INTRODUCTION. CCLXXIX
dire quels sont les motifs qui nous obligent à étudier l'Homme, non-seulement dans son entier et dans l'histoire de toute sa vie , mais aussi d'en pénétrer tous les éléments , afin d'en connaître exactement la Constitution , d'en comprendre mentalement la Synthèse; car ces notions sont indispensables pour servir l'Humanité à notre manière.
Examinons cet article de l'Argument du P. Ventura contre la Définition Bonaldienne , article qui paraît être le dernier.
« Enfin, la nature et l'essence de l'Homme consistent en cela » que , dans tout composé naturel , les parties dont il se forme » n'étant pas séparément complètes, mais se complétant l'une »par l'autre, par leur union substantielle, de manière à ce que » le Tout , et non les parties , soit complet et parfait , l'Ame » Humaine n'a son opération complète que dans le Corps et par »le Corps , tout comme le Corps n'a son être complet que dans » l'Ame et par l'Ame; car l'Ame Humaine , la plus faible parmi »les substances intelligentes, comme un myope a besoin de » lunettes , a , elle aussi , besoin du Corps pour connaître distinctement les objets. C'est dans le Corps qu'elle voit distincte- » ment le singulier, après en avoir, par la vertu intellective qui » lui est propre , extrait l'universel et s'être formé les idées. » Ce sont deux substances séparément incomplètes : l'Ame et le » Corps se complètent l'un par l'autre, par leur union intime »et substantielle, et conspirent ensemble aux opérations du » tout . »
Il ne m'est pas possible de voir dans cette Théorie une coordination d'idées à laquelle mon Entendement puisse adhérer. Le Corps Humain ne m'est connu isolé que comme un cadavre