fois sur son ^edestal. Ce fut cette occasion que Tauteur saisit pour mettre au jour l'ouvrage que nous nous proposons d'exa* miner. Il n'étoit pas encor<Gi sorti des presses que la Providence fit lire aux conspirateurs cet arrêt :

Perfidies pams exigit illclocus (1). L'auteur prétendit néanmoins survivre à jK>n idole, et, sous les yeux d'un Hoi très^lwétien , il prétendit donner le jour i sa mons-^ trueuse production. Mais, un ma^strat , convaincu dé set devoirs envers un trône dont il étoit le mandataire , enver» une religion dont il étoit l'enfant, ee garda bien de laissen outrager l'un et l'autre par un aussi scandaleux écrit t pendant quatre ans il resta enseveli dans les mi^sina» de l'imprimeur. L'auteur gémissoit de voir tant d'autres^ productions! tout ausô criminelles que la sienne, jouir da privilège d'inonder la capitale et les provinces ; il gémisn ■I II ■ ' .1 I II I

(1) C'est ici q[iM U perfidie reçoit la récompenit.

j^fT^di^Vi^ roi , ÏHi avo^eotionn^ imr eou^, • . rçime éocoomique {a^. he hap^4 a TOtIa » que tous ces projets se sont ivanoius avec le p héros ^M TCHis att^s fotmë^ <m pour mteut » dire ^ ib otii ët^ ajoatâës, Lô temps n'est

* p*trt-être pas éloigné où vous pourrex les

* métù'e à exécution. C'es^ aloirs que vous. » TOUS rappellerex que 9 sous un woi ti^ 19 clirëueat j'^î ^^ ^^ courage de publiet le » moyen de défiftiire te Christianisme ; que 0 •sous tm toî très^çhrélî'en , faî donn^^un » gagé' de mon zèle en faveur de rimpiété« » €e ne sera pas à d'autres xBaiâs quevoui;

m* f '■■! i II iiinini >n Hnmi «mii liin' ir ■ m. > i . ■

ilirëé nèpomnoit pretidré son rang W sa date parmi le«. Brkrées da }oar; ApMf beaucoup dltitngues ^' cte priérea, 4^j9Mfkmê t <26 tMoIogim â:'h>nM(c ^fovlgt'nt pàrvetiu 4 ^t^rtcbfv i l'autoriU laeAmite penriftriAft i'éinpoitoii^* uaa ait ««acitoyeiié. . . .1

• Ou Miçoit a&WBtAttit que , le rêve de la mônarclila' «lAveftelle iyant été ajouté i une époque plus heu- Mrtèi tl Mtut flàifd dea réttàâctiemensi se conformer Mt MigmtUttCH, McMréirnOrtibre de pages îét'ialre force màffUê* Mafgftt que tet ouvrage Ae' paroisse qu^èn'1819 , fomt M ^ fttité aoh rang %t sa daté parmi les autres oancuiMnai'Paltttefar à bien conservé dans son frontispica^ Vatméila i«i9. '

(à) La couronne de fer.

w- «dbllérél. Alérâ les terches ^qtil tlblvetti W n^ eêildielr leà teœplea.

Du Dieu, que j'ai quitté llmpprtane .in&aii9iÉ»> . . ^ > , . Jête eRCOW eii flfH)n amf ji^i r««t| df j^^n^ ÉX x:Vt ce qui redouble et nourrit h^^ f^r$lt^'>l Heureux , 'si sur son tefmple ^ achevant ma vengeance^ Jti j^uis. convaincre enfin sa liaine d^impuissance , Cr ^nâ kiv éékfis , le ravage «t les Énorts , . Al»K> 4'iitlwMipenlreto|iai{ierremordi* -

