‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 8 sur 229 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

nom d'Université de Médecine, il a prospéré sans obstacles pendant sept siècles , et ceux qui l'exerçaient ont vécu en paix et en sécurité, parce qu'il était à peu près seul en France , et que les autres Corporations chargées d'enseigner l'Art de guérir n'étaient pas organisées de manière à pouvoir aspirer jamais à une rivalité. Je ne réponds pas que cet état soit celui qui convienne le mieux aux progrès de la Science ; mais il faut convenir que cette quiétude n'était pas de la stagnation et de l'immobilité. La Science marchait ici comme la Civilisation, et si l'Université n'était pas remarquée par des nouveautés fréquentes, elle était digne d'estime par la conservation des vérités anciennes, et par la juste appréciation des découvertes journalières , soit réelles, soit prétendues.

II. Lorsque la Révolution abolit les Institutions Didactiques antérieures, notre Université de Médecine perdit son titre; mais au lieu d'être affaiblie dans ses études , elle fut renforcée par des Chaires Chirurgicales, qu'elle avait toujours désirées, et dont elle avait plusieurs fois officieusement exercé les fonctions. Dans le même temps furent établies deux autres Ecoles supérieures, qui, constituées suivant les mêmes éléments que la nôtre , ont porté successivement les mêmes titres qu'elle. Depuis l'établissement de l'Université de France, elles s'appellent Facultés de Médecine.

A dater de cette époque, la Faculté Médicale de Montpellier n'a plus eu de repos. La naissante Faculté de Paris est devenue sa rivale. C'est dire que la nôtre a dû travailler laborieusement à conserver son rang , à rendre son Enseignement complet afin

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