‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 72 sur 229 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

de l'Homme. Les vivisections ont peu de valeur pour notre instruction : si elles sont étrangères à notre sujet , elles sont comme non avenues; si elles fournissaient des déductions contraires à notre Doctrine, elles nous prouveraient qu'il faut s'attacher à l'Homme, et ne pas se distraire; si elles concordent avec notre Science, elles sont superflues. Mais nous n'oublions jamais l'importance de la Zoonomie générale, qui dans toute son étendue est la Science de l'Ordre Vital, aussi indispensable que la Physique et que la Psychologie.

Pour ce qui a rapport à la Médecine Pratique, Pinel et Broussais ont été le sujet d'une étude sérieuse. 11 est bon de savoir pourquoi Montpellier n'a pas écrit spécialement contre eux.

Pinel n'a presque pas traité la Pathologie au point de vue de la Clinique. Dans sa Nosologie comme dans ses Observations , les faits sont ordinairement des récits d'Histoire Naturelle ; l'Auteur n'avait pas assez réfléchi sur la Constitution de l'Homme pour être en état de nous instruire relativement à leur Pathogénie. Quant à sa Thérapeutique, elle n'était guère plus forte que celle de Stahl. D'ailleurs, il a été trop respectueux envers Barthez pour qu'il n'eût pas des droits à nos égards

Quanta Broussais, malgré la rapidité de sa réputation, malgré l'étendue et l'éclat d'une vogue qui a pu être appelée la gloire, jamais l'excentricité de sa Médecine n'a paru nous séduire. Son esprit, sa verve, sa logique entraînante nous laissaient froids et sans persuasion , parce qu'il n'avait jamais eu la moindre aptitude a concevoir la Médecine Hippocratique et l'Anthropologie qui en découle. Il n'était pas homme à étudier

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