Tcl^ Q^t ^t4, $ansdout^ , les giori«ûn jBpti& ijni (Hit. eogûgé M. le Vicaire de Privas ^morc)^ SW J^é traces da {Mt)é tendu Cmé ichikmjfenok f,Jwn Meslier. Ce ^ m'^toiiMf^ cm qu'il ait ^is poiur oiddèie lui 4fM iioagi* Mire 9 C0Q»Be 91 les wmée& qui TÎ^imeiit éê l'4c9^r y rakwméM jm été mse% fécondes «9 ascea prodigiiea-^a exemples fameax d'npos^ tasie , sans mous apporter celte lîîstoîrè apocTy|)!îe , sortie comme Minerye du ceryeaiU 4^ Jupiter /issembU-imt (a). , ; : r .* /

m H'."«'> iii'i'n i"i J'> j<riuimiiiiiiii>n( »> fiirtlli»!^'

(b) Voltai^ est M premier qui ait mis au )6ur ce prëlenita testament dans son 'Kbélle intitillé VEi^ingfDt âeU raison , et D'âlembèrt , dans une lettre du 5i mars'i^762, à Voltalîe lui-même, ne lui dissimule pas ^ull te'èi'ôit Pameur de cette pièce, quoiqu'il ait affecté d'y déguiser son stik. Il est vru que Jean Meslier, curé d'Estrépigni

' Ua intras de Chartres n'ayoit>*iI pas dift4aiii un sermoQ à ses ouailles.: Foiésnei serez hetu^ veux que quand il ny aura plus ni temples niprMres.

Le célèbre Fauchet j ëvêque intrus' du Calvados , n'appeloit-ll pas X C» la divinité concitoyenne du genre humain ? Ne disoit-il pas que le Christianisme est une démocsratie fraternelle; — queJ. C. ci-devant Christ , le Dieu populaire est mort pour la démocratie populaire ; — . que la décision du peuple est la poix réglementaire du Christià-^ nisme j lu wix indéfectible du sacerdoce gui appartient largement à tous les fidèles f Ne traitok-il pas à^ix!a^ïe$ ce^x qui .rrfU'^ soient le serment clinique , le plus c ATHaLl<JtTÉ qu^il y eût jamais , et qui était là volonté

en Champagne, mort dn 173^9 âgé de cinc|uante#tii)f ans 9 laissa une réputation, assez équivoque pour auto* nser la supposition dé ce testament. C'est en 1761' qiv» ' Voltaire le mit en seine.* Les encyclopédistes Diderot et Naîgeo» le comiaentèrent et en^firettt Tsloir toute importance. C'est de jlà qu'ils ont extrait le vceu d'un vrai philosophe,: Jb vf)udroi$ f içt ee sera le d^m^ comme U plus ardent de tous me$ souhaits , je vouais f]^ le dentier des roi^ fut étranglé avec les boyaux du^ dernier prêtre. Eii prenant Jean Meslier.pour son ^patron, le ^ieur.Feuiliade nous donné une haute idée de sa charité. phjU^Iropique. ,

ife$ dèuâ^ patries \ le jâèl et la terre f N^,gë^]t$soit-^i^p^$ êurle iPàp€\ lerEvéifués^ comme * sur des . dépioraéles frères qui abju^ raieni lajraitrmté , la liberté éBCUJnénique ; Paffeetionuniverseile jet la bdle concorde ? Au dab dés «f Itcobins^e €aen , ne prononçat-il pas ce cëfèiwe serment : Je jure une haine it> imfkxeahh au trôrœ ,^ au sacerdoce , et y^ je ^consens , si je snole ce serment , que 9^ mille ^poignards soient plongés dans mon 3»' sein parjuré y ^què mes entrailles soient • déchirées et brûlées , 'et que mes cendres » portées atix quatre coins de la terre soient » un monument de mon infidélité ?•»

VoHà un^héros Wèn aAtremteiit digne ^admiration et de f iioaîtation t d^un- prêtre rebelle ^ qiiQ ce saiitt fantastique y dont la légentle est ^ de f aveu de <îecix qui roiit produite ^ fausse et supposi^e. 'Combien d^aulrés dont les noms sont çëlèbres dans les fastes ide rjmpiété y dont les legçndes sont officielles, et qui pourroient

entrer arec ^gloire dans le calendrier, de I'apos« tasie. Ayo^s-^ous oublié -les dotn GerJe , les

