INTRODUCTION. XIX
conditions physiques nécessaires de l'Agrégat Matériel , en tant qu'elles contribuent aux causes de la santé ; ensuite toutes les altérations connues et possibles , qui peuvent contribuer à troubler ses fonctions et à menacer la vie : de plus on y recherchait , par l'expérience et par les lois de Ja mécanique , tous les moyens manuels et physiques capables de corriger les altérations anatomiques , et de mettre le corps dans les conditions les plus favorables pour faciliter les opérations naturelles de la Force Vitale.
On voit par là que l'Enseignement Chirurgical avait pour but la correction de l'instrumentation humaine ; les notions des phénomènes vitaux s'acquéraient par l'usage, mais la haute recherche du Dynamisme n'était pas à la portée de cette Institution.
VII. Il est pourtant vrai que, dix ans avant la création des Ecoles de Santé , le Collège et l'Académie de Chirurgie , qui ne connaissaient pas d'autre Physiologie Humaine que celle de Boerhaave, éprouvaient un urgent besoin de sortir de cet état. Les expériences de Haller , sur les animaux vivants , avaient été l'occasion d'examiner le principe de V Irritabilité , qui n'était point un phénomène de l'ordre mécanique : on y voyait une Puissance suffisante pour faire naître l'idée d'un germe de vie, et partant d'une source de santé et de maladie. Un des Professeurs du Collège Fabre , ancien Elève de J.-L. Petit, fut instruit de l'éloignement que la Faculté de Montpellier avait pour le Cartésianisme , et des objections qu'elle faisait à sa doctrine Hallérienne de l' Irritabilité , considérée comme fondement suffisant