‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 24 sur 229 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

» et une machine mue par un enchaînement de ressorts inani-

» mes. » « Stahl aurait , sans contredit , subjugué toute la

» Médecine , si , plus complaisant pour ses Lecteurs ou plus » zélé pour sa réputation, il eût pris le soin de polir ses ou- » vrages et d'y répandre ces agréments dont la vérité même a » si souvent besoin. »

XI. Que peut-on conclure de là? C'est qu'à Paris la République Médicale, qui désirait tant une révolution dans la Science de l'Homme, n'était pas en état d'établir une nouvelle théorie pour remplacer celles dont on ne voulait plus ; on ne savait pas même comment il fallait entreprendre cette rénovation. On n'avait rien compris ni au Livre de Barthez , ni au Discours Préliminaire où l'Auteur avait posé les règles de l'Art de philosopher dans les Sciences Naturelles , ni à l'application de cet art faite pour la recherche des causes de la Vie Humaine. On cherchait un Principe; on ne pensait pas qu'on pût en trouver un autrement que par une hypothèse. Aller des faits à la recherche de leurs causes par les lois duNominalisme; caractériser ces causes par toutes les circonstances des effets; comparer les causes ainsi dénommées avec toutes celles bien connues d'après leurs manières d'agir, étaient des procédés inconcevables. Il fallait aux Amateurs une cause bien connue, qui leur fît découvrir l'explication des modes d'agir de cette même cause avec les faits qui constituaient le sujet du problème. Chercher des causes sans se servir d'hypothèse paraissait l'impossible , même il y a seulement vingt-cinq ans, comme j'en ai été convaincu d'après une conversation que j'avais eue avec feu M. Letronne.

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