‹ Réponses critiques a plusieurs difficultés proposées par les nouveaux incrédulesChapitre 23 sur 31 · ia · texte numérisé non relu

ia

i66 . JtârajSBEs. cmirïQ&Jsâ»

nom est uerborum tenàcàov cumpertpicuitotx sente ntùe. Qn> lui ta id^puis >denné le nom d'ancienne jqu>ati4 «elle de sain Jévème a commencé à étoe 'reçue daàltfËgiiseyJcomiiie il paroît par saint <hégoiite dankjsa* préfoee sur Job, Gassien çupar sMUPEucher , <fui4ui donnent de iipm ^ c'étoit c«lfe^qii\>n lieoî t {i^ et dont on se serfOit eottini&nément' dati&les églises latines avant que c^Ue^de saisi Jérôme y fut regue : teela parbît par- U réponse qœ ce saint docteur Jait à eèurôt^He blâmaient d'avoir feit .une nouvelle *amcn 'sur i%ébreu. Pour iea.ché&aymeril lear >dît *ntte a*- 4res raisons que son d«S|sém n'est point de -changer lofficéde l'Eglise , et qu'il fanfcçoatiauer à ebanter dans* les églises l'ancienne •version." • » ■ • •.■'••■ -- "* .

On ne sait point qui étoHTmiteur descente version italique y et elle -ri& Subsisté pins en son entier •: noûVen OTfene seulement «ne très-grande partie, que; dom Sabfeatiêr a recueillie de 'plusieurs nttnu*crjt&'et<qirïl: & fait imprimer^ à Reims en tj/f&.>î' : , ,

Saint Jérôme entreprit de faire une révision $e oettQ vertion italique. Lk pftfnwère «hose qWiltit'feftt* de corrige* les'fetfteg qtri l'y étoient glisiséès pftt rignor^nce\ dû parla négligence des copistes , et de la réformer sur . - i* ;« .o . . -" )

(i) Lettre à S«linfe4ft4ft4télft," ^< a >

ÉVANGILES Btf GÉNÉRAL. 267

la version des Septante, qui étoit dans ks Hexaples d'Origène-, en conservant dans cette version les astérisques et les obèles. Il entreprit ce travail étant encore jeune, dans la ville de Rome , et l'acheva en peu de temps.

Après avoir ainsi corrigé la version italique , il entreprit une nouvelle version de l'ancien Testament sur le texte hébreu. H croyoit rendre en cela un grand service à l'Eglise : premièrement, en lui donnant une version de l'Ecriture sainte dans sa pu> reié ; secondement , en mettant les chrétiens en état de pouvoir soutenir aux Juifs que les passages de l'Ecriture qu'ils Jeur citaient étoient ainsi dans te texte hébreu ; troisièmement , en leur découvrant les corruptions ou changements que les Juifs qui avoient traduit l'Ecriture pouvoient avoir faits dans leurs versions; quatrièmement, en délivrant l'Eglise latine de cette grande variété de versions latines, et de la nécessité d'avoir recours aux Grecs pour les corriger.

Néanmoins , quelque utile que fût ce travail de saint Jérôme, il lui suscita bien des ennemis et des censeurs ;il s'en plaint dans presque toutes ses préfaces* Les uns , envieux de *a réputation , le déchiraient comme un falsificateur- de l'Ecriture sainte. D'autres l'aecusoient de préférer l'interprétation des Juife de sert* temps à celle des- Septante, au-

Digitifed by VjOO

torisée par les évangélistes et les apôtres et reçue par les chrétiens. D'autres , plus équitables , étoient persuadés que , quoique sa version pût être bonne , il n'étoit pars à propos qu'elle devînt publique ou du moins qu'elle fût lue dans les églises latines, parce que ce seroit un mépris de la version des Septante et de l'ancienne Vulgate , et qu'il paroi troit une contradiction entre les églises d'orient et d'occident. Saint Augustin fut de cet avis -, et après avoir d'abord repris saint Jérôme de ce qu'il, avoit fait une version différente de celle des Septante, il avoua dans la suite qu'elle pouvoit être utile , mais qu'on ne la devoit pas lire dans les églises , de peur qu'elle ne causât du scandale.

Saint Jérôme méprise les reproches et les calomnies de ses envieux , qui le reprenoient et le déchiroicnt en public pendant qu'ils lisoicht et admiroient son ouvrage en particulier. Il se plaint de l'ingratitude des personne? de son siècle , qui , bien loin de reconnoître et de louer le service qu'il rendoit à l'Eglise latine , lui en faisoient un crime. Il répond à ceux qui étoient prévenus en faveur de la version des Septante qu'il n'a point entrepris cette nouvelle version pour condamner celle des Septante , qu'il Iode , qu'il approuve et qu'il a revue et corrigée - dans sa jeunesse , et que si elle étoit restée

dans sa pureté il n'auroit pas entrepris de foire une nouvelle version» sur l'hébreu 5 mais quêtant corrompue et mêlée dans les Hexaples des versions d'Âquila et de Théodotion, il a jugé plus à propos de traduire tout de nouveau le texte sacré que de se servir d'une version fautive ou de l'ouvrage des Juifs. Enfin il proteste dans sa lettre à Sunnia et à Frétéla , que son dessein n'est point de chan-f ger l'office de l'Eglise et qu'il faut continuer à chanter dans les églises l'ancienne version ; mais qu'on peut se servir de la sienne en particulier pour entendre l'Ecriture sainte, et c'est ce que saint Augustin fît lui-même dans les dernières années de sa vie , où il consulta la version de saint Jérôme et s'en servit dans les occasions.

Après que saint Jérôme eut achevé la version de l'ancien Testament sur l'hébreu, le pape Damas l'engagea à corriger la version latine du nouveau. Rien ne peut mieux nous faire connoître en quel état étoit alors cette version, et quelles étôient alors les corrections dont elle avoit besoin, que le prologue du saint docteur sur les quatre Evangiles adressé à ce souverain pontife.

« Vous m'obligez, dit-il , de faire un nou- » vel ouvrage d'un ancien , et d'être comme » l'arbitre entre les exemplaires de l'EcHture » sainte répandus par toute la terre, et comme

1JO RÉPONSES CRITIQUEE» -

» ils sont diflerentsi, de décider qui:son«t ceux a qui s'accordent a\£C la vérité grecque. C'est a un travail religieux ,♦ mais une entreprise » dangereuse dç. quange* là langue du monde » qui est dans sa vieillesse , et de. le rappeler, » dans le temps qu'il commence à blanchir , » aux principes que Ton apprend aux eufauts j » car qui est le savant ou l'ignorant qui , pre-

* nant entre ses mains un volume de l'Ecrift tare sainte, et voyant que* ce qu'il y lit est » différent du g<n\t dont il est prévenu, ne >i «'écrie aussitôt que je suis un faussaire et » un sacrilège, qui a la hardiesse de faire des >* additions, des -changements et descorrec- ». tions dans des livres anciens ? Deux choses » me consolent de cette envie : la première » c'est que vous , qui êtes le souverain poa-

* tife , me le çQimnaftdez; la seconde, <j*e, » de l'aveu des ph*s médisants , il faul qu'il » y ait de la fausseté où il y a de la variété;

* s'ils disent qu'il faut ajouter foi aux exem- » plairas latins, qu'ils ihe répondent swiaquek; »- car il y a presque autant d'exemplaires dif- » férents que de manuscrits -, et s il fout chérir cher la vérité entre plusieurs, pourquoi y> n aurons-nous pas recours à la source g***""

* que pour i corriger les fautes qui viennent » ou de k mauvaise traduction dest,!»^*" » prêtes, oé des corrections mal faites pat » des critiques .mal habiles, ou par des addi-

ÉV*|*eiffiB3 'Ml:' oékAkal. 27s

W ^ious ;èê dèis; chxfcgeménts f art iié» par la » né^ïîgettoé)des eopMa» 9 ffe ne; parle pai à » pré^n-t cje l'ancien; Testament, mais duv y*ji4mifeà*i 4 > «qui ? «ansn doflfonesl rgreo , à ¥ex* ft-oeptkm de FEvttbgîfeick sàinb Matthieu y »» fqyft d Jpi^ltf-fopwirafcrTSon Ewnjgite -dans: la » Judéèiji écrit ewAettiw hébraïque». Le mu* » ^«m Teilaraôidy dis-jè ,i étant plein» de va* j'.viétôs* datas les trfadiwtrolw lktinaei , qtti font »rdom»e autant ^ de ÀTirisaeatiH^ il. fout avoir » ' rtfccam à fit tttupcè tpii est miiqàe. Je passe » soûs àBenee lefr.ëfteiapiaines ipii portent le 4 m» de Lucien îet jd'fl&ychàusy que q«*l«> » ques gens défendent avec nie obsfcinatie» » condamnable, parce qu'il ne leur a pas été » permis de corriger Tancien Testament après » les Septante , et qu'ils n'ont pas réussi dans » lés correctrons qu'ftV ont faites au nouveau. » Les ' Versions quf en oiitété faites en plu- 9 sieurs ■ angttés avant leur correction prouvent que êâ'qrâîft but ajouté est faux. Je tf prtmets <tetïd dans cette préface' les? quatre* » Evangiles corrigés sur des exemplaires grecs

