‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 145 sur 229 · CLXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXX INTRODUCTION

de Boerhaave et de Blumembach , n'a pour but que d'expliquer les fonctions hygides ; le Professeur prend pour modèle le fameux livre de Galien De usu partium. Dans d'autres lieux, la Physiologie est Zoologique : elle embrasse tous les Êtres du Règne Animal ; le résultat en est ou une Biologie Comparée , ou une Zoonomie comme celle de Darwin. Les Physiologies de Burdach et de M. Muller sont de ces sortes. Suffisent-elles pour la Médecine Humaine ? Il n'est pas probable qu'on le pense : du moins je n'ai pas vu de Vétérinaire qui se crût capable de conduire la santé de l'Homme social comme il conduit celle des Animaux à lui confiés.

Depuis la Renaissance , il me semble que Barthez est le premier qui a considéré la Physiologie Médicale comme une Science complète de l'Homme, comme une connaissance de cet Être assez étendue et assez profonde , pour que tous les phénomènes de la vie humaine trouvassent dans cette Science tous les principes, les lois, les causes d'où ils découlent. En cela, il profitait de la maxime d'HipPOCRATE qui prétendait que tout ce qu'il y a de vrai et de solide dans l'Homme provient de la Médecine.

Les successeurs de Barthez dans l'exercice de l'Enseignement Médical ont eu et ont toujours l'intention de se pénétrer de son esprit, qui est celui du Père de la Médecine. En marchant dans le sentier qui lui avait été désigné , Barthez s'est plus rapproché de la vérité que son Maître ; nous croyons l'honorer lui-même en imitant sa laborieuse progression. Il s'ensuit que notre Table des Partitions est sensiblement plus étendue que la sienne :

1° Démonstration de la non-identité radicale de la Force Vitale et de l'Intelligence dans l'Homme;

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