INTRODUCTION. CXLIX
des symptômes , des efforts médicateurs , des altérations inimitables de l'Agrégat Matériel; de la jeunesse , de la virilité, de la vieillesse , de la caducité , de la mort.
Tous deux auront reconnu dans l'Homme une cause active , vivifiante, qui n'est pas l'Ame Pensante, et qui n'est pas la matière inanimée. Ce seront eux qui auront compris que l'animal peut vivre sans avoir besoin d'un Principe Intellectif , quoi qu'en aient dit Bàyle , Condillac , G. Le Roy , et sans qu'il faille accepter l'absurde hypothèse Cartésienne du Mécanisme des bêtes.
Le Théologien , accoutumé à voir dans la religion juive un simulacre , une figure terrestre et prophétique d'une religion réelle, spirituelle, céleste, peut voir dans la vie biotique, animale , instinctive de la Force Vitale humaine , une grossière figure de l'Ame Pensante. Cette idée ne sera pas perdue, et nous savons combien les Vitalistes trouvent de profit à faire un parallèle entre les deux Puissances du Dynamisme Humain, pour l'éclaircissement de la Pathologie. Ainsi , les Médecins de notre Faculté ont trouvé dans les affections de l'Ame Pensante des analogies utiles pour la notion des affections morbides.
Un des problèmes les plus difficiles de la Philosophie Naturelle est de concevoir un fait incontestable , savoir : l'union réelle et intime de l'Ame Pensante avec l'Agrégat Matériel de l'Homme. Une unité spirituelle , indivisible, privée d'étendue et d'impénétrabilité , est évidemment liée à un corps matériel , divisible, étendu, impénétrable. Qu'y a-t-il dans notre entendement qui nous aide à concevoir ce phénomène? Rien. Heureusement , l'idée expérimentale d'une Force Vitale , Principe d'impondérables, divisible, quoique primitivement indivise,