‹ Réponses à des objections faites contra le principe de la dualité du dynamisme humain, lequel est une des bases de l'anthropologie médicale enseignée dans la Faculté de médecine de Montpellier:Chapitre 90 sur 229 · C INTRODUCTION · texte numérisé non relu

C INTRODUCTION

preuve, je lui oppose l'autorité de Saint Paul, qui enseigne la distinction de l'Ame (irrationnelle) et de V Esprit: le combat de la Chair Vivante contre cette Ame Pensante. Chose singulière ! L'Adversaire, qui connaît certainement Saint Paul , est assez prévenu pour qu'il n'y voie pas cette Dualité qu'ont parfaitement signalée des Théologiens aussi clairvoyants que lui.

Nous semblions être sur le point de nous comprendre en convenant qu'il fallait recourir à la Métaphysique. L'Adversaire l'avait proposée , et je l'avais acceptée; mais bientôt je m'aperçus que le nom de Métaphysique était assez équivoque, pour que nous l'ayons employé dans des acceptions très-différentes. Pour lui, la Métaphysique était une partie de la Scolastique du moyen âge , ainsi définie dans le Dictionnaire de Trévoux :« Science qui considère les Esprits et les Êtres imma- » tériels ; dernière partie de la Philosophie, dans laquelle Pes- » prit s'élève au-dessus des Êtres créés et corporels, s'attache à » la contemplation de Dieu, des Anges et des choses spirituelles, » et juge des Principes des Sciences par abstraction , et en les » détachant des choses matérielles. » — Ce n'est pas d'une telle Science que j'espérais pouvoir tirer des lumières pour arriver à des connaissances solides de la Constitution de l'Homme. Depuis environ soixante ans le mot Métaphysique est employé par moi dans les sens de Bacon : la Métaphysique générale est la môme chose que l'Ontologie ou la Science première , et la Métaphysique particulière est la recherche des Causes qui agissent suivant des lins : les Puissances Intellectuelles et les Puissances Vitales, quoique tres-dilï'crenles par leur nature,

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