‹ Reptiles, batraciens, avec 55 figures dans le texteChapitre 13 sur 35 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

Lézard vert (ZLacerta viridis. Daud.).

Le Lézard vert est moins grand et moins vigoureux que le Lézard ocellé. Sa taille ne dépasse guère 0 m. 35 de long. La tête est grosse chez le mâle, plus effilée chez la femelle. La queue est presque deux fois aussi longue que le corps. Les écailles du dos, disposées en verticilles et légèrement imbriquées, sont granuleuses, arrondies, convexes sur le cou, oblongues et relevées en dos d'âne sur les épaules.

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Lézard vert.

La coloration de ce Lézard est très variable; on rencontre surtout trois variétés bien définies : Première variété : pointillée de jaune et de noir. « Le dessus du corps etles flancs sont semés d’écail- Les jaunes, noires et vertes, entremêlées sans ordre.Sur le fond jaunätre de la tête sont répandus des points jaunes, plus grands, plus clairs que ceux du corps. Chez quelques individus les points jaunes manquent sur le

corps, et alors la tête est d’un brun vert uniforme. » (Lataste.)

2e variété : piquelée et à quatre raies.

Cette variété présente la même coloration générale, mais de plus quatre raies blanchätres ou jaunâtres, deux sur chaque flanc, une en haut et l’autre en bas.

3° variété : {achetée et à quatre raies.

Le dessus de la tête est d’un brun vert avec taches noires et points jaunes. Deux lignes blanches ou jaunes assez larges et irrégulières, partant de l'orbite, s’étendent sur les côtés du dos et de la queue.

Ce Lézard est svelte, souple, élancé. Au moindre bruit il disparait dans les broussailles. [l se plait dans les herbes touffues, au pied des genêts, dans les bruyères et dans les clairières des bois. Il vit d'insectes, d'araignées, de chenilles. Très sauvage, il mord avec rage quand on veut le saisir. Il est cependant très sociable et l’on voit souvent plusieurs de ces animaux vivant ensemble. Ils’habitue facilement à la captivitéet devient si familier qu’il vient prendre dans la main les insectes qu’on lui présente; il est surtout très friand des larves de ténébrion, plus connues sous le nom de vers de farine. Il boit fréquemment, surtout si on lui donne de l’eau bien pure.

La femelle pond de 11 à 13 œufs, d’un blanc sale et de la grosseur d’un pois.

Le Lézard vert, très commun dans certaines parties de la France, ne s’avance guère vers le nord; il n’est pas rare dans la forêt de Fontainebleau.

Lézard des souches (Zacerta shrpium. Daud.).

Ce Saurien est par sa taille intermédiaire entre le

Ep

SAURIENS 99 Lézard vert et le Lézard des murailles; il n’atteint généralement guère plus de O0 m. 20. Souvent confondu avec le Lézard vert, il en diffère par son corps trapu, son museau court, ses formes peu sveltes., Sa coloration estégalement différente ; sur Le corps s’étend une large bande d’un brun rougeâtre, avec des taches brunes ou noires accompagnées de traits ou de points Jaunâtres ; les flancs sont verts, gris ou bruns, maculés de taches foncées et de points clairs.

Lézard des souches.

Ce Lézard recherche les plaines et les coteaux; il se tient de préférence dans les haïes, sur la lisière des bois, dans les grands jardins, dans les vignes et surtout au pied des buissons rabougris et dans les bruyères. « Sa demeure est un trou étroit, plus ou moins profond, creusé sous une touffe d'herbe ou entre les racines d'un arbre; il s’y tient caché pendant l'hiver, après en avoir bouché l'entrée avec un peu de terre ou quelques feuilles sèches. Il n’en sort que dans la belle saison ou lorsque le temps est favorable à Ja

chasse des insectes dont il fait sa nourriture, tels que les mouches, de petits orthoptères et quelquefois des chenilles. La femelle pond 9 à 143 œufs qui sont cylindriques et tronqués aux deux bouts. » (Duméril et Bibron.,

Moins vif que le Lézard vert, il peut néanmoins grimper avec agilité sur les buissons peu élevés ; il se défend courageusement quand on veut le saisir et s’habitue difficilement à la captivité. Il a de nombreux ennemis et est fréquemment la victime des Couleuvres, des Belettes, des Oiseaux de proie et même des Pies et des Corbeaux.

Il est répandu en France, mais rare dans la région méridionale ; il est commun dans les fossés des fortifications de Paris.

Lézard vivipare (Lacerla vivipara. Jacquin.).

Cette espèce a la tête petite, courte, assez épaisse et busquée vers le museau. Sa queue à environ une fois et demie la longueur du corps. Sa coloration est très variable : le plus souvent sa gorge est bronzée avec des reflets verts-cuivrés et pointillée de noir. Le ventre est orange, ponctué de noir, chaque écaille étant marquée en son milieu d'une ou de deux taches noires.

Ce Lézard se nourrit d'insectes, de mouches, de sauterelles et d'araignées ; on le rencontre aussi bien dans les montagnes que dans le voisinage des eaux, dans les prairies herbeuses et humides. Sa ponte présente une particularité qui lui a fait donner le nom de Lézard vivipare : la femelle pond de 7 à 9 œufs oblongs, d’un blanc de porcelaine. «Quelques minutes après la ponte,

les petits brisent leur enveloppe et s'échappent fort alertes. Ils mesurent alors environ cinquante millimètres de long; ils sont entièrement noirs, les faces supérieures à peine un peu plus claires que les inférieures. » (Lataste.)

Ce Lézard habite une partie de la France; on le rencontre dans le Nord, dans les Alpes et jusque dans les Pyrénées. Dans la Gironde, il est très commun aux enrons de Bordeaux, dans les terrains marécageux connus sous le nom d’allées de Boutaut.

Lézard gris ou lézard des murailles (Lacerta muralis. Dum. et Bibr.).

Cette espèce est la plus commune et sa coloration, peu variable en France, est grise ou rousse; ses flancs sont marqués d'une bande noire bordée de blanchâtre. Sa taille moyenne est de 0 m. 20. C'est lé plus petit et le plus gracieux de tous nos Lézards, et il est si familier qu'on à dit avec raison qu’il était l’ami des enfants, qui ne l’épargnent guère, le mutilent souvent et lui font subir mille tortures. ;

On le rencontre partout : sur les murs de clôture de nos Jardins, autour des habitations, le long des chemins, dans les vignes, dans les landes et surtout sur les coteaux pierreux exposés au soleil. Il se nourrit de petits insectes et de mouches et est souvent la proie des couleuvres. Peu frileux, il disparait très tard en automne et sort de son trou dès le mois de février.

La femelle pond de 9 à 14 œufs oblongs, ayant 15 millimètres de long sur 11 de large; ces œufs sont élastiques et blancs, quelquefois légèrement mouchetés de gris.

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