‹ Réponses à des objections faites contre le principe de la dualité du dynamisme humainChapitre 33 sur 42 · CCLXXIII · texte numérisé non relu

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Si l’on a voulu suivre mes remarques sur la Doctrine des modes d’union de l’Ame avec le Corps, on doit voir que ce sujet est trop étendu et trop profond pour faire partie d’une Définition de l’Homme. Présenter cette union comme celle qui existe entre le Dynamisme de tout Animal avec son Corps, c’eût été indigne du sujet à définir. Mais y a-t-il dans cette Définition un seul mot ou une seule idée qui infirme une notion d’ailleurs si vulgaire?

Ce qui est du plus grand prix, dans la Définition, c’est d’avoir fait allusion au Dogme Anthropologique de la Dualité du Dynamisme Humain et à la Doctrine de l’Alliance. Voilà le point de la Doctrine de V Union qui est le plus humain , le plus moral, le plus social, le plus philosophique, le plus æsthétique et le plus médieal. Ainsi, j’y trouve toujours la vérité et l’instruction , et je n’ai pas vu l’ombre de la fausseté radicale sur cet article.

LXIV. « La nature ou l’essence de l’Homme consiste encore » en cela que l’Ame Intellective y est unie au Corps comme une » Forme à sa Matière » ( et le P. Ventura nous rappelle que le mot Forme est employé ici dans le sens des Formes Substantielles usitées dans la Philosophie d’ Aristote et du moyen âge); «de manière que, comme il arrive toujours dans des » unions semblables qu’on appelle formelles , I’Être est le pro- » pre de l’Ame, appartient à l’Ame, et il ne convient au Corps » qu’en tant que l’Ame le lui communique par une communica- » tion formelle , c’est-à-dire par une communication qui donne » à la Matière l’acte qui lui est propre, et fait que la Matière en

«puissance est constituée en acte. Gela est si vrai aussi,

» qu’aussitôt que l’Ame se sépare du Corps, celui-ci tombe en » dissolution ; il cesse d 'être comme Corps Humain, car le » Corps Humain, en tant que tel, n’a l’être que dans l’Ame et » par l’Ame. C’est que toute Matière n’a l 'être que par sa forme ;

» et séparée de sa forme, elle n’a plus d’être, à moins qu’une » autre forme inférieure, survenant l’informer, ne lui donne un » nouvel être ; ce qui arrive toujours dans ce qu’on appelle la » transformation et la corruption. »

Le P. Ventura a voulu remettre en usage une manière de parler de la Philosophie Aristotélicienne, qui non-seulement est tombée en désuétude, mais encore a été repoussée et par les Hypothèses Cartésiennes et par le Persifflage Yoltairien. Je vois sans peine la résurrection d’un ancien langage, qui peut nous servir à maintenir certaines vérités inconnues du Public faute d’un idiome convenable. Il pourrait se faire que ces Archaïsmes mis en honneur rendraient plus populaire la connaissance de la distinction des deux Ordres de Causes Métaphysiques de la Nature, de l’Ordre Vital et de l’Ordre Intellectuel , distinction dont nous ne pouvons pas nous dispenser dans l’Anthropologie Médicale.

Mais, faute de cette distinction, le Passage du P. Ventura ne nous présente pas exactement la nature de l’Homme. Il énonce que l’Ame Intellective est le Principe de l’Unité du Corps Humain. Mais il devait savoir qu’il existe des formes d’un Ordre purement Vital et non Intellectuel, qui donnent l’Unité aux Agrégats Matériels de tous les Animaux, et qu’une forme de la même nature rend le même service aux Monstres Humains qui

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vivent de la vie intra-utérine, non-seulement pendant la minorité de l’Ame Pensante, mais encore lorsque cette Ame n’existe plus faute d’une demeure à elle seule réservée.

Mais, en reconnaissant la présence des deux formes dans l’Homme , la Philosophie Expérimentale nous apprend les énormes différences qui existent entre la Forme Intellective et la Forme Vitale, entre autres : le Sens Intime avec Synéidèse; l’Unité absolue et indivisible de son Être ; son ignorance et son inaction primitives, jointes avec son industrie ; le mérite incontestable de ses acquisitions ; celui qu’elle a d’ajouter à la valeur primitive des Organes une habileté dont nous ne connaissons pas les limites ; la variété du Génie qui différencie infiniment les Individus par les effets de la civilisation ; YAgérasie de cette Forme Intellective, mise en regard avec la caducité infaillible de toute forme de l’Ordre Vital. — Les notions de cette Constitution de l’Homme, dont le germe se trouve dans la Définition Bonaldienne, peuvent-elles provenir de la Forme Dynamique mal analysée de notre Adversaire, forme dynamique qu’il n’a point distinguée de celle des Bêtes ?

