INTRODUCTION. CCLXIX
de îa contradiction relativement à l' Union de l'Ame et du Corps. Puisque , dans cette Lettre , il s'agit de la vraie et de la fausse Philosophie , où la Vraie se trouve- t-elle? Est-ce à la page 66, ou est-ce à la page \ \ 2 ?
LXIII. La Doctrine de l'Union du Dynamisme Animateur avec l'Agrégat Matériel des Êtres Vivants , est trop difficile et trop profonde pour qu'elle puisse entrer dans une définition concise, claire et à l'abri de toute discussion. L'Auteur de la Définition Bonaldienne s'est bien gardé de toucher cette corde. — Les termes de cette Union, si chers à l'Adversaire : Composé réel, naturel , essentiel, substantiel , sont acceptés sans peine par tout le monde ; pourquoi? parce que cette Union est pareille à celle des Dynamismes de tous les Animaux. D'après cette pensée, on ne voit jamais une solution de coutinuité entre les deux éléments, entre le Corps et son Dynamisme. Mais une Union pareille , également la même chez nous et dans les Bêtes, peutelle être V Essence de l'Homme?
Une semblable Union est celle de la Force Vitale , ou Ame à la fois végétative et irrationnelle de l'Homme et des Animaux. Chez tous ces Êtres Vivants , la Puissance préserve le Corps d'une corruption toujours imminente. Mais cette fonction n'a pas son pouvoir et son origine dans l'Intelligence , qui est étrangère à la nutrition , à la formation , à la conservation des Organes ; qui est incapable de rien changer au nombre des poils et des cheveux , mais qui est la créatrice des Nations, de leurs villes, de leurs lois et de leurs bibliothèques.
Mais s'il s'agit d'examiner le mode , ou , pour ainsi dire , le