INTRODUCTION. CXXVII
lysé, on reconnaît évidemment les divers ordres de Causes de la Nature. Les Causes Physiques , distinguées en Mécaniques , en
Chimiques, en Pneumatiques;. les Causes Métaphysiques
essentiellement Finales et Asyneidètes, dont les unes sont Ansesthésiques , comme sont les Forces Vitales des Végétaux, et dont
les autres sont ^Esthétiques , comme sont celles des Bêtes;
les Causes Syneidètes, dont nous ne connaissons qu'un exemple, qui est l'Intelligence Humaine : le caractère essentiel de cette Cause ne nous est connu que par nos Facultés Mentales ; mais nous pouvons concevoir des Intelligences variables par la multiplicité des facultés, par des assortiments différents; nous pouvons en concevoir de différentes par leurs degrés , en allant jusqu'à l'infini.
Dans l'Agrégat Humain, nous trouvons un assortiment admirable de toutes ces Causes Naturelles, et nous nous demandons s'il existe une Cause Naturelle et Générale qui puisse répéter ce même Agrégat de toutes pièces. Ni l'Entendement Humain, ni l'Expérience ne nous font concevoir dans le monde des Puissances capables de créer un pareil Être : l'Homme n'existe qu'en vertu d'une succession génératrice.
Le phénomène de la Vie Humaine démontre une finalité continuelle. Le premier Homme n'a pu être fait que par une Cause assez Puissante pour disposer de tous les matériaux , et assez Savante et Sage pour réunir dans ce premier Type un miroir infiniment amoindri de sa Création.
D'après l'idée que nous avons acquise de nous-mêmes, d'après les notions que nous avons des éléments qui nous constituent , et d'après celles que nous possédons touchant les Lois qui régis-