Le P. Ventura reconnaît pourtant qu’un Homme peut cesser d’être par l’absence de la Forme Intellective, et cependant vivre encore, parce qu’une autre forme inférieure peut survenir, et donner à l’Individu un autre être. Cette idée a été formulée pour rappeler les transformations et la corruption. — Mais cette phrase semble avoir été faite pour porter l’attention de notre esprit sur les vers qui naissent lors de la putréfaction du cadavre. Cependant il ne devait pas dissimuler la coexistence et la cohabitation des deux formes différentes et

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inégales dans l’Homme, ni oublier tant de phénomènes de la Vie Humaine, dans lesquels les Deux Puissances se montrent : ou par les particularités de leurs initiatives, ou par l’accroissement de leur coopération, ou par la contrariété de leurs tendances; ou par la persistance d’une vie biotique régulière, chez un Individu devenu imbécille ; ou par le combat interne qui se passe dans un Homme atteint de quelque maladie morosophique ; ou par la vie des Monstres privés de l’Ame Pensante ; par la vie, en quelque sorte végétative, des Individus appelés fœtus de fœtus, inclus dans le système d’un jumeau ; ainsi que par les Individus extérieurs, dont lai tête est renfermée dans le corps d’un frère. Ce que notre Adversaire dit sur la Forme Substantielle de l’Homme est trop en arrière de la Doctrine de la Constitution Humaine, pour que cela puisse être utile à l’Enseignement général, à la Morale, à la Médecine. De pareilles idées ne peuvent être utiles qu’aux Amateurs de l’hypothèse de l’identité du Dynamisme de l’Homme et des Animaux.

Ce n’est donc pas là non plus que j’ai pu trouver des preuves de la fausseté radicale de la Définition Bonaldienne.

Chaque phrase du P. Ventura a besoin d’unè réclamation.

« Ce que la Philosophie Chrétienne exprime par ce Canon : » Les actions sont des supposés. Les actions sont des conjoints. » Actiones sunt suppositorum. Actiones sunt conjuncti » ; — cela veut dire que certaines actions humaines se font conjointement par une volonté intellective et par les instruments dont cette volonté est armée. Ces Propositions n’étaient nécessaires que pour instruire ou blâmer les Matérialistes; pour nous, elle

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sont superflues. Mais, réciproquement, les instruments sont-ils vivants, ou sont-ils inanimés ?

« Et c’est aussi celte profonde Doctrine qu’exprime le langage «universel du Genre Humain. Car personne ne dit : Mon » esprit pense, ma langue parle, ma bouche mange , mes » mains opèrent, mes pieds marchent; mais on dit toujours et » partout : Je marche , j’opère, je mangé, je parle, je pense.

» Ce qui signifie que, dans l’idée, dans la pensée, dans la con- » science de l’Humanité tout entière, les actions ne sont pas » séparément de l’une ou de l’autre des parties constituant » l’Homme, mais du Toux ; ne sont pas de l’Ame ou du Corps,

» mais de l’Homme. »

Je ne sais pas trop comment on peut voir dans une profonde doctrine Phabitude de rapporter à son Moi les actions humaines. Voltaire , dans l’article Ame de son Dictionnaire, dit qu’il y a beaucoup de disputes pour savoir si la Matière est capable de penser. « Quant à moi, — ajoute-t-il —, je suis Matière et je » pense : c’est ce qu’il y a de plus positif. »

Je crains que le Genre Humain, qui se contente de ce langage universel , s’en tienne à l’Enthymème Yoltairien, ce qui ne peut pas satisfaire la Société.

En ma qualité de Médecin, je ne puis pas rester dans cette Synthèse : L'Homme parle. Mais si l’Homme qui parlait ne parle plus quoiqu’il soit plein de vie et qu’il ait bonne envie de parler, il faut bien que je sache comment il a perdu ce pouvoir. Je ne sais que faire sur cet Entier y qui n’est pas un , mais qui est un composé. Le P. Ventüra ne veut voir dans ce composé qu’une Ame Pensante et un Corps unis ensemble ; mais peut-

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il répondre que je trouverai la cause de ce silence, ou dans l : Ame Pensante, ou dans ce même Corps qui après la séparation s’appelle cadavre? Il s’en gardera bien. C’est à moi à voir dans un système si compliqué quel est l’élément qui empêche le phénomène de la parole ; c’est-à-dire, de déterminer quels sont les actes süccëssifs qui s’enchaînent depuis l’idée initiative de la parole jusqu’à la consommation de cette admirable fonction.

Entrer dans la théorie des divers cas d 'Alalie ( perte de la parole), ce serait faire une Dissertation de Pathologie fort étendue, qui serait hors de propos ; mais je dois dire au Lecteur que tout Médecin instruit sait que les conditions enchaînées de ce phénomène sont nombreuses ; que, dans plusieurs cas des vices de la fonction, le mal n’est du fait ni de l’Ame Pensante ni du Corps , mais qu’il existe dans une Puissance intermédiaire coopératrice, devenue malade, qui seule demande des secours.

