INTRODUCTION. CCLXIII
D'après ces conditions, tout argument théologique qui n'exciperait pas d'une atteinte à la Substance de la Foi , doit être exclu consciencieusement de la discussion. J'ai donc le droit de me plaindre de ce que , dans les exemples qu'il cite , l'Antagoniste prétend implicitement connaître assez Y Histoire Nat,urelle des Anges , pour la mettre en jeu dans notre polémique.
Cependant, puisque notre Adversaire a tant d'instruction sur des choses si éloignées de nos études , je serais curieux d'entendre sa réponse à la question que sa dernière assertion m'a suggérée.
Pourquoi une Intelligence, qui ne serait pas inférieure à celle de l'Homme , serait-elle radicalement incapable de remplir toutes les fonctions , et d'essuyer toutes les vicissitudes de la Vie Humaine , quand on lui fournirait un Agrégat Vivant capable de remplir tous les services de l'Organisme? — Nous sommes d'autant plus intéressés à connaître le savoir du P. Ventura sur cette matière , que dans des cas où il a plu au Tout-Puissant de donner à des Anges la charge de remplir certaines fonctions humaines , et de les munir pour cela d'organes anthropiques, tout le monde s'y est trompé.
Quand Dieu voulut annoncer à Arraham ce qu'il avait l'intention de faire pour lui et pour sa postérité , et de punir du dernier supplice des peuples pervers et criminels , trois Individus Humains vinrent faire ces communications au Patriarche, et personne ne se douta de la dignité des Intelligences qui animaient ces Agrégats Humains. Ils furent reçus comme trois hommes étrangers , et l'Historien Sacré les appelle trois hommes. Il est à croire que ces Anges firent pour leurs corps