* e£ anciens f arfw kscfisel» jb ont été confé- »- rév* Cèvtimm gnteorum èmértdaU* cvUani parte veé wtormni Mans de peur^ue la lajrtin\du aoarveau Testament ne fût trop

* différait du wri^i4reymtis avofts. gardent» v tfanpéramêntt^'ur èsttdei»é< corrigea que le» » cfaeswqu) etanfpoieaA -k sens, et de latater

*7* BÊPONBES CRlTlQtTES. '

». le reste dans le même état' quMiéték.,:.. Il * faut avouer qu'il y a bfeiucou^deoaofusidn » dans nos exemplaires des Evangiles,' parce » que no» interprètes ont souvent ajouté ce » qu'un évangéliste a voit dit de plus dans un » autre Evangile,. ou ils croyoïenï qu'il man- » quoit; comme ils ' ont fcowent' corrigé les » expressions d'un, évangéliste. sur r<ielies de » l'autre , ce qui est cause de cette confusion » et fait que l'on. trouve dans saint Marc plu* » sieurs endroits de saint Luc et de saint Mat" » thieu, et dans saint Matthieu plusieurs »' endroits de saint Marc et de saint Jean ^ et » ainsi des autres, » ' * *

On voit par tout ce que nous venons de rapporter :

i° Que dans les églises grecques on, se servoit, pour l'ancien Testament, de la version des Septante , corrigée par Origène , ,que saint Jérôme louoit et approuyoii •, et pour le nouveau. Testament, on se servoit de l'original grec, • • •

- 20 Que la version italique de l'ancien Testament, dçnt les églises latines faisoient usage, étoit fidèle et conforme à la version des Sep* tante ,- puisque saint Jérôme la loué, l'approuvé et n'y fait point' de correction, que d'y rétablir les obèles et les astérisque* d'Origène. Saint Augustin jugfeoit de même de

ÉVANQILES. EN GÉNÉRAL. 2J$

cette version, puisqu'il trouvoit mauvais que saint Jérôme en fit une nouvelle.

3° Que la version de l'ancien Testament sur l'hébreu, faite par saint Jérôme, blâmée d'abord par quelques-uns, fut ensuite universellement approuvée comme plus parfaite que l'italique.

4° Que saint Jérôme n»'attribne point d'erreurs à la version italique du nouveau Testament, ce qu'il n'eût pas manqué de faire s'il y en eût eu , puisqu'il en décrit si exactement l'état dans son prologue au pape Damas. Bien plus , il assure qu'il n'y a corrigé que quelques endroits ou il lui avoit paru que le sens de l'original n'avoit pas été bien rendu -, nouvelle preuve qu'il n'y avoit point troUvé d'erreurs. Nous avons encore cette version italique du nouveau Testament entier, telle qu'elle étoit avant la correction de saint Jérôme , dans le recueil de dorai Sabbatier. Chacun peut se convaincre par soi-même qu'elle ne contient aucune erreur, et que les fautes que ce saint docteur y a corrigées ne sont pas considérables. Ainsi ,* dans l'Eglise latine et dans la grecque , l'Ecriture sainte , dont on se ser* > voit pour l'enseignement public , fidèlement traduite dans les langues grecque et latine, étôit par ce moyen devenue inaltérable : éar > le moindre changement qu'on y auroit voulu faire auroit non-seulement soulève le clergé,

la*

i«7?4 • RÉPONSES CîlITiQUES.

mai» encore le peuple qui en avoit une parfaite connaissance , puisque dans les assemblées de religion on la lisoit dans la langue 'qu'il parlait. Nous en rapporterons bientôt un exemple • qui sera la preuve de ce que. nous disons ici. Ce nVst donc point des exemplaires usités dans les églises que saint Jérôme parle lorsqu'il dit que chacun y avoit fait à son gré des retranchements ou des additions. S'il se irouYoit quelques fautes dan» ces exemplaires, publics , c'étoient des fautes de copistes dont il étoit aisé de s'apercevoir, et qu'il étoit facile de corriger stw les exemplaires des églises voisines.

5° "Qu'il y avoit presque autant d'exemplaires des livres saints de l'ancien Testament y qui -y parmi les latins, étoient entre les mains des particuliers, que de manuscrit» : apud La'inos tôt surit foré exempter ia quot codiecs.Coln vcitoit, comme l'a remarqué saint Augustin , de ce que tous ceux qui avouent quelque coanoiasance de la langue grecque et delà latine, [entreprenoient.de faiee unenaiivsHe tradition des Livres sainte Cette licence nepouvoit manquer de produire cette prodigieuse diversité ; car si cent personnes se chargeoient de traduire imofLYrage du grec em latin r il ny àiuwît pas deux, de) ces ve*sioktw qui fiusenJj entièrement senthlaUçs* Outre'oe- principe si naturel de < div0v§Ue , il

ÉVirROTCES' EN &È3BÈ&JLL. 2f&.

y en > a-voit encore tm antre* particulier au livre qne'lora traduisoit» Ilétoit fort difficile de marquer exaeteiÉterft tousles astérisques et lèft obèles d'Origèmes j cel* demande* t beau* coup de peine ' et è'applieaftion , d'où il' étoit armé que , par 1 â négligence des copistes , ou peut-être parce que céûxqni faisoient faire ces copies s'en soudoient p^ùv les obèles et les atrtérisques>érant retranchée <*u omis en pktsieurs endroits, les additions de Théodotion et d'Aquila furent confondues avec la version des Septante.

6° Outre la source de diversité provenante de la multitude des traductions particulières, qui étoit commune à celles de l'ancien et du nouveau Testament , il' y en a toit encore une propre au nouveau : c'est la liberté que plusieurs des fidèles qui a voient traduit les- Evangiles s'étoiênt donnée; Us avotent souvent «jouée* dans leurs exemplaires ee qu'ut* é**ng|éliste !• a voit dit de plus <Jaa» un autre Evangièe , où ils a voient cru qu'ik manquait, ctMume il* avoient souvent, corrigé lèsr expressions d'uni évangéHste sur celles d'un autre, ce qui' causoit de k confusion , et faisoit que Fou trowroèt dan» saint. Marc plu* sietws eà droits de saiuti Lue et de sein* Matthieu , et dans sarint Matthieu pklsfeurs e&* droits .de saint Marc et desaimî Seaur f et ainri de* autres.

C'est de ces Hvres saints qui étoient entre le» mains des particuliers que saint Jérôme dit qu'il y en a autant d'exemplaires différents que de copies, à cause de la liberté que chacun s'est donnée d'y faire à sa fantaisiedes retranchements et des additions que chaque particulier n'auroit pu faire dans les exemplaires publics , à l'intégrité desquels le peuple comme te clergé veilloit avec un soin extraordinaire.

Saint Augustin rapporte un trait bien frappant de cette attention des fidèles à ne pas souffrir le changement le plus léger et le plus indifférent dans les Livres saints.

On lit dans Jonasque le Seigneur fit naître un lierre qui s'éleva sur la tète de ce prophète pour lui faire ombre , et le mettre à couvert de la chaleur qjii l'incommodoit beaucoup. Le nom de cette plante dans l'original hébreu est kikaion. Elle n'est point connue hors de l'Asie ; c'est pourquoi les Septante ne trouvant point de terme* dans le grec pour la désigner, la traduisirent par cour» ge, parce que cette plante étant très-propre à donner de l!ombrage, pouvoit représenter le kikaion ; la version italique faite sur les Septantes portoit aussi courge. Saint Jérôme , -dans sa nouvelle version, croyant que le lierre étoit plus propre à représenter le kikaion ,

employa cçmbu II arriva , dit saint Augustin1 écrivant à saint Jérôme i « qu'un de nos col- » lègues ayant établi qu'on liroit votre ver- » sion dans son église, il se trouva un endroit » du pipphète Jonas où vous avez traduit » différemment de ce qu'on se souvenoit » d'avoir vu et d'avoir ouï lire de tout temps » dans l'Eglise*, cette différence fit croire que » cet endroit étoit falsifié \ et comme le texte ». grec, qui se trouva contraire à votre version, » augmenta encore la présomption de falsifiv » cation, cela fit un si grand bruit parmi » le peuple que l'évéque fat contraint de » consulter les Juijfe ; car c'est une ville où » » il y en a ; et eux/ soit par malice ou par » ignorance , dirent que le texte bébreu » étoit conforme en cet endroit au grec et au » latin; en sorte qu'il fallut que l'évéque rayât » ce mot-là dans votre version, et le corrigeât » comme une faute de copiste , ne voulant » pas demeurer ^lus lpng-temps dans le dan-> » ger où il s'étoit vu d'être abandonné.de tout » son peuple. »

Représenter une plante qui n'avoit point , de nom ni dans le grec ni dans le latin par , quelque plante que ce fût qui approchât de son espèce étoit la chose dit ni<9hde la plus indifférente ; cependant la substitution du. .

