‹ Réponses aux objections populaires contre la religion catholique [microforme]Chapitre 4 sur 8 · RE TV, AO A A DDC EG M A PAPE À · texte numérisé non relu

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chrétiens du tout. Maintenant quelle est la vraie foi?—* La vraie foi’ diront mes amis Protestants, ‘“ consiste à croire en Notre Seigneur Jésus-Christ” D'accord, les Catholiques croient également en Jésus-Christ. Dites-moi ce que vous entendez par croire en Notre Seigneur Jésus- Christ ? ‘ Eh bien !” disent mes amis Protestants, vous devez croire qu'il est le Fils du Dieu vivant.” Encore d'accord ; grâces à Dieu, nous pouvons nous accorder sur quelque chose! Nous croyons nous aussi que Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant, c’est-à-dire qu'il est Dieu. En cela nous sommes tous d'accord, excepté les Unitaires et les Sociniens ; mais pour ceux-ci nous les laisserons de côté pour ce soir. Si le Christ est Dieu, nous devons croire ce qu’il enseigne. Cela n'est-il pas vrai, mes chers et bien-aimés frères et sœurs Protestants ? C’est bien là la vraie Foi, n'est-ce pas ? “ Bien oui,” disent les Protestants, “je pense que la vraie Foi consiste à croire que Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant, et à croire ce qu’il a enseigné.” Nous autres, Catholiques, nous croyons la même chose: nous sommes donc encore d’accord ici.

Ainsi nous devons croire en Jésus-Christ, nous devons croire ce qu’il a enseigné, ce que Dieu a révélé. Si donc Jésus-Christ me commande sous peine de damnation éternelle, il est tenu de me donner le moyen de connaître ce qu'il a enseigné ; et le moÿen que Jésus-Christ nous donne pour connaître ce qu'il nous a enseigné doit avoir été

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de tous les temps à la portée de tout le monde ; car tout le monde ayant droit de sauver son âme, a par là même droit de posséder les moyens d’apprendre ce que Dieu à enseigné et de le croire, afin de se sauver.

En second lieu, le moyen que Dieu nous donne pour connaître ce qu’il nous a enseigné doit être un moyen adapté à la capacité de toutes les intellisgences, même des plus bornées. Car ceux-là même qui sont les plus bornés dans leur intelliœence ont droit au salut, et par conséquent ont droit de posséder le moyen qui leur fera connaître les Vérités que Dieu à enseignés, afin de pouvoir le croire et se sauver,

En outre le moyen que Dieu nous donne pour connaître ce qu'il a enseigné doit être infaillible ; car si c'est un moyen qui peut nous conduire à l’égarement, ce n’est pas un moyen du tout. Ce doit être un moyen infaillible, de manière que tout homme qui emploira ce moyen sera infailliblement, sans crainte de se tromper et d’errer, amené à la connaissance de toutes les Vérités que Dieu a révélées. Je ne pense pas qu'il y ait une seule personne ici présente, qu'elle soit chrétienne ou infidèle, qui puisse objecter aux prémisses que je viens d'établir. Or ces prémisses vont être le fondement de mon discours et de tout mon raisonnement, et, par conséquent, je désire que vous les fixiez dans votre esprit. Pou

cela je vais les répéter; car sur ces prémisse doit reposer toute la force de mon discours et de

mon raisonnement. Si Dieu me commande sous peine de damnation éternelle, de croire toutes les Vérités qu'il a enseignées, 1l est tenu de me donner le moyen de connaître ce qu’il a enseigné ; et le moyen qu'il me donne pour connaître ce qu'il m’a enseigné, doit être un moyen qui ait été, dans tous les temps, à la portée de tout le monde, un moyen adapté à la capacité de toutes les intelligences, un moyen sûretinfaillible, de manière que quiconque l'emploira parviendra surement à la connaissance de toutes les vérités que Dieu a enseignées.

