‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 35 sur 229 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

» qu'en aurait un Principe également unique qu'on supposerait » présider aux Phénomènes Physiques. Parmi ceux-ci , les uns » dérivent de la gravité , les autres de l'élasticité , d'autres »des affinités, etc. De même, dans l'Economie Vivante, il en est » qui dérivent de la sensibilité , d'autres de la contractilité, etc. » Cette tirade doit suffire, à tout Médecin digne de ce nom, pour juger combien l'Auteur était peu en état de philosopher sur des matières aussi graves. Quels sont les services que Stahl a rendus à la Science ? Il en est deux : le premier est d'avoir réfuté démonstrativement l'opinion anti-médicale de Descartes sur l'essence de la Vie des Êtres Animés, opinion qui consiste à croire que cette Cause essentielle est de l'Ordre Physique , non-seulement dans les plantes et dans les animaux , mais encore dans l'Homme, où, suivant lui , l'Ame Pensante opère seulement les fonctions auimales, et où les fonctions naturelles sont du ressort de la Physique et de la Chimie. Cette démonstration n'a pu se faire qu'en présentant un trèsgrand nombre de fonctions naturelles qui ne peuvent pas s'opérer par les lois de la Mécanique ou de la Chimie ; mais ces preuves négatives ont rendu nécessaire la reconnaissance de Causes d'un ordre différent de celui de la Physique. — Le second service est d'avoir prouvé que , dans l'exécution des phénomènes vitaux, dans celle des fonctions naturelles et des fonctions pathologiques, il y a constamment une finalité, une tendance à un but , dont la concaténation unitaire constitue la Vie. Cette vérité, que Stahl n'a jamais perdue de vue, est celle qui avait au^si préoccupé HlPPOCRATE, et qui est la base essentielle de la .Médecine. S'il l'a gâtée UD peu par son hypothèse de

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