‹ Réponse de Messire Chaboillez, curé de Longueuil, à la lettre de P. H. Bedard [microforme]Chapitre 9 sur 12 · SR CRE · texte numérisé non relu

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ioins droit à nous en tenir à son égard à l'obéissance canonique, ét regularitèr comme disoient les Evèques de France au Pape Jean VIII. Quand à l’Evèque de Telniesse, quelque soit le hombre de ceux qui ont reconnu expressément, ou tacitement sa jurisdiction, et que vous assurez faussement composer l’immense majorité du Clergé et du Peuple de ce District, nous nous én tiendrons aux principes canoniques, qui défendent de réconoître deux Evèques d'un même siège. Et jusqu'à ce qu'il ait prouvé qu'il est spécialement commis par le souverain Pontife pour nous gouverner, que les formes canoniques pour la division du Diocèse et l'érection d’un nouvel Evèché aient été observées, et que le tout soit approuvé par l'autorité du Roi, nous ons fondés à décliner sa jurisdiction et à ne reconnoitre pour l’Evèque légitime que l’Evêque de Québec, le seul reconnu jusqu’à présent par l'Eglise Catholique du Canada et par le gouvernement.

Je n’ai plus qu’un mot à vous dite, Mr. Bedard ; vous en profiterez peut-être ; car vous êtes encore un jeune homme à ce qu'il paroit: une bonne leçon pourroit vous faire rentrer en vous-même, et vous présetver une autre fois du malheur d’être la victime d'une complaisance mal placée. Vous vous êtes couvert d’un ridicule qui ne s’eubliera pas de longtems, en prêtant votre signature à la lettre que j'ai réfutée. Car tout le monde sçait à n'en pas douter, que vous n’en êtes pas l’auteur. Vos amis mêmes, et les gens du parti que vous avez déf:ndu le disent hautement. Il est heureux pour vous que vous soyez encore jeune ; vous pourrez survivre à cette disgrâce ; et du moins vous n’en êtes pas la victime d'uné manière aussi tragique que ce gentilhomme Bolonois, dont perloit Benoît XIV. ‘“ Ce grand

et aimable Pontife voyant un jour entrer chez lui l’Ambassäe

deur de France, Mr. le Cardinal de Rochechorart, avec ün “ air fort triste et un visage fort allongé ; Eh ! bien, qu’y-a-t-il, s Monsieur l'Ambassadeur, lui dit-il Je viens de recevoir la “ nouvelle, répond celui-ci, en A et que Mr. l’Archévèque “ de Paris est de nouveau exilé. Et toujours pour cette Bulle, “€ demande le Pape? Hélas! oui, Saint Père. Cela me rap- “ pelle, reprend Île Poutife, une aventure du temps de ma Lé- “ gation üe Bologne. Deux sénateurs prirent querelle sur la «s Re du Tasse sur l'Arioste; celui qui tenoit pour ‘€ l’Arieste reçut un bon coup d'épée dont il mourut. J’allai le “ voir dans ses derniers moments. Est-il possible, me dit-il, ‘ qu’il faille périr dans la force de l’âge, pour l’Arioste que je “ n'ai jamais là! Et quand je l’aurois lü, je n’y aurois rien com # pris; Car je ne suis qu'un sot.”

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- Vous laissant toute liberté de faire l'application de ce mot à, qui il appartiendra, je prends congé de vous et de votre parti, en vous souhaitant ce que vous avez droit d'attendre de celui

qui se dit, suivant la formule ordinaire,

Votre très humble Et obéissant Serviteur,

CHABOILLEZ, Prne.

Longueuil, 23 Décembre, 1825.

Curé de Longueuil.

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