* Lettre 71. , »

2T]% . KKtoJISES CRrUQUES.

lierre kl* 6ê*rgeià*a&ime Version deFEcn» tore' fuf suffisante pour eaciter un gn»d soulèvement qu'ea* ne pirt- apaiser qu'en rayant le mot de Merré et< replaçait t celai de courge : qu'on juge par là dti zèle dey fidèles pour la conservation des livres saints!

' Mais, dSra Dumarsai», tous êtes obligé d'avouer que selon saint Jéténaae il y avok des catholiques qui faisoîéwt des' additions- et des retranchements dans les livres- saints*. Oui, nous en convenons 5 mais quels; étoient ces retranchements, quelles étaient ces additioW Retranchoient-ils quelque partie dii texte sacré», y ajoutoient-ils quelque chose de leur fafojn^ mèlofenl-ilj la parole de l'hora-mé à celle de Dieu ? Noir sûrement : saint Jéréute ne leur a jamais reproché de pareilles impiétés, ee qu'il n'auroit pas manqué de faire, soi* par zèle peur La religion ,. soie . papoeque cela: awroit/ servi a relever Futilité et* la nécessité <de sa version. Quels +3»* dorjc ces additions et ees retranchements dont il se plaint? Quelques fidèles, voulant i»4re une espèee dé concorde des Evangileay.metteietit dans un ce qui se trouvoit dans les a*Mr $ sorte même sujet : d'autres, contents delà version* dès Septante telle quelle étoit primitnvememt:, ne fatéoient paej transcrire d?ns leurs exemplaires les additions qu'Origène y avoit faites , et qui étoient prises de Theo-

ÉVANGILES BIS GÉNÉRAL. IJty

dation ai! d'Àquila. Voilà* le&addrtionâ et lés.suppressions que saint Jé»ôine improuve, non parce quelles akéroient LïiKtégthé des originaux dont itan'est point question, mai* parce quelles formaient des copies moins parfaites des versions , les unes par les retranchements qu'elles faisoient, les antres par la confusion qu'elles intreduisoient : voilà à quoi se réduisent les paroles de saint Jérôme, qui a'ea imposeront qu'à ceux qui ne voudront pas les approfondie.

Il se présente ici une difficulté qui! est à. propo& de résoudre. .

L'Eglise latine ne se sert pour renseigne* ment public que de la Vulgate déclarée authentique par le concile de Trente r mais comment l'Eglise art-elle pu donner une pareille autorité à eette version, puisqu'elle ne l'a jamais comparée avec l'original pour co»noître si elle y étoit conforme? L'usage qu'on en a fait pendant une longue suite de siècles a paru au concile une preuve <de sa fidélité. Rien de plus faible que. cette preuve, puisque pendant cet espace de temps il. n'y a.erc pe»-~ senne dans l'Eglise latine qui ait su l'hébreu, et qui par conséquent ait pu- juger- de la contforaiite.de la Vulgate avec l'original.

.Réponse. Cette difficulté n'es* < fondée qute sur une faussa supposition. On Suppose que pendant les siècles qui se sot* écoulés tUpuis

saint Jérôme personne dans l'Eglise latine n'a eu connaissance de l'hébreu : on se trompe en pensant ainsi } il y a toujours eu dans cette Eglise des savants instruits dé la langue sainte; la liste que nous allons en donner en sera la preuve.

La version latine de saint Jérôme sur l'hébreu fut reçue de son vivant dans quelques Eglises , ainsi qu'on le voit par l'exemple de cet évêque d'Afrique rapporté plus haut. Cela se prouve encore parce que Lucinius de Bé~ tique envoya de» copistes à saint Jérôme afin d'avoir des exemplaires de sa version , qui se répandirent dans l'Espagne. Salvien de Marseille et quelques autres auteurs du cinquième siècle ont cité quelquefois l'Ecriture sainte dans leurs ouvrages suivant l^i version de Jérôme. Enfin dans le sixième siècle elle devint aussi commune que l'ancienne Vulgate , et marcha de pair avec elle : c'est ce que saint Grégoire nous apprend de l'Eglise de Rome dans sa lettre à Léandre qui sert de préface à ses morales , où il déclare qu'il explique « la «version nouvelle (c'est celle de saint Jé- » rôme), mais qu'il cite tantôt l'une, tantôt » l'autre, afin qiie , comme le saint siège apos-* » tolique auquel il préside se sert de Tune et » l'autre * son travail soit aussi* appuyé, sur x » toutes les deux. » Novam verb translatiù- \emdUsero, sedut comprobationis causa exi*

ÉVAWGIÏiES EN GÉNÉRAL. a8l

git tiunc novam nunc veterem per testimonia assuMo, ut, quia sedes apostolica utrâquàK uCtïtur, rnei quoque labor studii ex utrdque Jhlciàûir. Il remarque même dans un endroit de ses morales, sur une différence qui est entre la nouvflle et l'ancienne version , que ' là nouvelle est plus fidèle et plus conforme au texte original : Sed tamen quia hœc nova translatio1 ex hebrœo nobis ardbicoque eloquio Cuhcta veriiis trahsfudisse perhibetur. Depuis saint Grégoire la version dé saint Jérôme gagna le dessus en fort peu de temps, et fut la seule dont on se servît en public et * en particulier. Saint Isidore nous assure que de son temps, c'est-à-dire vers Tan 63o, toutes lés églises se servoient de l'édition de saint Jérôme , parce qu elle étoit plus véritable et plus claire. De hebrœo autem in latinum éloquium tantummodo Hieronymus presbyter sacras Scripturas convertit, cujus editione generaliter omnes Ecclesiœ usquequaque utuntur pro eo quàd veracior sit in senten- • tiis et clarior in verbis* .

Les églises ne se déterminèrent à égaler , ensuite à préférer la version de saint Jérôme àTitàlique que parce qu'on les assura (voyez le second passage de saint Grégoire rapporté jflus haut) qu'elle étoit plus véritable et plus

* Lit. io , Mot. ch. 23. — ' Liv. x, Off. , ch. 3ft.

claire i il y avojt donc .alors dan^r^is* de* pçj^ennesten état delà c0nfronter>.VoiâffUv nal ,.dea personnes par confiéqHçqt savantaa. epi. hébreu % il n'y *voit en eflei qu'un pareilu témoignage qui p&t -engager les fidèles à^pirérC fève* la nouvelle versioq à Kamf i^n^e , pPHf . laquelle ils aboient , comme on Ta vu, un-ai : fwt*ttacl>emeuu ., ,.

Pariantes du nouveau Tçstafnent.

On appelle variantes les diverses leçons, d'un même texte y ainsi les variantes du nouveau Testament sont les diverses .leçons du texte de ce livre $acré. On lit dans quelques manuscrits, de la Vulgate , au premier verset < du deuxième chapitre de saint Matthieu : In+ Bethléem Judœce r pour in Bethléem Judo» Voilà une variante. On lit dans quelques manuscrits de la Vulgate, au} dixième verset du troisième chapitre du même évangile •: Ejcciditur et m ignem mittitur T pour, çxcidetur et in ignem tnittetur. Voila une variant ec

. M. MiU, principal d'un des collèges de l'université d'Oxford, entreprit sur la fia dur dernier siècle <te donner uire édition du no»-; vsau Testament: grec., dans laquelle, il place-, rpit ttuues les variantes jou diverses. kçonfl. qu'il pourroit découvrir. Il y travailla pen-* dant pjte.de trente ans^y U eolUtkxj^arie grec

vulgaire; sur quatra-yitfgwlix manuscrits; il' le confronta avec toutes les anciennes versions, L'italique, la vulgate, 1* syriaque > l'étkiopienne, l'arabe > 1* «opbAe, l'arménienne, la çotbique , la saxonne* Il le compara pa~ raUemem^veo toutes leseiUftions du nouveau Testament qui se trouvent dans le* Pères grées et latins des cinq premiers siècles., et marqua toutes les variantes que lui fournirent ces différentes sources. Ces variantes sont au nombre de trente mille.

Dès que l'ouvrage de ML MiU parut, les,» incrédules, en triomphèrent. Quoi! dirent-jls» cette Ecriture^ qu'où assure avoir été donnée att&benunes pour être la règle infaillible de* leur croyance , a été exposée aux mêmes altéra tiens que les livres profanes ! Si les exçmjpladres ne s'accordent point > si les copistes, n'ont point été fidèles , qui. nous apprendra queUe est la leçon que nous devons suivre? Dès lors tout est incertain dans l'Ecriture , dès Ws elle ne peut plus servir à notre instruction.

Avant de répondre à cette difficulté, on: observera que 9 pour prévenir les* fantea des wpi&tes, il eût été besoin dune perpétuité et d'une universalité- de miracles que Fou ne peu! raisonnablement exiger de la providence divine , puisqu'elle a pn atteindre au but quelle s est proposé en noua donnarnt

les livres saints sans cette foule *de mer- Teilles.

On dit miracles , pacce que ce n'en est pas un moindre d'exempter un copiste de toute inattention et de toute méprise, soit d$ns les mots , soit dans les lettres, que de garantir l'auteur sacré de toute erreur dans le sens de ce qu'il écrit.

