‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 115 sur 229 · INTRODUCTION. CXXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXXXIII

LI. 3° Si l'Homme reconnaît une Providence Divine , il est difficile que le Besoin Religieux s'arrête à cette région de son existence : il veut savoir où il va, c'est-à-dire si cette existence du Sens Intime a un terme , ou s'il peut franchir la catastrophe appelée mort, et continuer de vivre et dépenser dans un autre ordre de choses.

Tout ceux qui n'ont pas à redouter un juste châtiment désirent une Vie Future; toutes les Religions la leur promettent. La Révélation nous la fait voir au bout de la carrière où nous sommes entrés sous les auspices et sous la direction de notre Auteur ; les institutions mensongères ont eu assez de sagesse ou d'habileté pour que les Croyants s'y soient engagés d'après

cette foi.

♦L'Immortalité de l'Ame Humaine est donc pour la Philosophie le problème le plus important et le plus noble. Le plus grand service que la Foi ait pu nous rendre a été de nous la présenter comme une Vérité incontestable, et de l'entourer de toutes les preuves capables d'en affermir la croyance.

Dans l'Antiquité Païenne, le Dogme de l'Immortalité de l'Ame Humaine était soutenu par les Lois , par les Poëtes , par les bons Citoyens , par la Morale publique, qui la considéraient comme nécessaire à la conservation de l'État. Socrate , Platon firent effort de dialectique et d'éloquence pour l'établir.

Des Savants et des Philosophes, qui ont été aussi persuadés qu'eux de l'existence de Dieu et de la Providence , sont restés à moitié chemin de la Religion Naturelle , et sont demeurés sceptiques relativement à l'Immortalité de l'Ame Pensante.

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