‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 23 sur 229 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

D'après ce passage, il doit tarder au Lecteur de connaître quelle est l'idée initiative de cet Admirateur de Bordeu, de ce Physiologiste impatient de voir une rénovation de l'Enseignement Anthropologique, et de voir disparaître le Cartésianisme et le Hallérisme : je l'ai trouvée à la page 59 de ce même volume. « Dans mes recherches sur la Nature de l'Homme, — dit-il — , je »n'ai admis qu'tTn Seul Principe actif qui anime tous les Êtres «Organisés, et qui se modifie d'une infinité de manières , sui- »vant la nature des organes qui le travaillent : j'ai pensé que » la lumière, le feu et la chaleur, en un mot, le Phlogistique «était ce Principe. » Voilà donc en quoi devait consister l'essence de la réforme projetée : la substitution des Impondérables au Mécanisme.

Quelques années auparavant , Roussel , qui avait été élevé à Montpellier, qui devait avoir entendu Barthez , qui avait vécu dans l'intimité avec Bordeu , voulait aussi une expulsion complète de la théorie de Boerhaave et de celle de Haller. Que demandait-il à la place, pour Paris? Le Stahlianisme. Voyons comment il exprime son opinion dans la Préface de son Livre intitulé : Système physique et moral de la Femme. « Parmi les » Médecins modernes, — dit-il — , Staiil est celui qui a le plus in- » sisté sur le Moral , lorsqu'il a développé les causes de nos affections corporelles. En faisant de l'Ame le Principe de tous nos «mouvements vitaux , il a renversé la barrière qui séparait la » Médecine el la Philosophie. D'après ces dogmes , il n'est plus «permis délie .Médecin, sans connaître le jeu des passions, «l'influence des habitudes cl la différence qu'il \ a entre une «machine active et dont tous les mouvements sont spontanés ,

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