• On dit miracles universels et perpétuels , « parce qu'on transcrit ou l'on imprime les livres saints dans toutes les parties du monde; qu'on les a copiés et qu'on les copiera dans tous les temps* Ainsi, dans ces millions d'exemplaires des livres saints qu'on a transcrit et qu'on imprimera à l'usage de toutes les nations et de tous les siècles, il auroit fallu et il faudroit que tous les écrivains, tous les imprimeurs eussent été et fussent infaillibles et impeccables; infaillibles pour ne se jamais tromper; impeccables pour ne vouloir jamais tromper. Ne seroit-ce pas là un prodige plus grand lui seul que tous les prodiges dont il parlé dans le vieux et le nouveau Testament réunis ensemble ?

On dit que la Providence divine peut , sans Cette foulé de merveilles, atteindre au but qu'elle s'est proposé en nous donnant l'Ecriture sainte. Quel est ce but ? Dé nous instruire pendant toute la suite des siècles. Que faut-il pour cela? Que le corps de cette

ÉYANGILES EN GÉNÉRAL. ^85

divine Ecriture soit conservé dans tous les . temps sans aucune altération , pour peu considérable qu'elle soit , qui ne puisse être facilement corrigée : or , tel est Tordre présent .de la Providence. Dieu a voulu que les livres saints fussent entre les mains des fidèles. Il a fallu pour cela qu'on en fit un grand nombre de copies, soit pour les églises, soit pour les particuliers qui en vouloient faire une étude singulière. Ce grand nombre de copies empêche qu'aucune altération un peu considérable ne puisse se glisser dans l'Ecriture qu'elle ne soit corrigée sur-le-champ. La faute que Ton trouvera dans quelques exemplaires ne se rencontrera pas dans les autres , étant impossible que tous les copistes se soient trompés sur le même endroit ; ainsi le grand nombre de manuscrits qgi occasione cette multitude de variantes dont on se plaint en est en même temps le remède.

Examinant à présent ces variantes de M. Mill, nous dirons qu'il en faut beaucoup diminuer le nombre; que dans celles qui resteront après cette diminution , il n'y en a aucune qui intéresse la foi ou les mœurs; qu'il y en a peu de quelque importance, et qui ne puisse être corrigée à laide des manuscrits.

i° Les variantes prises des ouvrages des Pérès sont très-ineertaSnea, parce qu'ils, cir

a86 RÉPONSES cmiTïQtms.

toient souvent de mémoire les livres saints, et qu'ils avoient plus d'égard au sens qu'aux paroles ; qu'ils substituoient des termes équivalents. On n'a qu'à les ouvrir pour s'en convaincre} et pour épargner cette peine au lecteur, nous en donnerons ici un exemple. D y a en saint Matthieu, chap. 16, v. 33, chercbezdonc premièrement le royaume de Dieu et sa justice , et vous aurez tout cela de sur; croit. Clément d'Alexandrie cite trois fois ce passage. Au liv. 4 des Stromates; cherchez premièrement le royaume des cieux et la justice , et vous aurez de surcroît ce qui est nécessaire à la vie. Au Pédagogue, Kv. 2, ch. 10, cherchez le royaume de Dieu , et votre nour-* riture vous seta donnée de surcroît. Au chapitre ia , cherchez premièrement le royaume des cieux , et tout cela vous sera donné de surcroît. I

20 II n*a pris les variantes des versions orientales que sur les traductions latines de la polyglotte d'Angleterre ^ qui ne sont pas trop exactes, comme il l'avoue lui-même. S'il 'eût pu consulter ces versions mêmes, il auroit vu ces variantes diminuer bien considérablement*, il les eAtvu diminuer encore davantage s*il n'eût pâs'pris pour variantes les différentes constructions qui se trouvent dans ces diverses langues, quoique le sens soit le même -que celui de l'original. Eclaircissoiis^eeci par

ÉTANOVLES EN GÉNÉRAL. 587

Trn exemple Dans saint Matthieu , chap. 10, v. 1 : Proskalesamenos tous dôdeha mdihétas autou , edaken autois. Ayant appelé «ses douze disciples , il leur donna. Le syriaque: n*ayantpoint<P aoriste comme le grec , le traducteur latin a rendu ainsi le passage : II appela ses douze disciples, et leur donna, etc. Je demande si cela peut passer pour «ne variante. Il y a bien variété dans le tour de la phrase; mais y eu a-t-il dans le sens ?

3# Lès variantes tirées des livres apocryfh.es doivent être regardées comme nulles. Que nous importe <qu'un passade soit bien ou mal rapporté dans des ouvrages que nous -rejetons ?

Nous avons fait voir que les*variantes tirées des ouvrages des Pères et des versions orientales étoient fort incertaines. Nous ajoutons que parmi' ces variantes , de même que parmi celles qu'on a tirées des manuscrits , le trèagrand nombre n'est d'aucune importance.

Il n'y a véritablfrmentpoînt de variante que celle qui forme un sens différent. M. Mill n'a pas voulu penser ainsi. Tout' a été variante pour lui ; il a placé dans ce: rang jusqu'aux moindres mhiutiés.' Nous allons en rapporter des exemples: •

!• Un synonyme raîtchez lui une variante1. * Actes des apA très , chap. 1 , v; 3. Dans le •grec tulgaire , ; optamenos , apparoifcsant ,

phainomenos j apparaissant , dans un manuscrit.

2° Une faute d'orthographe, Salomona dans un manuscrit pour Salomonta, Salomon* Saint Matthieu , chap. i , v. 6% Assa pour A sa* Ibid., v. 8, #

3* Il y a dans le grec des particules explétives ou surabondantes qui, ne signifiant rien, ne peuvent par conséquent varier le sens dans les endroits où on les emploie. Telles sont , de y kai, etc. M. Mill les a placées dans son recueil. Saint Matthieu, chap. 9, v. 18. Tauta autou lalountos , leur disant ceci. Un manuscrit porte : Tauta de autou lalountos , ce qui ne signifie rien de plus. Saint Matthieu, chap. i4 ? v. ir En ekeinô tô hairô. Un manuscrit porte : En ekeinô de tô kairô. L'une et l'autre leçon signifie également en ce temps-là. Le même évangéliste , chap. 1 , v. 16 : Prin è sunelthein autous , avant que d'habiter ensemble. H y a dans un manuscrit : Prin è sunelthein kai autous , ce qui ne signifie rien de plus-

4° Les manuscrits qui étoient à l'usage des églises étoient partagés en sections pour les différents jours de l'année. Lprsque le pronom autos , qui se rapportoit à Jésus , étott à la tète de la leçon , on metfoit le nom de Jésus en place du pronom , pour que les auditeurs comprissent d'abord quelle étoit la

ÉVANGILES Etf GÉNÉRAL. $&)

personne dont on parloit. Nous suivons encore cet ancien usage. Lorsque l'Evangile d'une messe est la continuation d'un discours que le Sauveur a tenu à ses disciples , nous le commençons par ces mots : Ditàt Jésus discipulis suis , Jésus dit à ses disciples. Ce nom , supposé nécessairement datas le texte, et exprimé par manière d'éclaircissement-, a suffi à M. Mil! pour en faire des variantes.

5° Il n'y 'a pas jusqu'aux virgule» dont i! n'ait grossi son catalogue. Actes des apôtres , chap. i , v. 2. Enteilamenos tois apostolois dia pneumatos agiou , ayant donné ses ordres aux apôtres par le Saint-Esprit. H y a des manuscrits où l'on voit une virgule entre apostolois et dia. Voilà une variante.

Enfin M. Mill a porté l'exactitude sur les diverses leçons des manuscrits du nouveau Testament jusqu'à l'excès. La plus petite diP férence dans l'orthographe , dans les moindres particules, dans les articles, darts l'ordre et dans l'arrangement des mots mis devant ou après, sans rien changer au sens, a été observée , a été pour lui une variante.

Ce n'est donc pas sans raison que le savant Kuster , dans les prolégomènes qu'il a mis à h tète de la nouvelle édition qu'il a dontiée de l'ouvrage de M. Mill-, dit que' cet auteur, ' dans son recueil de variantes, y a compris des différences, pleine insipides \ ridicules et ii. i3

ay> BWONSES CRITIQUE^'

frivoles. Referre voluit varietmtes etiam wsipidas , ridiçulas et futiles*

M. Psajfc, qui a composé un* dissertation critique 4^ .(véritables laçons du nouvca* Testament ft et xjui pour cela a examiné avec soin les variantes de M. Miil , n en porte pas un, jugement plus avantageu* que M* Kuster. il dit <fu# toute cette diversité de leçons ne consistât ifuen des mmuties de grem* meure qui -ri intéressent point & sens, les dogr^es de notre foi n'eu sauraient être aï* terés.

