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Lézard des murailles, p. 61.

Ce Lézard est répandu dans toute la France; il est

très commun dans le département de la Gironde où on le désigne sous le nom de Sangogne.

Genre Psammodromus (Fit), Psammodrome

Les Psammodromes se distinguent des Lézards proprement dits par leurs doigts faiblement comprimés, carénés au-dessous, sans dentelures latérales et par l'absence d’un véritable repli de la peau en travers du dessous du cou; ils ont des paupières; la plaque dans laquelle est percée la narine n’est pas renflée (Brehm).

Psammodrome d’Edwards où hispanique (Psammodromus Hispanicus, Fitz.).

Ce petit reptile a le corps grêle et élancé, le museau

Psammodrome hispanique.

effilé, les membres allongés, la queue longue et sensiblement aplatie. Sa coloration est d’un gris bleuâtre ou cendré; sa tête est pointillée de brun. Le dos porte, de chaque côté, trois raies longitudinales et parallèles de couleur jaunâtre, interrompues de distance en distance par une petite tache blanche flanquée de deux gros points de même forme, d’un brun noir.Le dessous du corps est d’un blanc luisant avec des reflets irisés,

« Le Psammodrome habite de préférence les dunes au bord de la mer; il se creuse au pied de quelque touffe de jonc un trou peu profond dans lequel, au moindre danger, il s’élance avec la rapidité d’une flèche, volant, pour ainsi dire, à la surface du sable élincelant. » (Brehm.)

Il se nourrit de petits insectes et de mouches. On ne le rencontre en France que dans le Midi, dans la région littorale de la Méditerranée.

Genre Acanthodactsglus (Fitz.), Acanthodactyle

Ce genre comprend des Lézards dont les pattes sont terminées par cinq doigts faiblement comprimés, carénés en dessous et dentelés latéralement; le cou est garni d’un collier d’écailles en travers.

Une seule espèce habite en France :

Acanthodactyle vulgaire (Acanthodactylus vulgaris, Dum. et Bib.).

Ce Lézard est généralement d’un brun plus ou moins

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Acanthodactyle vulgaire.

foncé; quatre lignes blanches s’étendent de chaque côté de la tête et du cou; les pattes sont marbrées

SAURITENS 65 de petites tâches blanches; la queue est rougeätre ; le dessous du corps est blanc.

L’Acanthodactyle atteint environ O0 m. 20.

« Cette espèce vit de préférence dans les endroits pierreux exposés en plein soleil; l'animal, très agile et fuyant au moindre bruit, va se cacher dans quelque crevasse du sol, sous une pierre, entre les racines des Cistes et des Chènes verts. Sa nourriture se compose de petits insectes. Gràce à leur agilité, à leur adresse, ces Lézards s'emparent facilement des moucherons qui se posent à leur portée; ils les attrapent pour ainsi dire au vol. » (Brehm.)

L'Acanthodactyie n’habite que le Midi de la France, dans la zone circumméditerranéenne.

FAMILLE DES SCINCOIDIENS

Cette famille est caractérisée par les écailles du tronc qui sont disposées comme des tuiles et sont généralement élargies et arrondies à leur bord externe; par la tête qui est recouverte en dessus par des plaques cornées, minces et anguleuses, par la langue qui est libre, plate, sans fourreau et légèrement échancrée en avant.

Quelques Scincoïdiens ont des pattes plus ou moins

. développées comme les Lézards, d’autres sont dépourvus

de membres ct allongés en forme de serpents. Cette famille établit une transition naturelle entre les Sauriens et les Ophidiens.

Genre Seps (Daud.), Seps

« Narines latérales s’ouvrant entre deux plaques. —

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Langue plate, squammeuse, en fer de flèche, échancrée à sa pointe. — Museau conique. — Quatre pattes avant chacune leur extrémité divisée en trois doigts inégaux, onguiculés, subeylindriques, sans dentelure. — Flancs arrondis. — Queue conique, pointue. — Ecailles lisses. » (Dum. et Bibr.)

Ce genre ne comprend qu’une seule espèce :

Seps chalcide (Seps Chalcis. Dum. et Bibr.).

Le Seps est facile à reconnaitre gràce à sa forme particulière : ses quatre pattes sont très courtes et paraissent appliquées contre le corps; sa tête fait suite au corps sans en être séparée par un cou distinct; ses yeux sont petits, elliptiques ; sa queue est terminée par une pointe aiguë et flexible.

«J'ai pu me convaincre, dit Lataste, que cet animal se sert de ses petites paltes pour la marche paisible, tandis qu'il progresse à l'aide des ondulations du tronc et de la queue quand une frayeur ou une émotion lui fait accélérer sa course. Il se sert également de ses pattes antérieures pour assurer son équilibre quand il s'arrête, la tête et le cou légèrement soulevés, un objet quelconque ayant attiré son attention. »

Sa tête est d’un brun olivätre, lavé de bandes longitudinales grises effacées. Tout le dessus du dos et de la queue, et une partie des flancs, sont agréablement rayés de brun noir sur un fond jaune roux. Le dessous de la gorge, du ventre et de la queue est d’un blanc grisätre uniforme.

C’est un des reptiles qui ont donné naissance aux fables et aux préjugés les plus invraisemblables : les paysans l’accusent de faire mourir les bœufs qui l’ava-

lent en paissant; on a prétendu qu'il s’introduisait dans la bouche des dormeurs et causait dans leur intérieur des ravages effroyables. Sa queue très pointue a même été considérée comme un dard meurtrier. Il est inutile de dire que ces fables ne reposent sur aucun fondement et que le Seps est un animal inoffensif.

Il à environ O0 m. 40 de longueur et est vivipare. Le nombre des petits est de quinze environ.

Le Seps Chalcide vit d'insectes, d'araignées, de vers, de petits mollusques; il recherche les prairies, les endroits chauds et herbeux. Les petits Mammifères, les Oiseaux de proie, les Corbeaux et même les Poules lui font une guerre acharnée.

Il habite nos départements méridionaux où il est assez commun, mais il ne semble pas remonter au delà de la Charente-Inférieure,

Genre Anguis (Lin), Orvet

Le genre Anguis a pour caractères des narines latérales s’ouvrant chacune dans une seule plaque, un corps cylindrique, dépourvu de pattes et ayant la forme des Serpents, un museau conique, une queue cylindrique, des écailles lisses. Ce genre n'est composé que d'une seule espèce.

Orvet fragile (Anguis fragilis. Dum. et Bibr.).

On ne peut se faire une idée plus exacte de l'Orvet qu'en le comparant par la pensée au Seps Chalcide que nous venons de décrire en supprimant les pattes que l'Orvet ne possède pas.

Ce Saurien ressemble beaucoup à un petit Serpent et

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SAURIENS 69 est, en résumé, un Lézard sans pattes. Sa tête est conique, arrondie en avant; sa queue, courte et obtuse, se termine en une pointe conique et d’une telle fragilité qu’elle a fait donner à cel animal les noms d'Orvet fragile et de Serpent de verre. Ses yeux sont petits, peu saillants; le cou est à peu près de la grosseur de la tête. Sa taille, toujours plus grande chez le màle que chez la femelle, varie de 0 m. 25 à O0 m. 50. Sa coloration est assez variable selon l’âge des individus : le dos est gris

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