Dieu nous a-t-il donné un tel moyen? “Oui,” disent mes amis Protestants, “il nous l’a donné.” Les Catholiques disent la même chose : Dieu nous a donné un moyen tel que celui-là. Maintenant quel est le moyen que Dieu nous à donné pour connaître les vérités qu’il a révélées ? ‘La Bible.” disent les Protestants, ‘“ la Bible, toute la Bible, et rien que la Bible.” Et nous Catholiques, nous disons : ‘“ Non, pas la Bible et son interprétation privée, mais l'Eglise de Dieu.” Je vais prouver qu’il en est ainsi; et je défie tous mes frères séparés et tous leurs ministres de réfuter ce que je vais dire ce soir.

Je dis donc que ce n’est pas l'interprétation privée de la Bible qui a été chargée par Dieu d'instruire les hommes, mais que c’est l'Eglise du Dieu vivant; car, mes chers amis, si Dieu eut voulu que les hommes fussent enseignés per un livre, la Bible, il aurait certainement donné ce livre aux hommes; Jésus-Christ aurait certaine.

ment donné ce livre aux hommes. L'a-t-il fait ? Non, il ne l’a pas fait. Jésus-Christ a envoyé ses Apôtres par tout l'univers et leur dit: ‘“ Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; leur enseignant à observer toutes les choses que je vous ai commandées. Jésus-Christ n’a pas dit : ‘“ Esseyez-

vous, écrivez des Bibles et dispersez-les dans tout

le monde, et laissez chacun lire sa Bible et l’interpréter à sa manière.” Si Jésus-Christ eut dit cela, il n’y aurait jamais eu de chrétienté sur la terre, point du tout; il n’y aurait eu, au contraire, qu'une Babylone, que la confusion ; mais jamais une seule église, l'unité d’un seul corps. Donc Jésus-Christ n'a pas dit à ses Apôtres: ‘“ Allez, écrivez des

Bibles, distribuez-les et laissez chacun l’interpréter

à sa manière.” Cette injonction était réservée au 16e siècle et nous en avons vu les résultats.

Depuis le 16e siècle, on a vu surgir religions sur religions, églises sur églises, combattant, disputant les unes contre les autres; et cela, à cause de l'interprétation de la Bible.

Jésus-Christ envoya ses Abpôtres avec l’autorité d'enseigner toutes les nations ; mais il ne leur commanda jamais d'écrire la Bible. Et les Apôtres se dispersèrent, préchèrent partout, établirent l’église de Dieu sur tout la terre, mais ne songèrent jamais à écrire la Bible. Le premier mot qui fut écrit l’a été par St. Mathieu, et St. Mathieu l’écrivit pour l'utilité de quelques individus en particuiier. Il écrivit son Evangile environ sept ans

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après le départ de Jésus-Christ de cette terre, de sorte que l’église établie par Jésus-Christ, existait déjà depuis sept ans lorsque la première ligne du Nouveau Testament fut écrite. St. Marc écrivit environ dix ans après l’Ascention de Jésus-Christ ; St. Luc environ vingt-cinq ans, et St. Jean environ soixante-trois ans après que Jésus-Christ eut établi l’église de Dieu sur la terre. St. Jean écrivit la dernière partie de la Bible, l'Apocalypse, ou le livre des révélations, environ soixante-cinq ans après l’Ascention de Jésus-Christ, et l'établissement de l’église de Dieu sur la terre. Ainsi la Religion Catholique avait existé soixante-cinq ans avant que la Bible fut complètement écrite.

