INTRODUCTION. CLXXXVII
distinguer la Force Vitale d'avec l'Être auquel elle est associée, pour qu'il ait pu formuler un théorème rigoureux , semblable à ceux qu'on cherche à rédiger dans l'École Hippocratique de Montpellier. Mais cette formule, telle quelle, mérite d'être conservée dans la Science , pour qu'on voie ce que peut faire le simple bon sens sur une matière aussi importante, et qu'on la mette en regard avec les Doctrines relatives au Dynamisme , professées par le Cartésianisme , le Solidisme , le Stahlianisme , l'Organicisme, la Physiologie des Naturalistes, etc.
Passons ce que le Poète a dit sur le Dynamisme Instinctif des Animaux, où il a raisonnablement censuré le Mécanisme des Bêtes; arrêtons-nous un instant sur son opinion relative au Dynamisme Humain :
«A l'égard de nous autres Hommes, » Je ferais notre lot infiniment plus fort;
» Nous aurions un double trésor :
» L'un , cette Ame pareille en tous tant que nous sommes ,
» Sages, fous, enfants, idiots, » Hôtes de l'Univers sous le nom d'Animaux; » L'autre, encore une autre Ame, entre nous et les Anges
» Commune en un certain degré ;
» Et ce trésor à part créé » Suivrait parmi les airs les célestes phalanges , » Entrerait dans un point sans en être pressé , » Ne finirait jamais , quoique ayant commencé :
» Choses réelles , quoique étranges.
» Tant que l'enfance durerait , j
n Cette fille du Ciel en nous ne paraîtrait
» Qu'une tendre et faible lumière :
v L'Organe étant plus fort , la Raison percerait
»Les ténèbres de la Matière,
» Qui toujours envelopperait
» L'autre Ame imparfaite et grossière, *