DÉS
nies, et, si l’on n’y réussissait avant l’ouverture du parlement canadien en janvier suivant, l’on devait soumettre alors un plan d'union fédérale applicable aux deux Cauudas seulement.
Ainsi se forma entre des hommes qui, pendant des années, avaient entretenu de violents ressentimeuts politiques et personnels, une coalition dont le but était de faire adopter —soit une mesure à laquelle les deux partis avaient élé opposés auparavant,—soit, dans le cus probable ou l’on ne réussirait pas, ure autre mesure, à laquelle l’un des partis était encore plus opposé qu’à la première, car MM. McDonald et Curtier n'avaient cessé de dénoncer avec dérision et mépris le projet d'une union federale des deux Canadas seuls,
Mais, maintenaat, pour obtenir l’uppui d’une partie de leurs adversaires politiques, et par là éviter une dissolution dont ils prévoyaievt clairement que le résultat seruit la défaite désastreuse de leur parti et la ratification par le pays de la condamnation que le parlement venuit de prouoncer contre eux, ces mêmes hommes udoptèrent le projet de couféderation comme le leur et se déclarèrent prêts, comme ïils le sont encore maintenant, à le faire adopter sans même consulter le peuple, s'ils pouvaient seulement obtenir lassenti ment d’un parlement élu, sans aucun rapport à ces changements constitutionnels.
Il est juste que nous référions maintenant a des procédés auxquels l’on a quelquefois voulu attribuer une graude importance, mais qui, suivant nous, n’ont exercé ancune influence appréciable sur lecours des évènements.
Nous fesons allusion au comité de le Chaiubre d'Assemblée qui a été nommé, dans la session de 1864, sur la proposition de M. Brown, pour faire une enquête sur les sujets mentionnés dans Ja correspondance de MM. Cartier, Galt et Ross au ministre des colonies en 1539, et au rapport de ce comité, qui était couçu dans les termes suivants :
«Le comité s’est assemblé huit fois cets'est eflurcé de trouver un moyen
«de résoudre les difficultés actuelles, « qui pourrait satisfaire les deux.sections cde lu province. L’on a tronvé qu’il « existait parmi les membres du comité ous sentiment prononcé en faveur de « chaugements dans le sens d’un systéone fédéral, qui serait adapté soit au « Canada seul, où à toutes les provinces «de l'Amérique Britannique du Nord ; cet le progrès fait pur le comité l’autocrise à recommander que le sujet soit ede nouveau référé à un comité à lu « prochaine session du parlement. »
La Chambre n’udopta aucun procédé sur ce rapport, qui fit regardé par tout le monde cuinme n’étant, uinsi que ses térmes l’indiquent, qu’un simple préliminaire à une enquête ultérieure et à une plus ample discussion, Mais, quelque faible que füt lallusion duns ce rapport à la possibilité d'adopter un «systéme fédéral,» M. John A. Mc- Douald s’y opposa. M. McDonald était alors comme il l’est encore aujourd’hui le Zeader dans la chambre, et cependant il cherche maintenant à imposer un egouvernement fédéral »
aux habitants du pays, sans s'assurer auparavant, en la seule manière reconnue par la constitution, s'ils partagent ses vues actuelles, on s'ils s’en tiennent à celles qu'il a invariablemeut exprimées sur ce sujet jusqu’à la crise minietérielle de 1864,
Le cabinet canadien ayant été ainsi reconstitué, l’on crut qu'avant d’entrer en négociation avec les provinces maritimes pour les uuir au Canada il fallait faire manquer, ou du moins faire remettre le projet d’une union législative entre la Nouvelle - Ecosse, le Nouveau-Brunswick et l’Isle du Prince Edouard, dont les gouvernements et les législatures de ces trois provinces, avec l’assentiment du gouvernement de Sa Majesté, s'étaient déjà occupés. En cela les ministres canadiens réeussirent.
Nous eroyons qu'il est regrettable que l’on n’ait pas suivi une Mnarche différente, car l’union de ces trois petites provinces, dont deux sont contigües et la troisième r’est séparée du continent que par un bras de mer étroit, ayant
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