Ç)u voit par ce que noua Tenons de dire

ce que l'on doit penser de ces trente mille

variantes, dont on veut noua faire un si fer*

midable épouvantai!. N'est-ce pas la montai

. gnje en travail qui enfante utte souris ? ''

MaÎÂ^ dita-t-ou* M- Mili recotîDok-pour YTadesieçons environ deux mille des nuriantes qu'il a recueillies^, il les approuve de telle macère qu'il voudrait qu'on les. inséra* dan» le tejtfe , et que l'on en bannit celles, qui jus** cp&'içi en, ont tenu lu plaee* Voilà, efane *» moins d$ux ïnjUe variantes dè-àmséqMeneey et qu'on ne pçui, meure au rang, de celles qui \jqe méritent aucirae attention*

Réponse. jD^s que le nouveau Teataman* de J)L Mill parut,. ML Wtofcy puklia eu la» l'/çxamen des. variante* qu'où y avoit aecuak fy?.. Cet e^apiau, plus *mf>le et plna car-

ÈVàiwuA* »N général, agi

réel» partit, pour la seconde fins «n 1718. M. Whitby assure dan* cet ouvrage ;

, i° Que les; diverse» lagon* produite* par M. Mill ne 4ont appuyées que su* des fou- . desnetots incertains et peM propres k ébranler le» leçons du texte commun.

9Q Que If s leçons de quelque conséquence, ou qui changent le sens du texte , sont en trètHpttit nombre* M. Wbitby en choisit . yingt-tftpt de celles qui lui partissent les;, plus considérables* pour les examiner en particulier , et il fait voir «pie dans, ces endroitslà même la leçon commune peut être défendue.

On sera peut-être «urieun de voir au moins une de ce» variantes de M* Mill , que M. Whkby a jugées plus considérables que les autres» Nous* aatàsferoiis d'autant plus volontiers à cet empressement que l'on connoîtra par là que ce» -variautei , qui ont été estimées pins considérables', ne sont d'aucune considération pur. rapport au» dogmes et aux moeurs,, el que par ofelle$ que nous rapports rons on pourra j uger des aiifrre* ► car eltes^ sont, toutes de la ntèi*£*spà«té* .

Dana Je gi*e, l'Qraisôa éominàe&le, rapportée en saiftt Matthieu» Phap. 6r est tfcrmtaéu pair et» paroles & Force qu'à vou$ appmrtmmfiM Ar r*y/mme>t Impuissance et ht gloire dans les siècles. M. Mill peneeyAprèf

les éditeurs <FÂlcâla , qu'elles ont été transportées des liturgies. Saint Jean Chrysostôme est le premier qui eu fasse mention. L'auteur des Constitutions apostoliques les rapporte aussi , et entre les latins, vers le neuvième ou le dixième siècle, l'auteur de l'ouvrage imparfait sur saint Matthieu. Cependant M. Withby ne peut se résoudre à abandonner la doxologie. C'est ainsi que cette formule de rendre gloire à Dieu est appelée communément , et il cite en sa faveur saint Jean Chrysostôme ,• saint Isidore de Peluse , Euthymius, Théophylacte , et la version syriaque.

Que cette doxologie termine l'oraison dominicale ou non , cela n'intéresse en rien , comme on le voit , les dogmes ou les mœurs.

•3° Que la plupart de ces variantes sont peu de chose , et telles qu'on ne doit que très-rarement les préférer à la leçon ordinaire.

4° Que dans le recueil de ces variantes le docteur Mill a souvent agi «Je -mauvaise foi, cité à faux en quantité de rencontres, et s'est contredit lui-mimie: » *'

Avant M. Mil] , Jeatt Grégory avoit déjà fait un tableau eâràyant de YépAt dans lequel étoit le nouveau Tesftamédt. ïl disoit qu'il n'y a point d'auteur profane qiti mt tant souffert des injures du temps que tafak te nouveau Trament. :•"••' .!•:. .-,-' /\ ,«., v..> -*<-'■-.

ÉVANGILES EN GÉNÉRAL. açfi

Cette assertion de Grégdry est bien imprudente. Lorsqu'il l'avança on ri'aveit point eneore fait d* recueil des variantes d aucun auteur profane. Comment donc pouvoit-il j uger que de leurs yariantes étoient en moindre nombre que celles du nouveau Testament?. *

L'assertion de Grégory n'est pas seulement téméraire ; elle est encore absolument fausse* M. Bentley, si célèbre par le grand nombre de savants ouvrages en tout genre dont il a enricni le public , a donné une belle édition de Térence. Il a collationné plusieurs manuscrits de ce poëte avec celui du Vatican, qui est le plus ancien. Je dirai, avec cortfiance, ce front ses paroles, que dans cet auteur y dont les owwages ne font pas à hernie coup près un volume aussi gros que le nouveau Testament, f ai trouvé vingt mille diverses leçons. Que seroit-ce donc si Von collationnoit les, manuscrits de. Térence avec la même précision y et, si f ose le dire , avec, la même minutie qu'on Ta fait de ceux dwriouvecqu Testament? Je suis moralement assuré que y même sur la moitié moins ^exemplairs, '■ les variantes de ce poëte monteraient à plus de '.cinquante mille. t

ajoutons que le nombre des manuscrits; des auteurs profanes qui nous restent esti dix foi* joindre qiiè celui desmanuseriu du nouveau Xeatamtotf , , ainsi qu'on le verra bientôt j qu'il

3g4 RÉPONSES CRlTtQlrt*S>

n'ya point à*a*oieiif)es vetstoii* des auteurs profanes dou Ton puisse tiita'pks diversités de leçons. En déoupknt les manuscrits deTéxenoe , et en lui donnant neuf antiennes tension» comme au nouveau Testament, on y trouverait près d'un millionde vari*nte»*,auisi iiiom seulement le nouveau Testament n a pas plus souffert des1 injures du teihpB qu aucun auteur profane , fflaip au contraire il en a infiniment moins souffert, 00 qui n'est pas at» rivé sans une attention particulière de la Providence , puisque selon le cours ordinaire des choses il étoit de tous ies livres celui où il se devoît glisser le plus de fautes.

v >Après avoir prouve la fausseté de la proposition de Qrégorp, pa*sotw«~la comme vraie; accordons que les variante* du nouveau Testament sont en plus grand nombre que celles d'aucun auteur profane : les incrédules n'en pourront point tirer d'avantage; pourquoi? parce* qu'il ne sera rien 'arrivé alors . que ce qu'on auroitvdu naturellement attendre.

' Un copiste qui transcrit un livre fait toujours quelque faute par inadvertance ; un secouai qui copie celni~ci' en fait d'autres; '* même chose arrive à un troisième; ainsi ea multipliant les exemplaires dum ouvrage, on augmente lés fautes ou les [altérations, *« Pr «bnséqœnk lès variantes de ce livre; d'en il kui\ que ■ plus il fa : de- mamurtrits dtaa où-

vrage, plus il doit y avoir de variantes : or, de tous les livret qui ont jamais pava, il n'y en a point dont on ait fait tant de copies tjue du nouveau Testaments Toutes les EgKaei, soit de la ville soit de la campagne, i<épsu»- . dues dans les trois parties du xhonde* en «voient un exemplaire : outre eel* «ne infinité de particuliers se procuraient1 certaines livres. Il n'en a pas été de même des auteurs profanes dont les ouvrages n'étoient entre les mains que de quelques curieux* Ce que nous disons se prouve par les manuscrite qui meus restent. M. Bentley, si versé dans cette matière, assure que tes manuscrits des auteurs profanes ne sont qu'en petit nombre , en comparaison de e*u± dà nouveau Testament ,» riy -emaynant peut-être quiindew premiers contre dix des autres. \ . . . r

II ne sera pas inutile de donner un èxemppJe de la rareté des manuscrits des amenés profanes. i / i

- Phèdre est nu des pln6agfëalftleiet(âc«4>lus élégants auteurs latins; il écrirait- sous- Tibère. Les exemplaires de ses faUés étotentai nues* mènàe à Rome , que Séaèqûei> pcécëjjr tenr de Néron, ignorait queneçt excellent livre eèti par» ; car dans son ouvrage de >k Conseietiojt à ' JPafybe > esamptefaontri le règne de Clatde , il dit 'qu'auras!) attteùflatm n'a travaillé sur les fables d'Esopay-a'eStfMfc-

.quoi il exhorte Polybe à les mettre en latin. Nous fortifierons ce que nous avons dit dans <oe£ article du suffrage de M. Basnage qui, rdang sont Histoire des ouvrages des savants, •au mois de février 1708 , faisant l'extrait du nouveau Testament dç M. Mill, assure que •les variantes qu'on y voit ne changent pas ;fe 'smns du texte.

CATALOGUE! DES CHRÉTIENS SAVANTS EN BnÉBRETT ©ANS .l'ÉOLKE LATINE JUSQU'A* CONCILE DE

* 'TMtWTE*-

Neuvième siècle.

Raban Maùr, évêque de Mayence , qui vivait sous l'empereur. Lothaire, sa voit l'hébreu, puisqu'il cite dans ses commentaires -sur l'Ecriture les notes critiques dun juif: non sait que ceux de cette nation n'écrivent qu'en hébreu.

! Agobàrd, archevêque de Lyon 9 a composé plusieurs ouvrage^contre les Juifs, dans Fuît idtisqûds il rapporte les blasphèmes contre JjésusMÇbrist , qui se Hspient dans leurs livres* J ? " Àmolon , sueoçssdur *TÀgobarddans le siège -de Lyon, composa un livre contre les Juifs , -danrf lequel il rapporte lès fables impies qui isé»lisoient dans les; livres des Juifs contre Jésu^Christ.