Grégoire , et le Pmur'-cttre de Saint-Pierre-

■ ii'i 'f m' 1 I II I I r tilt I I r ' ■ ■ . ■

•^(a)li:pitUia^cfn i^;mi Kvi^ întîhilé : Un mot du plus anCMin de tous les évangiiesàNv S. P. le Pape^

c .yp^s m'arez impo^ robligatton ^é vmli: rca4re cpmpte de ces deux volumes. Si j-o;ois^ ).e4irp^ ^u'il y a de votre part , abusd'auioripé^ lJJ^mfié a aussi ^el^u^fois ses accès def. de^pofwQ^ et / dô tyrûonie* Savez ^ vçus çe.que i^'est que de Cuivré un homme kir^k vers 600 pages courant sans boussoles f dàn$ ^ cfçéan de lumières , d'erreurs en erreurs^ dç.jcontxadictiohs ei^ contradictions , se précvr pitant tête baissée du haut des priodp^ dfinft d'absbrdes' conséquences y ^ui ne dit rien de neuf ui^en bien ni en mal » qui n'a pas ton^me Rousseau, Jetaient de vous mener par un cher min fieim, escorté 4cs prestiges dûsiyk, dans \^ iah^jint^es du s<^hîsilie* Geitii^ t$K sec y aride^ scholastique » il n'é inyetité ni argut mens lu blasphèmes ; c'est un plagiat de Freipet y-Net pour lui répondre » je $erâi mon

■ I ■ Il àm f I II ■ I»» ■ ■! n

i to\i8 les pcélTjea,,.. Lettres ijaiis lesquelles on démontre ^ le que TË^isie^ romaine a appris aux hommes i Êlasphé-* i nier contre l'Etre suprême , sous prétexte de croirs » enr iài; 1 abrutir la riûon , .sous prétea^e de l'idaîrer | a â fouler aux pieds léé principes itnmiaUes de k mo* » rale'y sous pi^t^tte Ndt l'^sitMJb ; bUfvage lîtilf «uir* » tout aux prêtres qui ne comprennent par encore qi(<l » la hideuse absiudité de ieii£ doctrine est . d^couverle. » Chez l'auteur, nie d# ^èv!e>, api i|95é. ^éàk le viat peadant de Mv FénUladli^ vV' - *

Mme cotatridnt èi rëpëter et ie tessittM^ ce «eqoîa été dit depuis long-temps.

Ses objections sont sèches , dëcharnëeS , éê^ pmiiliéèb de toaces les tPormes oratoires xftèà ' peuMift eafiiasquer Tabsordité. Cest daiisse^ cahiers dé théolc^è qu'il les a puisées ^ Ves* dans les mandemens des ëvéques ititrur^ c'est dsns les actes de leiirs conciles* De toutes cfesf io&iss ^ il a composé un fSatfas dans leqitel riéti' . a'esfe à lui que le fclioix prësoixîpineDr^'ileiif a fak« Je ae dirai cependant pas qde c'est ttn i^rfora^t» car ce seroit insnlter réréqtie^qu^v îadis rèrdonna prêtre^, je <^ai plus ^ c'est qi/ii €st sarant y mais savant de .L'ibNORAïKË dt^ son^ «ècle.

C'est dans sa préface que je puîsèrar l'ap^ perçu que je voos domieifai de cette impîifif çoB^iiadibfl, '

U dâHsie par une paâiétî^ue dêclaÉràtlohr «ontce les guerres de reHgion et le fibatistn^ religieux , vieilli exorde trivialà , banale y' comaïunl Ji'totis les {charlatans et bateleurs ^i|i obontënt sur les trëtaux politiques; il n'a* ipas eu Tespri^ dian rtffmchtr les cotttètir^;

