CVI1I INTRODUCTION
y> mieux est celle-ci : L Homme est une Intelligence servie par ^ des Organes. Elle n'attribue rien à l'Homme qui ne lui appar- » tienne ; elle le distingue de tout ce qui n'est pas lui ; elle le » range dans la Classe des Êtres Intelligents, où il doit être; » elle le définit par tout ce qui l'élève et l'ennoblit ; elle est » donc vraie.... J'ose affirmer que cette Définition, bien déve- » loppée, équivaudrait à un Traité complet de Physiologie. — » « Quel était le Personnage éminent qui faisait ce bel éloge? » C'était vous-même , mon Révérend Père ! Ce que vous disiez «être vrai, vous le déclarez aujourd'hui radicalement faux.
» Mais soyons justes : si cette Définition laisse quelque chose » à désirer; si , considérée en elle-même et indépendamment de » l'heureux effet qu'elle produisit , elle a pu être trop louée , » elle est aujourd'hui trop dépréciée. Excellente pour le temps » où elle parut , elle a été jugée depuis avec plus de sang-froid » et un peu moins de faveur ; mais on doit toujours lui conserver )>un souvenir reconnaissant de son apparition au milieu des «ténèbres du Matérialisme. »
XLIV. Cet argument n'a certainement pas été sans effet : la Science n'y a pas gagné grand'-chose, mais l'ennemi a été blessé. Quelques mois après cette Lettre, il en a paru une autre qui n'est pas composée seulement de quelques colonnes d'un Journal ; c'est un Livre de 1 28 pages , y compris la Table , en très-petit caractère, intitulé : De la Vraie et de la Fausse Philosophie, en Réponse à une Lettre de 31. le Vicomte Victor de Bonald. Cet Écril , fort inattendu , surprend autant par la forme que par le fond. La seule chose qui doit m'y intéresser, c'est tout L'appa-