CXLII INTRODUCTION
» promise par l'Évangile, doit être précédée par la paix de » l'esprit. Et cette paix ne sera pas éphémère, signée parla » défaite sous les menaces de la victoire : ce sera la divine con- »ciliationde la Science, appuyée sur la Raison , c'est-à-dire » sur la Vérité et sur la Justice, et illuminée par la Foi. La » Philosophie Rationnelle comme la Philosophie Expérimentale » s'uniront pour éclairer les Vérités de la Religion Chrétienne; » ou plutôt, comme disait le célèbre Contemporain de Saint » Thomas , le Franciscain Roger Bacon , dans son Opus Majtjs : » Toutes les Sciences ne seront plus à la Théologie que ce que » les doigts sont à la main: multiples, et ne formant qu'un » tout. La Théologie est donc la Science des Sciences. Elle les
» ÉTUDIE TOUTES, POUR LES ABSORBER TOUTES Elle-Il'est la
» Science du Christianisme que parce qu'elle contient l'Homme » tout entier, et l'exprime aussi bien dans sa Foi que dans sa » Science et dans sa Raison [{), »
Puisque la Théologie étudie toutes les Sciences et spécialement celle de l'Homme tout entier, la paix est infaillible et prochaine, surtout si la Médecine fait autant de pas vers la Théologie que la Théologie a promis d'en faire vers l'Anthropologie.
A cette éloquente apologie de la Philosophie, sont venues s'enjoindre deux autres de genre académique, publiées récemment dans la Revue des Deux -Mondes, par MM. de Broglie et de Rémusat. Ces écrits aussi forts dans le fond que polis clans
(1) Messagei «in Midi, 3 Août 1852.