ÊVAJffi*L£S EN GÉNÉRAL. HtyJ

.J)rathmary religieux bénédictin, sa voit' le grpc et quelque èhdse dsLUiébûçuyèomm* on le voit pai^ce qui nbu^ reste de set, ouvrages*

Ângélôme, moine de Luxeuil, dans ses commentaires sur fa Genèse, emploie en plusieurs endroits les traditions des juifs, et y parle comme n'ignorant pas leur langue originale. . '..'

PascfrserBiaabert, outre l'Ecriture *i «lèfc Pères qu'il étudia à-'fôtrd; pôssédoit encore l'Histoire ecclésiastique et les meilleurs auteurs de l'antiquité profane , et avoit joint la science du grec et dé l'hébreu à celle de la, langue latine. , * * . < -.

Barmote, abbé de (kim-Gal, fitnon-sëtiment dd'grimds progrès' dans les scieneës en usage aUrneUviimesièclè,mai?appritlegi*èc, l'hébreu et quelque chote de l'arabe. Il fit des -commentaires -sur plusieurs livres de l'Ecriiure suivant l'hébreu. '

- ->.'ji.. >!! \ Dixième >si$de. ' -, *

• rît ■ : , :V ', ' •'} ■ *. î 5 - , " •'

Rémi 4» Aux/erre a donné dans jpg. eom>» ^aentairea.les explications» dfô plusieurs mots -hébraïques. -.,..-. .• *.■],'». • ;»

L'auteur anonyme de deux ilettres à Vidfride ^ évoque de Verdun f qu dot coottt être un abbé de MQîxtftutcQn^ savoît. fort, bien l'hébreu"J. vcomme.ori fcn jfcge piar daigna nière ,lu-

9g8 « &£pOlC0E* CMTI«0£A.«

siiltemse dont il explique beaucoup de termes dm ceus langue , 'auxqtwhi ' il &p i sepible pas

., , .r Onzième fièole.- t .; ..

Samuel de Maroc, juif converti, cpt&ptisfl &p petU l*v«? contre Jes Jntf} ppu* {«ouver •5jHe.4e Messie é>it.xflau* . ;; v .

„ Q^ faisoilj à Limqgee. uae &m4ç parlikuliire <le la religion et 4& c# qui y a. çapp<*rt. Qften juge ainsi aur co cgqf Adéjga* 4e CUabwei* nous apprend des conférences <q<Uô. Iév4fl[^ 444*4» Et tqnji? jtfn&tnj, va moi» e» *qio. ft S 4&s*aU 1 4!e*VjflgQr, Jçfr juife, <&* à„ .sç .fiw*e ptaétignft ou à 'softi* 4$ 1* villas w&is avant *tfeq vepir Jà , le sage, prélat, \oulu* e&ajjftr dp l^ux frire connoUr* 1% vérité. Qajqflîitfr.dtfr sein, il assembla des dooMHtfs^u thfiolûgittiJ^ doctores divinos , qui dans des disputes réglées convainquirent ce* incrédules par leurs propres livres, sans pouvoir néanmoins en •ooavetlir qwe tari» oi» quatre f-exprosAns q»i pwt*?ofe*t4l <w**elure qu'a^mowisxfoeiques-uns de ces théologiens entenèoieBtdlté- 4>reu<, qpritetftbrklagtoe wdinatoe ei^ laquelle ks Juifti ont» FB^riMire saiïïte e^iîes -antres livres qui aoncékktm leur wttçfOtC « -» Sôywy vabE^Af &int^htt0itttr>JNK>it^

Digiti^d by VjOOQIC

ÉYAPKHMp BM GÉNÉRAL.

ctn— oiwwu* particulière 4» gwce^de M*6bres* qmil écrivokfpHrtoteine»*.. , :

Dès lé onziemr siècle attplttfttard<o<n (**$meoça à publier quelques grammaires, bébraï^nes qui pénétrèrent sans doute jttsqu eh France, en faveur des Juif» qui* .y étaient établis, et qui pusent- être une-fecc&sio*.à quelques chrétiens d'apprendre cette. lang&i*. Oh y tit d'aitteurs'Uii grand nombre d'Angers instruits des langues orientales >qui virent s'habituer , ou au moins faire quelque séjour dans nos provinces,

Sigebert, moine de Gemblours etécolâtre de aaint Yincevt de Metx , arrctt une si J>arfattfe e<mzÉCnmxyce de* l'hébreu qu'il étorten éla* de corriger les venién» de VEcditureiisir le tette originaL Quelquefois* il y trajailldit rree Isa jtiifs, qui avoient conçu pWr lui beaucoup d'affection à causé qu?il ôavoit parfakeweas leur langue. u

Thtafrtd*, abbé d'Ept*rtta«h , satait assez bien le grec et l'hébreu. ; *t : .

Lcr éOrfettian du texte original de 1* Bible qttWtreprïrenfe iea> ïi«9> fc» moines de.Gïfefturx fait juger que cet ordre dès sa-.haft- SMKte Rappliqua* à Fétade dé» knegtwiJ ni< \

Letr Sétrajries du\, psautier que fit cepier Ôttdar 0U Odon ^ abbé de SaiotVMartro de Tournai* et depiris étéque de Centrai *i saj»f SfléttKffu? y«i osftsfaofo le «^«e eé l'hébreu

-tUîns ioÉL -monastère.. Cet exemplaire, qu'on voyoit enoftve k SahrtrMariin du temps de -Sanderus, contient sur quatre colonnes le -texte gallican , le romain , l'hébreu et le grec. 'Peut-être seroit-on en droit de rapporter au même Odon une introduction à la théologie 'ou l'on «î te plusieurs passages de l'Ecriture -sainte 'en' hébreu. Elle se trouve encore matHiêcrite sous le nom d'un certain Odon in- -âistinctetnent.

Douzième siècle.

- 1 ••' fiierre Alphonse , j uif espagnol qui portait 'aufxutôvant le nom deiMoyse, converti et tqnu suivies fonts par .Alphonse, roi d'Espagne, ' l'an i id6 j a composé un ouvrage en: forme idie dialogue entre un juif et un chrétien sur -layéritéde la religion chrétienne»

Herman , juif de Cologne converti , a xeunposé un éerit.pour justifîer.sa conversion à ses compatriotes. .

•A Lesrehgieu^doininicairis,soUssaintLtfuis, -firent une correction de la Bible latine. Cette -Bible des. dominicains se trouve encore aujourd'hui dans leur ^grarid couvent de Paris, iaype>des! notes* oritiques, tirée* du texte hébreùy;<fe4a version, grecque. dès Septante, ^cftlivresldlOrigèneetdô saint Jérôme* 1 1 1 1 C'est à peu près ail iMme ttitips que furent

ÉVANGILES EN GÊNÉ K AL. 3oi

faits les livres intitulés Correctoria BMicà. On ajiùarcpié, dans. ces livres les leçons du texte hébreu, avec les différences du grec des Septante et de l'ancienne version latine.

Abailard avoit étudié là langue hébraïque,' et Héloïse la possédoit comme le latin : litteris tàm hebraïcis quàm latinis adprimè eruditanti II ne tint pas même à Abaikrd que toutes les religieuses de son temps. ne l'ap- .prissent. Hugues. d'Amiens , archevêque de Rouen , et l'anonyme qui a écrk contre les juifs y font connoître par leurs ouvrages qu'ils en ont eu une connoissanoe plus que médiocre. •»»;.• ». -iro.) :).•;* • »! 'i'

r . ;. N T^^mé^k^^n i» r *o

, ; , ^ " «/t.i- ' . '■■ i--0 '. •' s.'-î i*'.i >!*'.'** RaimondArdes-^Iar^ps ^ de l'ordre de^Do minicains, se rondi^epoiamandabtetpar'Hne grande connoissance de l'hébreu et des autres' langues o rien^Jes.. Il ^dt%C6ç) langues, afin de pouvoir réfuter les juifs et les mahomé- JWP'ïtHMT 4f *** o^a^ jnfcgrç^ €e,(huwfens oeoç'lvm ç^u'il ppniposa.e^ livre intitulé foPoigjUZrd delp.foii jPugfa >fidei, dan*; fer qœl il cpmlîatceô infidèles par lgifts propre* aranjBs^rnJ,,.* .>],..- . *> '.j'jC -iS. i'A''*r'i .Ifa Pè^^ioc^as „ qivne trqtuvti !pas de .qufA jtqto'JilJtôtr^ jwf ^nvettif eut à Paris une dispute avec le rabbin Jécbîel y sur

502 BÈPOMBS CÊLltiqUÊB.

Jkt vérilé de h religion éhrétiène, devant fe Toi, plrâenrs; érèques et tént le cierge de

Père Paul , de l'ordre de Saint-Dommwjœ, e«t une frinenoe dispute à Barceloaiie, enpré. eencetde Jacques, m d'Aragon , «te© le rabbin M oyse Je Girane y dans laquelle, au jugement de tous W assistants , il remporta une pèône victoire.

