INTRODUCTION. LXXIII
dans la Maladie. Ces ressemblances ont amené des faits et des déductions qui n'ont pu être exprimés qu'avec la langue de la Psychologie. L'ignorance de ces faits et de ces déductions, pendant le règne du Cartésianisme et durant la dominance de l'Ecole de Bichat. n'a pas permis de comprendre la valeur du Lexique Hippocra tique et Galénique. Or, pour ceux qui sont étrangers à la Science, la langue n'est composée que de mo ts sans idées. Aussi, qu'ont pu être pour eux : notre distinction entre la Maladie et Y Affection ; la Diathèse ; la différence entre la Cause efficiente et la Cause occasionnelle ; celle qui existe entre la Cause catarctique et la Cause déterminante; la Doctrine de l'Alliance des deux Puissances du Dynamisme Humain; la théorie des fonctions tant hygides que pathologiques qui s'exercent par le concours des deux Puissances; la Lipothymie sans syncope ; la Psychomachie ; la Gacothélie distincte de la Cacothymie; l'Agérasie ou PJnsénescence ? . . . . Qu'ont pu être ces expressions pour nos Confrères de Paris, à l'époque du Broussaisisme? Elles ont été collectivement un galimatias. On ne les appelait pas autrement. Lorsque, dans le temps de la Restauration, la Faculté de Paris a été temporairement supprimée, le célèbre Ant. Dubois, père de M. P. Dubois, non moins célèbre, envoya un fils aîné qu'il avait alors, Isidore, jeune homme de grande espérance , à Montpellier, pour qu'il y continuât ses études médicales. Le séjour de cet aimable Élève ne fut pas long , parce que la Faculté supprimée fut bientôt après rétablie ; mais il profita de ce temps pour suivre les Leçons et les Cliniques. Lorsqu'il me fit sa visite de départ , il me parla du profit qu'il avait tiré de son exil. Les paroles qui sont res-*