CXLVIII INTRODUCTION
l'Anatomie et la Psychologie. 11 n'est que trop aisé de les con vaincre de leurs erreurs. Elles devraient bien se souvenir qu'il existe un pays où l'Ontologie, la Métaphysique générale , la Science première , ont été regardées comme une aliénation de l'esprit , ou au moins comme un amour de l'hypothèse qui va jusqu'à V excentricité.
Le Théologien et le Médecin, que je suppose également sensés et consciencieux , conviendront qu'ils s'étaient trompés quand ils étaient persuadés que l'Homme est formé d'un corps organisé et d'une Ame Pensante. Ils seront forcés de convenir que cette admirable instrumentation , qui n'a nullement été faite par l'Intelligence Humaine , et dont les parties élémentaires ne sont pas explicitement et immédiatement mises en jeu par la volonté , renferme dans ses tissus , dans ses liquides et dans toutes ses molécules , une Puissance Vitale qui , douée d'un pouvoir héréditaire , a trouvé dans le sein de la mère où elle avait été créée les éléments corporels nécessaires à son Agrégat, et s'en est servi pour en fabriquer les organes. Cette même Puissance, auteur de tant d'instruments, leur paraîtra celle qui les conserve et les préserve de la putréfaction, et qui exerce spontanément , insciemment et néanmoins finalement les fonctions immanentes , naturelles et instinctives, sans la participation de l'Ame Pensante, et par conséquent sans responsabilité. Quand ils auront deviné dans l'Homme une Cause Animale distincte du Principe de l'Intelligence et analogue à celle des bêtes, ils n'auront pas eu besoin d'aller chercher ailleurs l'auteur des âges, de leurs phases el de leurs révolutions; celui de lit santé, des maladies, des aiïect ions morbides,