CXL1Y INTRODUCTION
également l'Homme tout entier, pour en connaître la Constitution intime.
Supposons que l'un et l'autre se dispensent d'analyser l'Homme d'après la Philosophie Inductive , et qu'imbus ou de l'hypothèse Cartésienne , ou de l'hypothèse Stahlienne , ils considèrent le Dynamisme Humain comme unitaire, monothélite ou mu par une seule tendance; qu'en un mot, l'Homme soit à leurs yeux comme un Agrégat composé d'instruments unis avec l'Ame Pensante : ils croiront pouvoir faire une division exacte, lorsque le Théologien se sera emparé de ce Dynamisme prétendu unitaire , et que le Médecin se sera concentré dans le domaine anatomique tel qu'il l'avait étudié dans la salle de dissection. Qu'arrivera-t-il de ce partage?
Le Théologien doit nécessairement administrer toute la vie de l'Homme. Puisque , suivant l'hypothèse, il n'y a pas d'autre Puissance active dans l'Agrégat Humain Vivant que l'Ame Pensante , il est chargé de pourvoir à l'initiative de chaque phénomène de la durée de l'individu. Je ne suis pas en peine de satisfaire à tous les besoins moraux , politiques, sociaux : je ne nie point que le Théologien ne trouve dans ce que le P.Ventura appelle la Philosophie Démonstrative , c'est-à-dire dans la Foi religieuse, tout ce qui est nécessaire pour le diriger sous ces trois points de vue, attendu que ces objets ont été réglés en prévision d'une vie future. Mais trouvera-t-il dans cette science pratique de quoi satisfaire aux besoins du client atteint d'une épilepsie , d'une fièvre typhoïde1, d'une fluxion de poitrine, d'un choléra , de l'affection tant célébrée par Fracastor, d'un tétanos? — 11 dira peut-être que l'intérêt de la vie passagère