CCIV INTRODUCTION
» même genre , en se contentant de nous imposer la consolante » dénomination d'//omo Sapiens , tandis que le disgracieux » quadrumane est appelé Homo Sylvestris (1). Étonnante aber- » ration d'un grand Génie, qui désormais ne devra plus trouver » d'imitateurs î »
Il est étonnant que M. Pouchet n'ait pas remarqué que Buffon avait reconnu VHomo Duplex, la Dualité du Dynamisme Humain par la seule Raison.
« Dans son œuvre , Albert a donc réalisé une immense » progrès. Là, pour la première fois, l'Homme se trouve » réellement apprécié à sa juste valeur, sous le double point de »vue de l'Organisation et de la Psychologie. L'Auteur le pose » comme le chef-d'œuvre de la Création , comme le dominateur » de la Vie Animale. Il entrevoit la distance infranchissable » qui le sépare des Animaux , qu'il ne considère que comme » des créatures purement matérielles, tandis que l'Homme seul » réunit en lui les deux essences opposées : la Matière et » V Esprit. »
Je conçois que si dans l'Homme il n'y avait qu'un esprit et de la matière , jamais un Homme de sens n'aurait mis cet Être dans la catégorie des Bêtes. 11 y a dans la vie bestiale des phénomènes qui démontrent la présence d'une Puissance qui n'est ni de l'Ordre Physique , ni de l'Ordre Intellectuel. Il est impossible d'y méconnaître une Cause unitaire, fusiforme , spontanée , douée de finalité , incapable de rendre compte de ses actions ni de leurs motifs. Cette Cause ne ressemble ni aux
(I) Linnée, Systema Naturœ. Hall., 1760, in-8", T. I, p. 2i.