‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 40 sur 229 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

manquait ni de lecture ni de zèle , mais dont l'intelligence n'allait pas jusqu'à comprendre les Nouveaux Éléments de la Science de V Homme. Les Recherches sur la Vie et la Mort et VAnatomie Générale l'avaient enchanté , et il ne cessait d'en louer l'Auteur. Entre ses éloges, il s'écria avec emphase : Aujourd'hui nous le regardons comme le Roi des Physiologistes. Alors Bàrthez , un peu piqué, s'adresse au panégyriste d'un air inquiet : — Est-ce que Richat est borgne? — lui ditil Le bonhomme répond naïvement: — Je ne Vai pas ouï

dire, — ne songeant pas que la question partait d'un esprit convaincu que les Électeurs d'un pareil Roi ne pouvaient être que des Aveugles.

XXI. Ce qu'il y a de positif, c'est que ces pauvretés dites physiologiques furent la base de l'Enseignement Médical de Paris ; ce n'était pas vraisemblablement par conviction , mais par la nécessité où l'on était d'en essayer un , et de lui donner de la consistance. Le succès populaire de ces idées enfla les Médecins de la Capitale. L'École de Montpellier, sincèrement attachée à l'Hippocratisme depuis bien des siècles et convaincue du perfectionnement qu'il avait reçu par les travaux de Barthez, vit avec peu d'estime, et peut-être avec un peu de hauteur, des nouveautés qu'elle trouva puériles. Accoutumée à contempler et à étudier l'Homme surtout durant sa vie, sa santé et ses maladies, elle ne pouvait pas se résoudre à prendre au sérieux une Anthropologie l'ondée principalement sur le cadavre, surlAnatomie comparée et sur les Vivisections, lieu est résulté que tout le Corps Médical de Paris a conçu les sen-

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