Maintenant, je vous le demande mes chers et bien-aimés {frères séparés, ces chrétiens qui ont vécu avant que la Bible fut achevée, étaient-ils réellement chrétiens, de bons chrétiens, des chrétiens éclairés ? Connaissaient-ils la religion de Jésus-Christ ? Quel est celui qui osera avancer, que tous ceux qui ont vécu dans le temps qui s'est écoulé depuis que Jésus-Christ monta au ciel jusqu'au jour où la Bible fut terminée, n'’étaient pas chrétiens ? Il est bien admis partout, par tout le monde, de quelque dénomination que l'on soit, que ceux-là étaient de beaucoup les meilleurs chrétiens, les plus parfaits chrétiens, les premises du sang de Jésus-Christ. Mais comment ont-ils connu ce qu'ils devaient faire pour se sauver ? Est-ce de la Bible qu'ils l’ont appris? Non, puisque la Bible n’était pas encore écrite. Et si la

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Bible est le seul maître qui doit enseigner les hommes, Jésus-Christ, notre divin Sauveur aurait laissé son église pendant soixante-cinq ans sans maître pour l’enseigner ! Bien assurément non.

Les Apôtres étaient-ils chrétiens, je vous le demande, mes chers amis Protestants ? “Oui, monsieur,” répondez-vous, ‘ils furent Îles véritables fondateurs du christianisme.” Eh ! bien, mes chers amis, pas un des Apôtres a lu la Bible, pas un seul d’entre eux, excepté peut-être St. Jean, car tous sont morts martyrs pour la foi de Jésus- Christ, et n’ont jamais vu le “couvert” d’une Bible puisque tous ont été ainsi martyrisés avant que la Bible eut été achevée. Comment donc ces chrétiens ont-ils vécu durant les soixante-cinq années qui ont suivi l'ascension de Jésus-Christ? Com:1eut ontils appris ce qu'ils avaient à faire pour sauver leurs âmes? Ils l'ont appris exactement de la même manière que vous l’apprenez aujourd'hui vous-mêmes, mes chers frères catholiques. Vous l’apprenez d’après l’enseignement de l’église de Dieu, les premiers chrétiens l’ont appris de même. Et non-seulement Jésus-Christ laissa son église sans Bible durant soixante-cinq ans, mais durant plus de trois cent ans. Car à peine l’église de Dieu eut-elle été établie, qu'elle se répandit aussitôt sur toute la face de la terre, sans avoir de Bible durant plus de trois cents ans. Et durant tout ce temps là, le peuple chrétien ne savait ce que c'était qu’une Bible.

Du temps des Apôtres, plusieurs fausses évan-

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giles ont été écrites. Ainsi il y avait l’évangile de Simon, les évangiles de Nicodène, de Marie, de Barnabas, l’évangile de l'Enfance de Jésus ; toutes ces évangiles étaient dispersés parmi le peuple, et le peuple ignorait quel était celui qui était inspiré, quel était celui qui était faux et souwillé. Et par la suite les savants eux mêmes étaient à se disputer s'ils devaient choisir de préférence l'Evangile de Simon ou celui de Mathieu, l'Evangile de Nicodème ou celui de Marc ; l'Evangile de Luc; lé- vangile de l’enfance de Jésus, ou celui de St. Jean.

Il en était de même pour les épitres, car plusieurs épitres fausses avaient été écrites, et le peuple chrétien a été, pendant plus de trois cents ans, dans l'impossibilité de savoir quelles étaient les fausses et les souillées, et quelles étaient les inspirées; et par conséquent, il ne pouvait prendre la Bible pour guide, puisqu'il ne savait pas ce qui constituait les livres de la Bible. Ce ne fut qu'au quatrième siècle que le Pape de Rome, le chef de toute l'Eglise, le successeur de St. Pierre, assembla dans un concile tous les évêques du monde ; et dans ce concile, il fut décrété que la Bible, telle

ue nous, Catholiques. l'avons maintenant, est la

arole de Dieu ; tandis que les évangiles de Simon, de Nicodème, de Marie et de l'Enfance de Jésus, ainsi que les autres épitres, étaient fausses, ou, pour le moins, non-authentiques, qu'il n'y avait aucune preuve de leur inspiration, et qu'au contraire, les Evangiles de St. Luc, St. Mathieu, St.

