CLXIV INTRODUCTION
la Philosophie Morale celui de la Philosophie Naturelle. Mais , pour ce qui regarde l'aversion que montrent contre notre Doctrine les hommes qui ont horreur des sentiments religieux , c'est une maladie de l'instinct contre laquelle je ne connais aucun remède; je ne trouve de moyen thérapeutique ni dans la Raison, ni dans la pharmaceutique. Heureusement elle n'est pas toujours également incommode: quand elle est sporadique, les cas sont rares ; si elle devient épidémique , elle est turbulente , mais elle n'est pas d'une très-longue durée.
LV. Je me permets de mettre encore ici quelques courtes remarques relatives aux causes des appréciations différentes de notre Enseignement de la part de nos Confrères.
A Montpellier, on est sans cesse occupé de l'Homme : et pour se mettre en état de s'associer avec tous ceux qui ont l'intention de rendre la vie humaine aussi heureuse qu'il est possible, on s'est appliqué à pénétrer dans la complexité de cet Être tous les éléments qui le composent , toutes les lois de leur constitution , afin de concevoir la production des phénomènes prodigieusement variés de cette même vie. Les personnes judicieuses ne nous soupçonneront pas de vouloir employer notre temps à former des théories spéculatives : nous pouvons assurer à ceux qui nous méconnaissent que nos efforts logiques tendent nonseulement à lier scientifiquement l'Harmonie de toute la vie humaine avec l'Unité systématique de l'Homme, mais encore à coordonner toutes les indications de cet Ensemble Anthropiquc avec la pratique de sa Thérapie Universelle, soit raisonnée, soit expérimentale.