‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 144 sur 229 · CLXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXVIII INTRODUCTION

misme forment un sujet d'étude du plus grand intérêt: ce Gode, qui appartient à des conditions de la santé , est une des parties intégrantes de la Constitution de l'Homme. Mais , puisque ces Lois existent dans les relations contingentes de deux Forces de l'Ordre Métaphysique, il est aisé de sentir que les règles de l'Alliance peuvent être tantôt observées , tantôt violées. Dèslors une partie essentielle de la Science de l'Homme doit être la connaissance de l'exercice normal ou anormal des Lois de l'Alliance, tant en santé qu'en état de maladie. Un assez bon nombre de maladies insérées dans la Nosologie ont pour caractère essentiel l'anarchie ou l'infraction de ces Lois.

D'après ces notions sur la Constitution de l'Homme et sur les Lois de son Dynamisme, on voit d'avance que la partie pratique de la Science doit avoir un caractère fort différent de celle qui appartient aux Systèmes Hypothétiques. Nos vues indicatives ne peuvent pas être celles de l'Organicisme , de l'Anatomisme , du Bichatisme, du Stalhianisme, du Brownisme, du Broussaisisme, purs et conséquents; si les Sectaires qui leur appartiennent se rapprochent de l'Hippocratisme , comme il leur arrive assez souvent, ce n'est, comme je l'ai déjà dit, que par d'heureuses inconséquences. Chez la plupart des Sectes , il n'y a qu'une sorte de Thérapeutique , c'est le traitement physique , parce que, dans toutes les suppositions, le Médecin est étranger à tout traitement mental. Les Stahliens doivent reconnaître deux Thérapeutiques, pas davantage: la physique et la morale.

Nous ne pouvons pas rester dans ce* limites, parce que la Constitution de L'Homme étudié par la Philosophie Inductive nous démontre que oel Êtreesl plus compliqué, el qu'il nous est

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permis et même prescrit de nous adresser à divers éléments du Système, suivant l'initiative de l'indication ou du projet.

Ainsi , les besoins tant hygiéniques que thérapeutiques du Système peuvent partir : ou 1° de l'Agrégat Matériel, altéré primitivement soit dans sa structure , soit dans sa cause , soit d'une manière accidentelle ; ou 2° de la Force Vitale , dont les tendances , les affections morbides , les instincts , exigent un changement favorable; ou 3° de l'Ame Pensante, dont les sentiments , les désirs , les passions , la raison , ont besoin d'exercer une certaine influence donnée sur la Force Vitale ; ou 4° de l'exercice actuel des Lois de l'Alliance entre les deux Puissances, état présent qu'il importe de changer pour l'intérêt de l'individu. Voilà an moins quatre éléments très-différents auxquels nous devons nous adresser, suivant les états où ils se trouvent, dans les circonstances différentes de la santé ou de la maladie.

Si le Lecteur s'est donné la peine de suivre ces idées, il pensera que nos Partitions Médicales ne doivent pas être identiques avec celles des autres Écoles. Elles diffèrent non-seulement de celles des Sectes Hypothétiques, mais encore de celles des Écoles Hippocratiques retardataires. Dans les petites Écoles , on ne voit guère que l'Anatomie et la Clinique ; on y laisse croire ou que l'Anatomie suffit pour expliquer toute la vie humaine, ou que, s'il existe une lacune entre la connaissance de l'Agrégat Matériel et les actes hygides et pathologiques , il n'est pas possible à l'esprit humain de la combler. Dans des Écoles du premier ordre , il y a un Enseignement pour la Physiologie ; mais cette Physiologie n'est pas toujours adaptée à la Médecine. Dans certains lieux ; la Physiologie, semblable à celle

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