Marc, St. Jean, ainsi que le Livre des Révélations, étaient inspirés par Dieu et par le soufile de l’Esprit-Saint. Jusqu'à ce temps là, c’est-à-dire durant l’espace de plus de trois cents ans, le monde entier ne sut pas ce qui constituait la Bihle, Et si notre Divin Sauveur eût voulu que les hommes apprissent leur religion uniquement dans la lecture d’un livre, eüt-1l laissé le monde chrétien, durant trois cents ans, sans ce livre ?—Bien assurément non. Et non-seulement le monde chrétien est demeuré trois cents ans sans avoir de Bible; mais il a même été quatorze cents ans sans avoir ce livre sacré. Car avant l'invention de l'imprimerie, les Bibles étaient des choses rares, et qui coûtaient cher. Vous savez tous, n'est-ce pas, si vous avez tant soit peu lu l’histoire, que l'imprimerie n’a pas été découverte depuis beaucoup plus de quatorze: cents ans, c’est-à-dire vers le milieu du 15e siècle, et par conséquent environ cent ans avant qu'il exista des Protestants sur la terre. Comme je l’ai dit, avant la découverte de l'imprimerie, les livres étaient rares et coutaient cher. Les historiens nous disent que durant le 11e siècle, c'est-à-dire huit cents ans avant aujourd'hui, les Bibles étaient si rares et si couteuses que, pour s’en procurer une seule copie, il fallait dépenser une fortune, et même une fortune considérable ; il fallait la moitié de la vie d’un homme pour faire une seule copie de la Bible. Avant la découverte de l'imprimerie, il fallait tout écrire avec une plume sur du parchemin, ou peau de

mouton : c'était par conséquent un travail long et ennuyeux, un travail très dispendieux.

Maintenant pour avoir une idée du prix que devait probablement coûter une Bible dans ce temps-là, supposons qu’un homme dût travailler dix ans pour faire une copie de la Bible, a prix d'une piastre par jour, à ce compte cette Bible aurait valu $3650! Supposons maintenant qu'un homme dût travailler vingt ans pour copier la Bible, car les historiens disent qu'il lui eut fallu ce temps, n'ayant pas toute la facilité et la commodité que nous avons aujourd’hui pour l'aider dans cetravail; alors, à une piastre par jour, durant vingt ans, le prix d’une Bible serait monté à près de $8000.

Supposez maintenant que je vienne à Ot va, et que je vous dise, mes chers amis, de sauve: ,0tre âme, car si vous perdez votre âme, tout est perdu. Vous me direz: ‘“ certainement c’est vrai.” Et vous diriez : ‘que devons-nous faire pour sauver notre âme?” Le ministre Protestant vous dirait: “Il faut vous procurer une Bible; vous pourrez en trouver une à tel magasin, sur la rue Sussex, quelques portes plus loin que la rve Murray.” Vous demanderiez combien il faudra payer, et il vous dirait “$8000.” Tout bonnement vous vous écririez: ‘“ Que Dieu nous protège! Ne pouvons-nous pas aller au ciel sans avoir ce livre-là ?” On vous répondrait: “Votre âme ne vaut-elle pas plus que $8000 ?” Oui, sans doute, mais vous diriez que vous n'avez pas d'argent; et si vous

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pouviez pas vous acheter une Bible, comme votre salut en dépend, vous seriez condamné à demeurer à la porte du Royaume des Cieux ; ce serait là à la vérité, une condition bien désespérante. Or pendant 1400 ans le monde aurait été laissé sans Bible: pas un sur dix mille, pas un même sur vingt mille avait une Bible, avant la découverte de l'imprimerie ; et si ce livre eut été nécessaire pour le salut, notre divin Sauveur aurait-il laissé le monde sans l'avoir ? Bien certainement non. Mais supposons, pour un moment, que tout le monde aurait eu une Bible; qu’on eut écrit des Bibles dès le commencement du chrystianisme, que tous, homme, femme et enfant en eussent eu une copie en sa possession, quel avantage eut procuré ce livre à tous ceux qui ne savaient pas lire ? C’eût été certainement un mystère pour ces sortes de personnes. Même de nos jours, la moitié des hommes sur la terre ne savent pas lire. Plus que cela encore; comme la Bible était écrite en Grec et en Hébreux, la connaissance de ces langues était nécessaire pour pouvoir la lire. Maïs maintenant, l’on dit que nous l’avons traduite en Français, en Anglais, et en toutes les autres langues modernes. Oui, c'est vrai; mais êtes vous certain que vous en avez une traduction fidèle? Si non vous ne pouvez pas dire que vous avez la parole de Dieu. Si vous avez de ; à Bible une traduction

