INTRODUCTION. CCLXXXVII
examine les règles de la définition logique, il ne veut pas qu’on y renferme des idées connues de tout le monde; « elle ne » détaillera pas, — dit-il —, toutes les divisions de l’objet défini, d toutes les distinctions qui peuvent le montrer sous divers » aspects, parce que la Logique le défend avec raison ; mais » elle énoncera tout ce qui pourra caractériser une nature susceptible de tous ses points de vue (1). »
Ainsi, dire que dans l’Homme le Dynamisme est uni substantiellement avec le Corps, c’est un pléonasme du mot, d’autant plus incongru que cela paraîtrait une invitation à dire que cette union est tout-à-fait pareille à celle qui existe entre le Dynamisme des Bêtes et le Système des Organes auquel il est lié. Mais de Bonald , sans dire un mot contraire à une véritable union, a eu le talent de faire connaître celle qui appartient à l’Homme. Les Organes sont mentionnés, non comme un système d’instrui 1 ment.s purement matériels, mais comme formant un Agrégat Organique Vivant, comparable à un Animal, avec cette diffé—rence que cette espèce d’animal vivant travaille sans cesse à sa propre existence et à sa conservation, s’emploie aussi fréquemment et d’une manière intermittente au service de cette Intelligence qui est l’élément capital de cet Entier unitaire, et qui a besoin non-seulement de sa coopération , mais encore; d’une-Thérapie presque assidue.
De cette manière, la Définition Bonaldienne a fait connaître l’énorme différence qui existe entre le Dynamisme de la Bête et celui de l’Homme, et elle a protesté contre le Matérialisme du
(t>: Encyclop. méthod., Gramin. et Littér., Art. Définition.
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INTRODUCTION
XVIII 6 siècle ; contre le Mécanisme Médical, dont l’Hippocratisme était indigné; contre le scandale des Naturalistes qui s’obstinent à placer l’Homme dans le Règne Animal, et à prétendre que le Dynamisme de l’Homme est de la même nature que celui de la Bête.
La Dualité du Dynamisme Humain, démontrée et par l’histoire delà Vie Humaine, comme Buffon nous la fait connaître; et par l’étude du Cœur Humain , comme Saint Paul et Sénèque en étaient convaincus ; et par la Philosophie Naturelle Expérimentale , comme l’ont enseigné Saint Grégoire de Nysse, Saint Augustin et Albert-le-Grand; et par la Médecine-Pratique, comme on le voit dans les monuments des Annales de la Pratique Clinique et de l’Enseignement Médieal, non-seulement jusqu’à la Révolution Cartésienne, comme nous en trouvons les exemples dans les travaux de Fernel , de Vallésius , de Sennert , de Bailloit , mais encore dans le temps du règne des Sectes Mécaniciennes, comme nous en trouvons les exemples dans les ouvrages de Boerhaave arrivé à son automne , dans ceux de Sydenham , dans ceux de Kaau , et dans les documents qui nous restent de l’Enseignement constant de la Faculté de Médecine de Montpellier : la Dualité du Dynamisme Humain est une vérité incontestable, que de Bonald a heureusement insérée dans sa Définition de l’Homme, et nous lui devons la reconnaissance d’avoir exprimé, de la manière la plus agréable et en même temps la plus abrégée, un fait naturel qui devient facile à mettre dans l’Enseignement Primaire , et qui agrandit la Vraie Philosophie aux dépens de la Fausse.
Le P. Ventura s’est trompé en méconnaissant cette Vérité, et
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