Porchet ,- chartreux , composa an livre *rttitillé la Victoire contre les Juifs, dans lequel il y- a beaneoup d'érudition hébraïque» On «rok que cet auteur a vécu à 1» fin de ce siècle et au commencement du suivant*

Arnaud de Villeneuve , qui vivoit sur la fin du treizième *et và\i eotnmëticement du quatorzième siècle, fut un célèbre médecin', il «■fcota^ibialgki^ et prinrfp«tlemeûClâ grecque , ïfc&bftque ei l'arabe. >; '

^u*é<cbrti5Île^f*ttfeïi> dtf'Vfettritë ,' jloW jMVftolfc'tofïV^siètf dé* infidèle^ ÂMMW l'Mfldfc ^tes femgué^otieWtàfci. Or* ordotona dbm* 'çirtii «wtr dtp Rome et data kw «nftftërtftft &* Paris, d'Oxford, de Boulogne et de SalanwPfiqti^ dn étftbitrtât'tié» mitftw* jp&ié eifc$grièf les

déeni**^ .'; ï r » -' » ;»•, -\.ti. 1 •.*.•; ai j:-

ÉVANGILES EN GÉNÉRAL. £o5

. 11 y affût doac alors dans l'Elise latine des savants de «eaitroklan gués, qiii pouvoient remplir les chaîrfeaiquele concile venait de £anâéffv *r..f m-!

'Nicolas de 'Lyre* né de parem* jmifs<, qui k» apprirent Pl^Areu, a eïpliqflîé à la Lettt* (eu te l'Ecritur* sainte. Il fait paraître dans cet ouvrage kîe»d# Pérttdiiion juive : il* composé outre delà une dispute centre lès

jwf». ;- >•- i -. :\ i%

.Jërèwe* de $ft»>t*-Iâî, juif ,'oèfcvér ir, a «mpc*é*dû«K Jfcatfén coritœilcf j*îfe$ V** intitula fo&Muyep* êe rifiêm et A?;**** wîrôrç iraij^t>>;l^«fcr^ toRtc*. Ifi Taimwt JPi*p»mts jiûjfaj8eîWn^r%k«fat .-mliiitafelctft deux ouvrages. » \r [ >* » j' ..* ; , > •'!» r

rJBai&d* B*tgo#*- «mti *psn*é patarrigu'il «n.fo&évêqw^ étoit «J* j»*k tâ**t«iti>2 11 fcwir ij^ifc&Mwd&'la «#4r* ©tAi»><te«r|aé*r liotf* 4*ss &qÂi<M)ûnsid# VÇcH tjwe jkiN&folft» de Lyra. Il y a bien de l'érudition jui#ftda*f

Vfsseltt^ d& Gf oningue ^ ai faaaeua ponr a» gr«n<fe éjr^di4m»!> «t,surît<«it p<Miiî aâ> «on*sorasaitae des largue* fcui*e> greocpifi eflfec* ImMicpi^ feit ^tyîftjfedftifeutfcl*, iésmiM langues. .Y) \ «jÎi . Y • i *>•-<'. n

3o4 RÉPONSES CHTTIQUES.

- r JeànPiç de La Mirandole sa^ok vingt-deux langue i liage- de dibtrkuifcaMS.' Ar Eâge de vingt-quatre ans* il soutint à/IL©mé desjthèses qui contenoient neuf cents proposition! de dialectique ,. de théologie , de mathématique, de fCâbalë et îde .physique ,* toutes noàtseulement tirées des auteurs grecs et latins , joiais-encore établies sur 1 autorité des hébreux *t des ehaldéenfr \ jl mourfatdW i*494*

Julien de Trotereau, Angevin, possédoUbkh l'hébreu, le grec et le latin. Il a écrit une courte instruction de la langue hébraïque ; il mourut vers Fan i5oo.

• II* abbé Tri thème lait-mentibn>daûs sa cbri- «Hqfued'uji jeune homme \ dèatui'eix > ^héo* Jbgie; Espagnol d&na&oa» xjul vint à Paris en V aimée i445* U ;savoi« parfaiteinent ,> «joute Tri thème, leshlangtfes hébuaïquq,, grecq^ei, latine , arabe et chaldaïque. .*-• : : «"'o / ' • ■> 'i Jtemchijn staeçoit <uiie grto^codhdiisfotce ^siaigu%^hAraï<pJLô^ gïecqu^et latiW.*Ii ^hfcatifctO fék 'daiss ; deÀ langues* en Frayée et tai Italiefj oùîil y â^ifc «li^s ^^rfe*#Vile6

itfaitrt*>j. i % '*•;» • " >> i j/u •; Y i . .\yJ :/î»- Alphonse Spina, Espagnol, juif converti * reHgieu-x dttl ordre ►de fetei^ranoois, et fec- -teur de lfun^ëmtë^eJScJiilttâiriqtiè, écrivit «a ùAvê ixapvate Feriatakm F&^; la forte* msfcd^ls^&ycdmrefc» juifs1, ks S*rf a»hoé et les autres ennemis d e la foi. ■ . 5 ^ *• . ■ e u '.

ÉVANGILES EN CÈNÉRAL. 3o5

JçanTriibèmetétoit un génie d'une vaste érudition, philosophe, mathématicien, podt^ historien et théologien, sans parler de lft science dès langues hébraïque , grecque et latine.

Seizième siècle»

Jean> de Janly , Bourguignon , qui florissbit Tan i5o3. .

Vers Fan ï5o8 , le prince François', duc de Valois et héritier présomptif delà couronne, engagea François Tissard à ouvrir à Paris une école de langue sainte , et ce docte personnage fit imprimera cette occasion une grammaire hébraïque. Il avoit étudié l'hébreu «oûs v$x rabbin de la synagogue de Ferrare * et il eut pour condisciples Mathurin de Pie- 4ran, depuis évéque de Dol, et Augustin Grimaldi , qui fut évéque dé Grasse.

Lessivants qui travaillèrent à la Polyglotte d'Akala { ©ù sont le texte hébreu, le grec dès Septante , la paraphrase chaldaïque du Pentateuque , qui! fut imprimée en i5i5.

En: i5i6 , Augustin Justtniahi , religieux dominicain ,. évéque de Nebio , fit imprimer Je Psautier en cinq langues , latine , grec* que.» hébra'fquè , chaldaïque , arabe; Il enaeç» ^ia rbébrôuàParisdans le collège de Reims; il forma; <ies; disciples très savants, qui furent en état do diriger l'édition hébraïque de la

5o6 RÉPONSES CKIYIQOE&

-gmnoudre dû rabbin Kimhi y «t ëelle de quelques livres: de là Bible j<dpB*révèque y leur professeur, enrichit le'poUic. .

Conrad PeUican sétoit appliqué avec ta très-grand soin à l'étude de la langue hébraïque lorsqu'il étoit encore religieux de l'ordre de Saint-François. Amerbach s'étoit servi de lui pour l'hébreu de son édition > qui parut en i5i6. C'est le premier qui nous a donné Ife Psautier en hébteû , avec la traduction de saint Jérôme sur ce texte. Il étoit alors fort I ho» religieux , et non pas sectaire xiiingliett, comme Û le fut dans la suite* Porrb fatemur ingénue, dit Amerbach dans là préface <prf est à la tête de cet ouvrage, hàe negotii nos çonfecisse adjiUos operd doctissùm paritor et humamssimi patois CcmraM PeJJiéad Rube~aqutnsis es f amitié D. Francisai, ci*» jus auspicio potUsimtun, hœcres peractâtest. Sébastien Munster avait aussi apprit la langue hébraïque lorsqu'il étoit religieux Je fieimt-Fràiifois. Ce fut dans doneouvqntquH composa son dictionnaire hébreu r car on fit dan; le titre de l'édition de i5a3 à Baie : Juo tore Sebastiano Munsterq mùiQiiuu On t 4té du titre du livre la qualité de màterfai, parce que Munster ;*voit depuis ppostasié.

• On voit par l'exemple de PeUidb et de Muuâtér que les religieux de Saint François ne i'appliquoient pas seulement à la tbéolo*

ÉVAKGiLSS 3BN GÉNÉRAL. 5<y]

gie, niais encore à 1 étude des tanguas «ayantes. JJ fout dire là même chose des religieux de Saint-Dominique , que nous «tous vus défi, sous saint Louis , donner une Bible avec des noies critiques tirée* du texte hébreu.

Pierre Pieherit, ppètre , sa voit non-seulement le grec et le latin , mais aussi l'hébreu* Il fut. du nombre des théologiens catholiques qui assistèrent au colloque de Poiaey .

Folingio , religieux bénédictin > a.faii un commentaire sur les psaumes dans lequel il explique le sens. littéral fies termes en recourant au texte original et aux versions.

Vatable, professeur en hébreu au collège royal de Paris') *voit \m$ ai grande connoissance de cette langue , que les juifs même a*siaioien fr#ouv ept à ses leçons.

Bertin fut successeur de Vatable dans la chaire de la langue hébraïque.

Clénard a voit une grande intelligence de la langue latine, de la grecque et de l'hébraïque. Il enseigna les langues dans l'université de Salamanqne.