fausse, vous possédez l'ouvrage d’un homme, et rien de plus. Comment pouvez-vous vous assurer sur cela ? Comment reconnaître que vous avez une

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traduction fidèle du Grec et de l'Hbéreu? Je ne sais ni le Grec, ni l’'Hébreu, dit mon frère séparé ; pour la traduction que j'ai de la Bible, je dépens de l'opinion des savants ; je me base sur leur décision. Maintenant, mon cher ami, supposez que ces savants soient divisés dans leurs opinions : que les uns disent que cette traduction est bonne, que les autres disent qu’elle est fausse, alors c'en est fait de votre foi; vous commencerez à douter, à hésiter, puisque vous ignorez si la traduction que vous possédez est vraie ou fausse. Eh bien ! pour ce qui regarde la traduction Protestante de la Bible, permettez-moi de vous dire, mes respectables frères, que les plus érudits parmi les Protestants vous disent que la traduction que vous avez, savoir l'édition du roi Jacques, est trèsfausse et remplie d'erreurs. Vos propres ministres, prédicants et évêques, ont écrit des volumes en. tiers pour signaler toutes les erreurs qui se trouvent dans cette traduction du roi J acques ; et les Protestants de toutes sectes sont d'accord là-dessus. Îl y a quelques années, lorsque je demeurais à St. Louis, il y a eu une assemblée de ministres : toutes les dénomination avaient été invitées à cette convention, dont le but était de pourvoir à une nouvelle traduction de la Bible, pour la donner au monde. Les procédés de cette convention furent publiés dans le Missouri Republican. Un savant, je crois, un très-savant Presbytérien se leva, et, faisant valoir la nécessité de produire une nouvelle traduction de la Bible, déclara que

dans la présente traduction de la Bible, il ne se trouvait pas moins de trente mille erreurs !—Et après cela, vous dites, mes chers amis Protestants, que la Bible est votre seul guide, votre seul pré-

cepteur! Quel précepteur! en qui se trouvent

30,000 erreurs ? Dieu nous garde d’avoir un tel précepteur pour nous instruire! Une erreur, c’est déjà assez triste; mais 30,000, oh! c’est un peu fort !

Un autre prédicant, un Baptiste, je pense, se leva dans cette assemblée ; et, faisant valoir la nécessité de produire une nouvelle traduction de la Bible, dit : ‘“ depuis trente ans, le monde est privé de la parole de Dieu; car la Bible que nous possédons n’est pas du tout la parole de Dieu.” — Voilà où sont vos propres ministres. Vous lisez tous les journaux, je n’en doute pas, mes amis, et vous devez savoir ce qui se passe actuellement en Angleterre. Il y a quelque temps, on présenta une requête pour obtenir une allocation de quelques mille louis sterling aux fins de se procurer une nouvelle traduction de la Bible ; et ce mouvement est dirigé et conduit par les Evêques Protestants eux-mêmes, ainsi que les ministres. Je suppose que cette nouvelle Bible sera nn peu plus mauvaise encore que l’ancienne. Mais dites-

moi, mes chers amis, comment pouvez-vous être

sûrs de votre foi? Vous dites que la Bible est

votre £'uide; mais vous ne savez pas même si vous avez la Bible.

Et supposons même pour un moment que tous

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