INTRODUCTION. CLXXXI
sion que la Cause des fonctions naturelles est la même que le Principe de l'Intelligence et de la Volonté. Cette hypothèse , qui révolte le Sens Intime , est regardée comme une absurdité par le Vitalisme. Comment concevoir une fusion entre ces deux idées fondamentales ?
Je prie tout homme sensé de considérer que l'Animisme est en opposition avec le sens commun , et que le Vitalisme est l'expression de l'expérience, de la sensation , de l'intuition.
Pour accepter le premier, il faut un effort de croyance. Le second n'est que la réponse la plus naturelle à ces deux questions : D'où vient la pensée quand on est éveillé? D'où viennent le pouls , la respiration , la digestion de l'aliment qui s'opèrent pendant le sommeil?
Je ne puis donc pas croire que les hommes qui sont pénétrés d'un Dynamisme propre aux corps animés et exempts de prévention , trouvent naturellement l'Homme composé des mêmes éléments de la bête.
L'Animisme ne me paraît pas devoir être l'idée la plus générale à Paris et à Montpellier. La plus générale partout doit être la différence des corps inanimés et des corps animés. — La seconde doit être une différence entre l'Homme et les bêtes. — La troisième a dû être la Dualité de l'Homme, et l'absence de l'Intelligence chez les animaux.
Je ne pourrai m'associer au vœu que forme M.Pidoux pour la propagation de V Animisme, que lorsque l'acception de ce mot sera très-différente , et que le terme voudra dire que tout animal diffère des corps inanimés en ce qu'il est pourvu d'une forme substantielle d'un des deux ordres métaphysiques , en