LXII INTRODUCTION
la folie, qui dispense l'individu de la responsabilité, d'avec les propensions instinctives vicieuses , absurdes , exécrables , que la Raison doit et peut toujours réprimer, et qui , par conséquent, sont toujours punissables.
Voilà les principales erreurs dont nos Antagonistes voulaient que l'Autorité travaillât à nous guérir : comparons-les à leurs vérités.
4°, 2°, 3°. A nos trois préceptes de Philosophie qui excluent l'hypothèse du Symbole Scientifique de la Médecine Hippocratique, et qui prescrivent le Nominalisme régulier des Causes Expérimentales , nos Antagonistes préfèrent des Principes tirés des Forces reconnues dans les Sciences des choses inanimées. Fabre proposait l'Électricité. Quand Cuvier censura , dans l'Académie des Sciences, les Nouveaux Eléments de la Science de l'Homme , de Barthez , il s'éleva contre les Principes Métaphysiques. Il ne voulut voir avec intérêt que des Principes à priori, comme celui de Newton. Il ne faisait pas attention qu'un Principe immuable , nécessaire , infaillible , ne pouvait pas représenter la Cause du long Phénomène de la Vie , dont la Puissance doit être flexible, docile aux convenances, constante à tendre vers son but , habile à conserver son Agrégat à travers des périls et des injures imprévus ; et que demander pour la Vie un Principe Newtonien , c'est demander l'impossible.
4° Si notre division de tous les Êtres de la Nature en Deux Classes , en Animés et en Inanimés, est une erreur, la vérité qui nous est opposée se trouve dans la proposition de Cahanis : que le Moral (et à plus forte raison le Vital) n'est que le Physique considéré sous un point de vue particulier. Cette véri lé-là est