‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 124 sur 229 · INTRODUCTION. CXLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXLIII

la forme , modèles de grâces et d'urbanité pour la polémique scientifique, ne nous permettent plus d'être ni en opposition ni en défiance entre la Foi et la Raison.

LUI. L'esprit didactique du P. Lacordaire , qui contraste singulièrement avec celui du P. Ventura, est pour nous du meilleur augure. Cette prévision ne se rapporte pas seulement aux avantages de notre Enseignement, mais encore à des considérations d'un ordre plus général. Le Théologien et le Médecin, qui tendent définitivement à servir l'Humanité, sont intéressés à ne pas s'isoler. Ils sont obligés de bien connaître l'Homme; mais comme ils conviennent que ce sujet est à certains égards unitaire , et à d'autres égards composé et partageable dans l'exploitation , il faut bien qu'ils s'entendent sur la détermination des points où ils doivent concourir, et de ceux où il leur est permis d'opérer séparément.

L'un et l'autre se vouent au perfectionnement , au bien-être et au bonheur de chaque individu. Mais, dans chacun, il y a deux intérêts bien distincts qui se fondent ensemble dans le centre de sa personnalité : l'un des intérêts est le soin collectif de la santé et des sensations; l'autre est celui delà régularité de la Raison et de l'usage des Sentiments, Dans l'administration de ces intérêts, on a recours au Médecin pour le premier, au Théologien pour le second.

Dès qu'ils voudront faire dans l'Homme une délimitation causale , raisonnablement motivée d'après leurs attributions respectives, chacun d'eux sentira la nécessité d'obéir franchement, de sa part, au précepte du P. Lacordaire, d'étudier

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