Pourquoi un Enragé qui a soif ne boit-il pas, ayant de l’eau à sa portée ? Est-ce l’Ame Pensante qui s’éloigne de l’eau ? Sont-ce les Organes de la déglutition qui sont incapables de faire les mouvements de celte fonction ? Que le Médecin réponde : il parlera de convulsions, d’instinct vicieux, de morosophie. Ces mots n’appartiennent ni au Dictionnaire de la Psychologie, ni à celui de la Physique, ni, je m’imagine , à celui de la Théologie Dogmatique.

Je ne sais pas quel est l’intérêt que porte notre Adversaire à diriger les esprits vers la composition de l’Homme, et à les détourner de l’étude de son analyse. Quant à moi, je viens de

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dire quels sont les motifs qui nous obligent à étudier l’Homme, non-seulement dans son entier et dans l’histoire de toute sa vie, mais aussi d’en pénétrer tous les éléments, afin d’en connaître exactement la Constitution, d’en comprendre mentalement la Synthèse; car ces notions sont indispensables pour servir l’Humanité à notre manière.

Examinons cet article de l’Argument du P. Ventura contre la Définition Bonaldienne, article qui paraît être le dernier.

« Enfin, la nature et l’essence de l’Homme consistent en cela « que, dans tout composé naturel les parties dont il se forme » n’étant pas séparément complètes, mais se complétant l’une » par l’autre, par leur union substantielle, de manière à ce que «le Tout, et non les parties, soit complet et parfait, l’Ame «Humaine n’a son opération complète que dans le Corps et par «le Corps, tout comme le Corps n’a son être complet que dans «l’Ame et par l’Ame; car l’Ame Humaine, la plus faible parmi » les substances intelligentes, comme un myope a besoin de » lunettes, a, elle aussi, besoin du Corps pour connaître distinc- «tementles objets. C’est dans le Corps qu’elle voit distinete- » ment le singulier, après en avoir, par la vertu intellective qui » lui est propre, extrait l’universel et s’être formé les idées. «Ce sont deux substances séparément incomplètes : l’Ame et le «Corps se complètent l’un par l’autre, par leur union intime «et substantielle, et conspirent ensemble aux opérations du «tout. »

Il ne m’est pas possible de voir dans cette Théorie une coordination d’idées à laquelle mon Entendement puisse adhérer. Le Corps Humain ne m’est connu isolé que comme un cadavre

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sain, tel qu’on peut le voir avant toute décomposition. 11 n’est pas possible de le concevoir comme un Être Unitaire : c’est un Agrégat de parties ou de molécules de diverses natures. — L’Ame Pensante, dont je ne puis avoir aucune idée concrète, et dont l’essence est une substance unitaire privée de toutes les qualités de la Matière, est considérée comme un élément devant former un composé intime avec l’Agrégat. Ces deux substances s’unissent jusqu’à saturation. — Or, une telle combinaison est hors de toute notion naturelle. Une saturation réciproque de deux substances, dont l’une est sans parties et dont l’autre est essentiellement partie, est hors de toute conception.

L’Ame ne peut pas se passer de son Corps ; le Corps ne peut pas se passer de son Ame. Mais qu’arrive-t-il si le Corps est divisé? Aurons-nous deux hommes? — Non. — Si la division se borne au retranchement d’une extrémité, l’homme reste. Est-ce que le tronçon est une portion de cadavre? Non, il vivra un certain temps, et vous pourrez agacer à plusieurs reprises , et avec des succès soumis à la contingence des Causes de l’Ordre Vital, les muscles et les nerfs de cette partie : vous êtes autorisés à voir une suspension de toute corruption des chairs pendant tout le temps de la présence de cette Puissance.

Mais cette Cause réactive, qui n’appartient nullement aux propriétés de l’Ordre Physique, est-elle une division de l’Ame Pensante? J’ignore quelle sera la réponse du P. Ventura, qui ne veut reconnaître dans l’Homme d’autre Cause active que la Puissance Intellective. Pour nous, qui sommes très-sûrs que le Principe de l’Intelligence est un et indivisible, nous ne doutons pas que l’irritabilité et la force anti-septique du tronçon ne

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soient des fonctions delà Paissance Vitale ; car, nous l’avons assez dit, celte Puissance Unitaire de l’ensemble organique, primitivement indivise, n’est pas indivisible.

