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Corps Inanimés, ni à l'Ame Pensante Humaine. M. Pouchet la connaît bien , puisqu'il la signale comme étant un Nisus Formativus mystérieux. Il la déclare matérielle; nous pouvons renvoyer la question de ce titre à l'époque où il s'agira de savoir s'il faut caractériser ainsi les Impondérables , auxquels bien des Auteurs n'osent pas donner de tels noms , quoiqu'on n'y reconnaisse ni l'harmonie unitaire , ni la finalité , ni la contingence des Causes Métaphysiques.
Gomment Linnée , Bory Saint-Vincent et Lesson ont-ils pu associer l'Homme avec les Singes? Si dans l'Homme il n'y avait pour Dynamisme que de l'Intelligence, les Zoologistes n'auraient pas échappé au titre de Stupides ; mais l'Homme possède en lui les Propriétés Naturelles des Animaux , comme dit Albert , c'est-à-dire le Nisus Formativus dont parle M. Pouchet. On peut concevoir que des Savants privés de la Foi , qui n'ont pas étudié le Dynamisme de l'Homme avec le scrupule et la profonde attention d'un Médecin , et qui sont prévenus des préjugés de leur temps et de leur rang , n'ont pas songé à distinguer l'Intelligence de l'Homme avec l'Instinct de la Force Vitale. L'éclipsé Cartésienne de la Dualité Hippocratique du Dynamisme Humain , coïncidant avec l'Hypothèse Stahlienne , a pu faire tomber ces Naturalistes dans l'erreur d'une identité entre le Dynamisme de l'Homme et celui des Bêtes. L'incrédulité du siècle, jointe avec des observations singulières et exagérées faites sur les Orangs appelés Anthropomorphées , a été la cause de ce scandale , que le sage Buffon sut éviter. Je conviens qu'ALBERT-LE-GRAND avait un préservatif sûr dans ses sentitiments religieux ; mais ses connaissances expérimentales sus
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la Force Vitale des Êtres Vivants , qui font partie des Propriétés Naturelles communes à l'Homme et aux Animaux , plus les différences entre l'Intelligence et l'Instinct , évidentes pour les Hommes sensés , impartiaux et attentifs , n'auraient-elles pas pu suffire pour le garantir ?
Quoi qu'il en soit, je trouve dans le rapprochement des traits réunis par M. Pouchet , pour nous faire connaître ce grand Personnage , les preuves suffisantes de sa conviction du Principe de la Dualité. Afin de compléter cette certitude , il faut savoir que , d'après diverses remarques de notre savant Analyste , Albert a été le premier Auteur des Lois de l'organisation des espèces, aujourd'hui nommées Philosophie Anatomique, laquelle n'a un sens qu'en la rapportant à la Doctrine des Forces Métaphysiques de l'Ordre Vital , agissant d'après les tendances de la Finalité. Est-ce que les phénomènes d'Unité de composition , de Balancement des organes , d'Attraction de soi pour soi, etc., sont des nécessités physiques de Mécanique , de Chimie , de Pneumologie des Impondérables ? Voilà des exemples de la Métaphysique particulière qui n'est pas celle de l'Intelligence.
2° Suivant une ancienne tradition , Saint Paul et Sénèque auraient été mutuellement en relation au sujet de leurs Dogmes moraux respectifs. De très-bonne heure il a paru des Lettres échangées entre ces deux Personnages , Lettres que les Chrétiens lisaient avec avidité. Des Lettres intitulées de la même manière existent encore dans la Bibliographie Chrétienne; mais on n'est pas sur qu'elles soient celles que les Premiers Chrétiens se communiquaient. M. Amédéo FLEURYn'a négligé ni ces récits, oi ces Lettres , soit réelles, soit supposées; mais l'objet de son
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Livre est plus substantiel et plus profitable que ne pourrait être la question de la véracité de cette correspondance : c'est de remarquer dans les écrits du Saint Apôtre et de l'illustre Philosophe païen les pensées morales et religieuses respectives sur les mêmes sujets , et les formes grammaticales dont les Auteurs se sont servis pour les exprimer, afin d'être en état de croire qu'en effet ces deux Auteurs ont pu se communiquer leurs idées. — C'est ce but du Livre que M. Fleury a exprimé dans son titre par ces mots : Sur IHnfiltration du Christianisme naissant à travers le Paganisme.
Dans ce moment , la chose qui m'intéresse le plus au sujet de cette comparaison , c'est de voir comment ils avaient parlé du Principe de la Dualité du Dynamisme Humain , Principe dont je savais que l'un et l'autre étaient pénétrés. J'avais cité de Saint Paul , dans ma Leçon sur V Accord de notre Doctrine
Anthropologique avec les Lois, la Morale publique et les.
Enseignements religieux prescrits par l'État , un passage dont le sens physiologique est d'une clarté admirable pour la Constitution de l'Homme. — Dans mes Leçons sur la Théorie des Passions (1) , publiées par la Gazette Médicale de M. Chrestien , j'avais eu occasion de citer Sénèque , dont le Traité de la Colère professe manifestement la Dualité du Dynamisme Humain et le Monothélisme du Dynamisme Bestial. Je devais donc m'attendre à voir d'autres rapprochements sur le même objet dans le Livre de M. Fleury. Lisons cette page 34 du Premier Tome :
«On dirait que les deux Écrivains sont convenus d'attaquer,
(1) Cours de Physiologie de 1850-51,