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Cela conduisit à une résolution, présentée par l’opposition, condamnant spécialement l’un de leurs actes. Une motion ayant été fuite le 14 juin 1864 pour que la chambre se formât en comité des subsides, il fut proposé en amendement:
€ Qu’une humble adresse soit présentée «à Son Excellence le Gourverneur- « Général, lui représentant, qu’en juin «1859 des avances au montant de « 100,000 furent fuites, à même le €trésor public, sans l'autorisation du « parlement, pour le rachat de dében- «tures de la cité de Montréal, les- « quelles débentures étaient rachetables €par la compagnie du chemin de & fer du Grand-Tronc ; que, par un ordre en conseil daté du ler juin € 1859, lereceveur-général fut autorisé à racheter ces débentures .au € compte de la cité de Montréal, et à € les retenir jusqu’à ce que le montant Cainsi avancé ($100,000), avec l’in- € térêt à 6 pour cent, fût remboursé au € gouvernement par la cité de Montréal, à la condition que la dite cité imno- € serait immédiatement les taxes néces- €suires pour rencontrer la dette qu’elle Cavuit contractée sous l’acte du fonds {d'emprunt municipal, et que le mon- €tant ainsi avancé serait remboursé dans Ctrois mois; que la cité de Montréal ayant payé ce qu'elle devait sous Pacte du fonds d’emprunt muni- Ccipal, les débentures en question ont C'été remises par le receveur-général au Ctrésorier de la cité le15 septembre 1859, Cet qu’en conséquence toute réclama- Ction contre la cité de Montréal pour € lu somme ainsi avancée a été aban- € donnée; que par les instructions du € ministre des finances d’alors,envoyées € dans une lettre datée de Londres le 28 décembre 1859 et adressée à M.
€ Reiffenstein, du département du re- Cceveur-général , le montant ainsi Cavancé a été transféré au débit des “agents financiers de la province à € Londres, qui nient avoir jamais con- € senti à se rendre responsables pour ce «€ prêt ; et que, en conséquence les faits € ci-dessus, cette chambre croirait man- & quer à son devoir si elle ne désap-
« prouvait hautement un crédit, ainsi fait «sans autorisation, d’un montant consicdérable de l’argent public, et l’aban- «don subséquent des conditions stipu- « lées par l’ordre en conseil en vertu du- « quel ce montant a été avancé. » Cette résolution fut cnnsidérée par les ministres comme une motion de non-confiunce et fut adoptée à une majorité de deux voix. La résolution et la discussion qu'elle seuleva avaient rapport seulement à des actes administratifs que le parlement avait le droit d'apprécier, et elle eut pour résultat de faire condamner les ministres par le parlement.
. Une crise qui dura plusieurs jours suivit ce vote. Les ministres conseillèrent à Son Excellence le Gouverneur Général de dissoudre la chambre. Après un long délai, et après quelque hésitation, l’on croit même que ce ne fut pas sans quelque répugnance, Son Excel lence adopta finalement ect avis. Ce pendant il répugnait évidemment aux ministres de recourir à une dissolution à propos de la question soulevée par la résolution du 14 juin, parce que les élections devaient dans ce cas rouler entièrement sur leur administration antérieure des finances, qui avait créé un sentiment profond et général de mécontentement. Afin d’empêcher un appel au peuple sur une question aussi défavorable, et afin d’échapper en même temps aux conséquences de la condamnation formelle que le parlement venait de prononcer, les ministres antamèrent avec M. Brown, l’un des chefs de l'opposition du Haut- Canada, des négociations pour former une coalition haut-canadienne. Ces négociations eurent pour résultat de faire monter au pouvoir M. Brown et deux de ses amis, — sans aucun changement dans le personnel de ln section bas-canadienne du cabinet. Cette réhabilitation d’une administration défaite et condamnée s’accomplit au moyen d’une convention par laquelle on devait, pendant la vacance parlementaire, tâcher d’obtenir ke consentemert des provinces maritimes à une uuion fédérale de toutes les célo-