Quand notre Adversaire nous montre le Corps Humain comme un tout qui a besoin de l’autre tout, et réciproquement, il n’a pas fait attention à deux choses très-réelles qui sont en opposition avec sa Théorie : \ 0 le Corps organisé, dépourvu de la Force Vitale, est fort loin d’attirer le Principe d’intelligence , puisque sa grande affaire naturelle est de dissoudre son Agrégat fait par la Force Vitale en dépit des affinités naturelles des éléments physiques ; 2° l’ensemble du Corps Humain n’est pas pénétré de l’Unité Intellectuelle, puisqu’une grande partie de cet Agrégat ne reçoit aucune influence du Sens Intime, et que si elle n’avait pas d’autre moyen de conservation que l’Intelligence, plus de la moitié de ce système tomberait en mortification.

Aristote avait dit que les Formes sont avides de la matière. En Chimie, l’alcali est aussi avide de l’acide que l’acide peut l’être de l’alcali ; mais, en Physiologie générale, plus nous allons, moins nous sommes disposés à croire que la Matière soit avide des Formes, puisque les Matérialistes mêmes n’osent pas soutenir les générations spontanées. — Dans la Théorie du P. Ventura , le Corps et l’Ame sont incomplets, et tendent à se compléter. Mais si le Corps Humain de notre Adversaire est incomplet, il n’est donc pas en état de cadavre; car le cadavre ne tend pas à se compléter, mais bien à se dissoudre. Pour avoir envie de se compléter, il doit y avoir en lui un Principe d’Attraction. Suivant l’Adversaire, ce Principe d’Attraction doit

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être une portion de l’Ame Intellective qui demande le complément ; mais, comme nous ne concevons dans l’Intelligence ni portions ni divisions, et que nous sommes inexorables sur le Principe de l’Unité absolue de l’Ame Pensante, il nous est impossible de nous prêter à l’hypothèse de ces incompléments. Si un Corps Organique n’est pas un cadavre, il vit en vertu d’une Force Vitale, analogue à celle qui vivifie les autres Êtres Vivants. Si un pareil Agrégat est la demeure d’une Ame Pensante dépourvue de l’instruction intellective, cette Force Vitale montrera sa présence et ses fonctions, sans que l’on puisse reconnaître dans ses actes instinctifs des témoignages, d’une véritable Intelligence, qui est inséparable de Synéidëse , de connaissance, de motif raisonné, de volonté, de responsabilité.

Je.recommande au Lecteur de voir si le jeu de la Constitution de l’Homme présenté par le P. Ventura n’est pas une hypothèse gratuite ; et si la Doctrine de la Constitution de l’Homme renfermée dans notre Anthropologie n’est pas une déduction rigoureuse prescrite par la Philosophie Expérimentale, et exempte de toute supposition. Si quelqu’un n’arrivait pas à ce résultat mental, je serais obligé de le prier de revenir aux règles fondamentales de la Méthode Inductive,; afin qu’il sût la différence qui existe entre les derniers Chapitres des Principes de Philosophie de Descartes et le Novum Organum de Bacon, entre l’Hypothèse et la Proposition abstraite, inattaquable, dégagée de toute fiction.

LXV. Voyez la conclusion de l’Argument du P. Ventura , rédigée par lui-même. « Il s’ensuit de là que l’Ame Humaine

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» n’est pas unie au Corps, en peine de fautes qu’elle aurait » commises dans un état ayant précédé cette union. C’était la » Doctrine des Pythagoriciens, des Platoniciens, que les Origé- » nistes renouvelèrent plus tard. Il s’ensuit de là que l’Ame » Humaine n’a pas été jetée dans le Corps comme dans une pri- » son obscure, d’où il faut qu’elle sorte afin de voir clair. Loin »de cela , l’Ame Humaine sans le Corps ne verrait que confusé- » ment les objets ; elle est ordonnée au Corps par sa propre «nature, par son essence, et elle n’est unie au Corps que pour «son plus grand bien, pour son plus grand avantage, pour «compléter son action par le Corps, qui lui présente les fan- »dômes ou la matière de laquelle elle extrait les idées, et «atteint sa perfection dans l’ordre de ses opérations intellec- » luelles. »

Je croyais d’abord que cette Théorie de la Constitution dë l’Homme avait été faite essentiellement pour réfuter la Définition Bonaldienne-; mais il n’en est rièn pour le moment. On voit que l’Auteur attaque dés opinions de Pythagore, de Platon, d’ORiGÈNE , ou dé leurs Écoles respectives ; et je doute que feu M.de Bonaxd ait été entaché de ces idées ; du moins je ne vois pas le moindre rapport entre la Définition et les Rêveries dont il s’agit ici. Je doute fort que l’Enseignément des Facultés de Médecine de Paris et de Strasbourg se tournent vers de pareilles opinions : quant à celui de Montpellier, j’en réponds sur cet endroit.

Ce même Passage fournit la répétition d’une assertion que notre Adversaire a consignée dans l’article précédent, à savoir : que l’Ame Humaine a grand besoin d’yeux pour voir, comme

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