AnM^dm^j^usmiiknttlémr dtêiscemer^ tntre toutes Tés^réligion^ qui jparta^ei^ Tu^i^ 4^erSycdle qui a véritablement la. êtincti^n

dii^ine Çaj-^ il le$ ^a iûn\j%$ kîierrôg^es , timtdk approfondies ^tauCes.di$cUtée$\ il a étcidié louteë les sectes de Caiyin e( de' Luther , les divisions et sous«divi^oii6 de ri^lamisiiie;) U: a' été initie aux mystèses des' Bonzes et des Laokasjt il a fait connoissance aTec:toas les Dieux qui demandent de Tenceus aux stupîdesmortël&^ô rinde^ de la Chine /du JapOn;> du nouteauV comme de l'ancien inonde. Sans trop sefigtièr^ ce missionnaire intrépide qui: a vpyagé; daiis les ^atre coins de sa chambre , notas assure ^ qiieses pénibles irwcmtX ont été couronnés d^ttri plein ^iccès î ( & ) que 'toutes . les religions de la terre ne sont que çardté ^ que Terreur règne d^un bout de l'univers à Tautre ; que là yi^ rite n'est nulle part, si ce n'est dans sa cervelle et dans son livre , que dé toutes les religions ^i se disputent des autels parmi les hnitiainB y ijl n'en est qu'une qui ait mérité aes hommages,^/ qui ait la sanction divine. Quelle est elle? * ^ . . , ;

Quel est donc le peuple fortuné qui est en possession de ce bienfait de la' nature? Voilà ou Fauteur fut embarrassé, que dis-je ! effrayé en pensant. qu il étoit.en QpposHionwec tout Vu-

• (a)' Préfecc, p. i.

(fr) lUaem. '

nisrCrs

^i^t^s (a) \ maU le z^ Im fera ««riiionCe^ dèiit ^aads x>bstacles dont /a réunion/ait Vuniqu^ jQVee f hs passions 4hf uns et les pr^gés deê autres (i)..

II a trouve cette ?-e|igîon écrite partout et pr%* ti^ée nuije part» Le christianisme lui-même^ ^uîy dans le principe 1, était lapins raisonngble et la plus simple des religions j malgré tous ses réformateurs > est devenu te plus absurde et te plus compliqué de tous les cultes , par le fait de ceux qui se disent les successeurs des apôtresm Il n'est plus aujourd'hui qu'une monstrueuse corruption de cette religion pure , dont son cœur est le prototype ; car son cœur est Funiqué sanctuaire où brûle le parfum digne d'une di-* vînité qui est peu exigeante. Voilà d'un seul coup^ le procès fait à tous les réformateurs;^ Luther, Calvin, Munster, etc» Cétoitbien la peine de tourmenter le genre, humain pendant tant de siècles , pour faire de la besogne aussi mauvaise. Vous concevrez facilement, Mon sieur, q^e> puisque les religions même ré/or^ mées sont absurdes, le catholicisme, qui a résisté à toutes les réformes , vaut encore bien moins. Il a été inondé , depuis le quatrième

(i) Fr^ce , p. 5. ' ^

siècle ( je prends acte de cette date ) , d'une

foule d'erreurs , de pratiques superstitieuse^

dont il sera nécessaire de détromperies peuples.*

Il faudra arracher cette ivraie dont les eri^ nemis du genre humain n'ont cessé d^ense^ mencer le champ du père de famille (a).

L'entreprise sera grande, noble, généreuse^ si elle est périlleuse telle que celle d'un missionnaire à la Cochinchine ; mais5^ , ;702^r éclair rer Vunis^ers entier ^ si^ pour suiire le mensonge pas à pas et dans toutes ses çoies tortueuses, pour l'arracher jusqu'à la racine et pour le Jorcer enfin à rentrer dans le cahos ténébreux dote il est sorti , pour ne plus reparottre (A) ; si y pour çaincre deux grands obstacles^ dont la réunion fait Tunique for ce ^ les passions des uns et les préjugés des outres ^ il ne faut que deux volumes in-8o. que tous les sots achèteront et paieront ; si les deux mille exemplaires rapportent à leur auteur 20 mille francs , je ne verrai dans cette périlleuse entreprise qu'un impôt sordide mis sur la sottise et l'ignorance publique.