Isidore Clarius , religieux bénédictin, devenu évêque de.Foli^np, partit, avec distinct» Uou au concile de Trente. Il sa voit parfaitement l'hébreu* Il a fait u» traité sur la eott- Section du texte de la Vuîgate, et des liâtes littorales trèp-çstimées; sur, les cqd*>4s difficiles de la Bible. > !-

5û8 BÉPONSE6 CRITIQUES.

Titelman , religieux capucin , avoit beaucoup d'érudition, et- savoir bien l'hébreu, comme on le voit par ses- commentaires sur les psaumes.

Nous n'avons pas fait un catalogue exact des catholiques savants en hébreu qui ont vécu dans ce siècle avant le concile de Trente , qui déclara la Vulgate authentique. Le nombre est trop grand , et ceux que nous avons indiqués suffisent pour notre dessein.

Les Evangiles de saint Matthieu et de saint Jean otd~ils été supposés à ses apôtres?

jPfous prévenons les incrédules sur cette dit ficulté. Ils ne lVmt pas encotfe proposée 5 mais comme elle n'échappera pas à leu*s recherches, nous avons cru devoir en donner dès à présent la réponse. *

' » Marciôn commença à répandre ses erreurs vers l'an 148 de Jésus-Chrtet\ Il se fit une infinité de disciples, qui même du temps de saint Épiphane étoient encore répandus; non- seulement à Rome >et- dans l'Italie, mais encore dans l'Egypte, la Palestine , l'Arabie, la Syrie ï l'île de Chypre, la Tfcébaïde, la Perse et plwsïeute autres régions. ^ »

-Cet hértsiartpè'énseignoit* <|u'il y avoit

- * Saint Eptyh. , hérésie 42 i — * Saint Iréûét ,' ttr. t ,'

ÉVANGILES EN GÉNÉRAL. 5oQ

deux dieux , l'un bon , ' l'autre mauvaise Que celui-ci étoit le créateur du monde et Fauteur de l'ancien Testament. CW pour cela que Marcion condamnoit la loi et les prophètes, assurant que Jésus- Christ avoït été envoyé par son père, qui étoit le Dieu bon, pour abolir l'un et l'autre. • • •

Quels étoient les sentiments de cet hérésiarque sur nos Evangiles ? Appreaons-le d'un de ses disciples.

On trouve, parmi les œuvres d'Origène , un dialogue , sous le nom d' Adamancé , qui a pour titre De la véritable foi en Dieu. Cet ouvrage a été pendant long-temps attribué, à Origène, qui s'appeloit aussi Adamancé. Les savants conviennent aujourd'hui qu'il n'est pfrs de lui , mais d'un écrivain qui vivoit sous Constantin» Nous ne rapporterons pas leurs raisons, parce que la. personne de l'auteur ne fait rien au sujet que nous traitons ici.

Il y a plusieurs interlocuteurs dans ce dialogue. Marc et Mégèce soutiennent l'erreur des Marcionites *? Marin et Drosère , celle des Yalepjûniens. Adamancé défend la foiortho-» doxe-con^re les uns et les autres; etEutrope, qui est le juge d$ la dispute , décide en faveur, de. la religion catholique. ' - •-•';'>

Dans la première section , Marc, MarcionUe., s'efforce de prouver . qu'il n'y a. qu'un Evangile , et que c'est celui de -saint Pauly

3lO RÉPONSES CRITIQUES.

perce que cet apAtre, dan* ies épi très , ne dit pas, selon mes Evangile», mais selon mon .Evangile1 : Secunàkm EvangéUum mentit.

Et ailleurs il dit : Je m'étonne que vous passiez sitôt à nn antre Evangile , quoiqu'il n'y

en ait point d'antre, telon mon Evangile

Si quelqu'un vous annonce un antre Evangile que celui que nous vous avons annoncé , qu'il soit anathême : Mirer qnbd tant chè ttansferim'ni in aliud Evangélium quod non est

aliud secunàkm Evange&um meum Si

quis vobis EvangeAism*riC prœter iâ quod EvangcKzavimus vobis , anathema sit* D*oA le Mareionite eencluoit qu'il m'y a voit point d'autres Évangiles que celui de saint Paul, qui avoit éU écrit par saint Luc.

Dans la seeonèe section de ee diafogue, Adsnumce récite ces paroles de FEvangile de saint Lue : Jésus ayant assemblé tes douze, leur donna un pouvoir absolu sur tous1 tes démons, et pour laguerison des maladies; et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et guérir les maladies... ~ Les apôêres parurent et allèrent par les villes et les villages, annonçant l Evangile, et faisant partout des guérisoms? Europe &% ensuite à Mare , q«î défendoit les erreur* d? M avéion : Comment

, c.a, *. it$, «tir.; f«^T. a£ ÎTTLibï, c. *i

i\A$Cpi%& IN GÉNKHAL. 5ll

joujrezrvou* m pas recevoir, les écrits de ceux que lésas h Christ a envoyés prêcher l'Evan^ gile. y et recevoir ceux de Paul , dont vous ne pouffes prouver la mission, puisque vous ne wserafe pas les actes des apôtres r où cm lit la mission de Paul , ni les lettres de saint - Pierre, qui l'autorisent? Gela est ridicule. lUpondtiZrraoi. Les apôtres, conformément auxordntsqu'ilftavoicut reçu» de Jésus-Ckrist, ent-ik prêché et annoncé l'Evangile, on ne loufeik pas fait ? Marc répond : Ils l'on pré- * ehé* Eutrope reprend. L'om-ilaannoacé par écrit y on seulement de vive voix? Marc ré* pond : Seulement de vive vote.

Marejon, qui ne receveàt que l'Evangile qui porte le nom de saint Luc , en retranchent plusieurs enéheoits ? cor il a voit persuade & ses disciples qu'il -méritait plus de créance que les apètves qui nous ont donné 1'Evangûe; cm sorte qu'il ne donnait pas à ses sectateurs l'Evaaigile? mais seulement une parcelle de l'Evangile* Ce sont les parole» de saint Irénée1 : Semetipsum esse rveracioremrqwam> sur* hii qm EvœtLgslium txodidarwU* apestoli , suasit discipulis suîs*wmEv*ngettum+ sed particulam Evangelii tradens eis.

Voilà , dira-t-on , Marcion et ses sectateurs ^i np croient point que les apôtres^

* Iiv. i,c. 37. • :

3i2 REPONSES CRITIQ0ES.

qui ont * vécu avec le Sauveur , aient tieu écrit , qui , en conséquence , rejettent les Evangiles de saint Matthieu et de saint Jean , qui ne font pas plus de grâce à celui de saint Marc, parce qu'ils ne reçoivent que celui qui porte le nom de saint Luc ; qui même dans cet unique Evangile , font des retranchements arbitraires., et qui par conséquent /ne croient pas que les livres du nouveau Testament qu'ils reçoivent aient été inspires de Dieu. Voilà donc unie grande société de chrétiens qui , rejetant trois de nos Evangiles, en rend par-là, tout au moins,rauthenticité douteuse, et qui, mutilant l'autre arbitrairement, montre par-là qu'elle ne le croit pas inspiré.

Réponse. Pour résoudre cette difficulté , interrogeons ceux qui ont vécu avec les apôtres et avec leurs disciples -, c'est d eux que nous apprendrons sûrement si ces premiers prédicateurs de l'Evangile ont laissé par écrit l'histoire et les instructions de notre divin Sauveur.

Les Nazaréens avoient l'Evangile desàiat Matthieu en hébreu1.

'Saint Epiph. , hérés. 29; saint Jérôme, épitre 8g ; saint Augustin , saint Epiph. , hérés. a 8 ; fàntiaOl c. 38; saint Irén., tir. 1 , c. 26, et Ht. 3 , c. zi ; saint Epiph- »

ÉVANGILES EN GÉNÉRAL. 3l3

Cérin the ne recevoit que l'Evangile de saint Matthieu.

Les Ebiohites l'imitoient en cela.

Ces trois sectes , selon le témoignage des anciens > et de l'aveu de tout le monde , vi~ voient en Judée du temps des apôtres. Voilà des chrétiens compatriotes et contemporains des apôtres, qui avoient entre les mains l'Evangile de saint Matthieu/ preuve incontestable de l'existence et de l'authenticité de cet Evangile , car on ne peut rien désirer de plus fort pour s'assurer de la vérité d'un fait que letémoignage des compatriotes et des contemporains. Personne ne doute que l'Enéide ne soit de Virgile , parce que ceux qui ont vécu avec lui la lui ont constamment attribuée ; et si /de nos jours,il s'est trouvé un savant qui ait voulu contester cet ouvrage à ce grand poëte , tout le monde s'est élevé contre lui comme contre un homme qui renversoit absolument la foi humaine.

Saint Justin , dans sa première apologie qu'il présenta à l'empereur Ântonin vers l'an i5o, décrit ainsi les assemblées des fidèles:

i« Le jour que l'on appelle du soleil1 (c'est » le nom que les païens donnoient au di- » manche) , tous les chrétiens qui demeurent

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