ST, MARC, XVI
Mes chers et bien-aimés Frères en Jésus-Christ,
Lorsque notre divin Sauveur envoya ses Apôtres et ses disciples par toute la terre, pour annoncer l'Evangile à toutes les hommes, il posa les questions yécessaires au salut, par ces paroles ‘“ Celui qui croira et qui sera baptisé...
Voici donc deux conditions posées par Jésus- Christ comme nécessaire au salut : la foi et le baptème. Celui qui croit et est baptisé sera sauvé, mais celui qui n’a pas la foi sera condamné, ou platôt est déjà réprouvé. Ainsi donc la foi et le baptème, voilà, je le répète, deux conditions indispensables au salut, sans lesquels il est impossible d'être sauvé. Je vais ce soir vous entretenir sur l'une de ces conditions : la Foi.
Pour opérer notre salut, nous devons avoir la foi ; la foi divine et non une foi humaine, car la foi humaine ne peut sauver personne, mais seulement
la foi divine, Or qu'est-ce que la foi divine ? Elle consiste à croire, en s'appuyant sur l'autorité de Dieu, les vérités que Dieu a révélées. Voilà ce qu'est la foi divine: croire tout ce que Dieu nous a enseigné, et le croire en nous appuyant sur l'autorité de Dieu, le croire sans aucun doute, sans aucune hésitation ; car du moment que vous commencez à douter et à hésiter, de suite vous commencez à vous méfier de l'autorité de Dieu, et par là même à insulter Dieu par cette défiance de sa parole. Donc, je le répète, la foi divine consiste à
croire, sans douter et sans hésiter, tout ce que’
Dieu nous à enseigné.
La foi humaine consiste à croire une chose en s'appuyant sur l'autorité des hommes. Aïnsi la foi humaine est une croyance basée sur l'autorité humaine; mais la foi divine au contraire consiste : croire sans hésiter tout ce que Dieu a révélé, et à le croire sur son autorité, sur sa parolæ Par conséquent, mes chers amis, ce n’est pas une chose indifférente quelle religion un homme professe, pourvu qu'il soit honnête. Car, de nos jours, dans ce dix-neuvième siècle de peu de foi, vous entendez dire souvent, vous entendez dire de tous côtés qu'il importe peu quelle est la religion qu'un homme professe, pourvu qu'il soit honnête. C’est une erreur cela, mes chers amis, et je vais prouver qu'il en est ainsi.
S'il est indifférent pour un homme d’avoir une croyance ou une autre pourvu qu'il soit honnête, à quoi bon alors pour Dieu d’avoir fait une révé-
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lation ? Si l’homme a la liberté de rejeter ce que Dieu révèle, à quoi sert à Dieu de faire une révélation ? quoi sert à Jésus-Christ d'envoyer ses Apôtres et ses disciples pour enseigner toutes les nations, si les nations sont libres de rejeter l’enseienement donné par les Apôtres ou les disciples ? Vous voyez de suite que c’est là insulter Dieu. Si Dieu révèle ou enseigne quelque chose, il veut qu'on le croie. Oui il veut être cru chaque fois qu'il enseigne et révèle quelque chose.
L'homme est donc obligé de croire ce que Dieu a révélé ; car, mes chers amis, nous sommes oblicés de rendre un culte à Dieu, tant par notre raïson et notre intelligence, que par notre cœur et notre Volonté. Dieu est le maître de l’homme tout ntier, et II demande l’homme tout entier. Il demande sa volont*, son cœur, sa raison et son intelligence. Quel est l’homme raisonnable, de quelque dénomination, de quelqu'église, de quelque religion qu'il soit, qui peut nier que nous soyons obligés de croire tout ce que Dieu nous a enseigné ? Je suis certain que pas un chrétien nera que nous soyons tenus de croire tout ce que Dieu nous a révélé, et par conséquent la religion que l’homme professe n’est pas une chose indifférente : il doit professer la vraie religion s'il veut être sauvé.—Mais quelle est la vraie religion ? La vraie religion, c’est croire tout ce que Dieu nous a enséigné. Je suis certain que même mes amis Protestants admettent la vérité de ceci; car s'ils ne l’admettaient pas, je leur dirais qu'ils ne sont pas