Au reste, ne nous y trompons pas , ce promet-

(fl) Préface , p. 3.

Çb) Ibidem.

Ueui' gascon n'est pas aussi assuré dé son fait qu'il en fait le semblant. Huit lignes plus bas , il tremble déjà d'être pris au mot; il veut transiger, et ces. promesses positives d'arracher le mensonge jusgu*à la racine , ne sont plus que de grandes espérances que son projet ri est point chimérique (a) :

Le monde n'a jamais manqua de charlatan , CeUe science de tout temps Fut en professeurs trés-fertile :

Tantôt Tun en théâtre affronte l'Achéron , £t l'autre affiche par la ville Qu'il est un passe-Cicéron*

( Lafontaine. )

Vous me demanderez peut-être quelle est la garantie que ce nouvel apôtre nous donnera et de sa mission et de sa doctrine. Platon y dans son quatrième livre des lois , au milieu des ténèbres du paganisme et des lumières de la philosophie , prétendoit qu'il falloit recourir à quelque Dieu^ ou attendre du ciel un guide , un maître qui nous instruise sur V essence de la disdnité et sur le culte qui lui est dû par les hommes; car , dît-il ailleurs (b) , il n'est pas possible à une nature mortelle de savoir

(ja) Préface, p. 4.

(h) Platon dans YEpinomis,

tlm de certain sur cHê£ nudière. Arec PaséhttI qui n¥loit qu'un sot ( comme on vous le protH ^era ) , Tousyoudri^z peut-^ire des mûr aclee , «t des mkaclBS qaifirottviisseDt la doctrine,^ ei qtit fcssént prouva par U doctrine^ Mais, Monsieur^ lu BftiFacles ne font foitiine qtie cher les.iia* bëcilles.

M* le yicaise de Privai donne aiitiiûndoeh-o tier une: garantie plu$ <|ue suffisante dans la rcuson que Di^u hous a donnée^ comme un flambeau qui doit diriger tous nos jugenïens. Ainsi , pendant dix-huit siècles ,. la raison a été refusée à tous les mortels; c'est en i Si 5 qu'elle est descendue dans le cerveau de M. Tabbé ; c'est alors quV/ l'a consultée^ comme dans son sanctuaire , c'est alors qu'il a découi^rp ijuil ne pouvait y ai^oir d^autre culte , i>érita^ tlement dHnstitution divine que celui qui est prescrit par la religion naturelle.

On dit que , pour celte découverte , il est en Histanoe près des Ministres pour obtenir un brevet d'invention. On dit que les adorateurs de la déesse de la raison , que les Théophilan-. tropes , fteubel et compagnie , lui en conlesténl la priorité.

Vous demandez un miracle pour preuF© de la mission de notr^ autour ; en voict an 4 II a

éiè fak prêtre àTingl*qiiiitFe ans^Bepi^is bt^S^ jusqu'en i%io^ il a été préêreA Bbmie^F^y ^te6t-^àr*dire pendant Tiiigt-€tiiq;aiis, il a étékft. Ibëcille; la raisonne lui est venue qo^àcincpiani» ans : c'est hiem «ard, mais enfin ,^ vatH; mieux tard que jamais. Depuis ee monrem ^ Monsieiup , il marche seul , les liens de h siipefslition et dit fimatisine n'aisrétent pim son essor ^ et la satisjbctîen qu'il éprDHTe. ne peut se* compara qa-à celle d'un esclave qui pent enfin parler des dbaines qull a su rompre.

' Vous me dire* encore que ce système d^e religion naturelle est penouvel^ des Grecs ^ qcie FjWéiiti<m en est due au-x dent Socins , et qu elle a eu parmi nous un apôtre éloquent dans la personne du citoyen d^ Gen^êve;

Oui, c'est vrai', mais le dëisme de Rxyù/ssmu n'est pas pur« Il a 9Ly9^cé éespropj^sîiîvniS fu9 le i^red déwme ne peint (piedém^mten.

Par exjemple^ n'a-%-il pas eulln^pfeie de dire que VwungU^ étoii un Hi^e dwin H abswdit^^ puisque son anieur n'étoit pas Bie»« N'a-t-il pas dit qu'i/ était chrétien et sincèrement chré-^ lien 9 selon la doctnne.de Péf^angHePehmtdiié^ puisque les évangUes sont falsifiés. N'a-t-tl pas dit que h majesté des fritures Foi^it ééonfié , ffùC leur suinfeté paient àson ç&uv yquUl él$*

( 3o ), ifoit ce Uin'e au-dessus de tous les li^n-es des ^ i ; ; pmpké4€i9 ? absurdité , puisqu'il conyenoit que Fëvangile étoit plein de choses incroyables , de choses qui répugnent à la raison , et qu'il est. impossible à tout homme sensé de concei^oir. ni d^ admettre* Voilà des contresens dont notre auteur a bien su se garantir.

Il est fort étrange que M* Bergier ait. osé intituler l'un de ses ousn-ages : LE déisme réfuté PAR LUI-MÊME. Est-ce que la religion naturelle peut être opposée à elle-même ? Il est encore plus étrange que M. Bergier n*ak pas su discerner et distinguer les erreurs et les contradictions qui appartiennent à Rousseau, d'avec le déisme même qui n'est susceptible d'aucune erreur, d'aucune contradiction, puisque c'est la raison elle-même. Ainsi, lorsque M. Bergier a convaincu Rousseau de sottises et de méprises , ce n'est point le déisme qui a été réfuté, c'est le déiste qui s'est trompé. Si jamais M. Feuillade est convaincu de pareilles peccadilles, Quodomen Deus a\>ertat! le déisme n'y perdra jamais rien , la raison sera toujours infaillible , parce que la vérité est une et ne peut être opposée à elle-même ; c'est le raisonnement seul qui aura chancelé. Vous ne compre^ nez rien à cela , ni moi non plus , j'avoue mon

insuffisance. Telle çst cependant ringénîeuse ressource de ce nouvel apôlre contre tous les chicanneurs qui voudront disséquer sa logique. Si, par hasard, un malin s'avise de lui relever quelques contradictions et de Topposer à lui-même, il proteste contre ce mode de raisonner; il appelle cela éluder les objections* Cependant je connois quelqu'un qui mettra de colé tous ces scrupules , et combattra le déisme de M. Feuillade par M. Feuillade.

Voilà , Monsieur, un aperçu de cet ouvrage^ célèbre dans certaines cotteries ; je Tai puisé dans sa préface.

Quand à sa prophétie que cette production mettra une heureuse fin à toutes les discordes religieuses i qui^ etc.j il ignore trop grossièrement le passé , il voit trop mal le présent pour ne pas se perdre dans l'avenir. On peut, avec le sage, le comparer à une femme enceinte , dont l'imagination déréglée réalise les chimères les plus extravagantes.

Et sicut parturientis , cor tuam phantasias patitur. Eccles. xxxiv. ♦. 6.

Je suis , etc.

Le 28 Aotit 1819. A. F^

POST SCRIPTVM.

Il est inutile^ de vous prévenir , que vous auriez tort de chercher dans mon siyie ces grâces qui seinbl^ht croître naturellement dans toutes les productions que les lumières du siècle enfantent chaque jour contre la religion de nos pères. Mon pays a été toujours peu fertile en beaux esprits. Et certes , je n^ai pas la prétention dVn être le phénomène. Je ne viserai *pas au péh-îsme , je n'arrangerai pas des mots , je dirai des raisons avec lesquelles on est tou* jours éloquent lorsqu'on est guidé par des motifs purs , i^îr probus bene dicendi peritus* Il me suffira d'être entendu. Excuser ce petit iaccès d'égoïsnie et d'amour - propre , et ne craignez, surtout, aucune rechute de ma parti

Dans ma prochaine lettre j'entrerai en ma» tière sans exorde.

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