VU
Lorsque les Ophidiens saisissent une proie, elle est
engloutie la tête la première et arrosée d’une salive abondante ; retenue parles dents recourbées du reptile, elle s'engage petit à pelit dans sa gueule distendue et sous l'influence de contractions musculaires descend lentement dans l'estomac où elle forme un renflement volumineux, Le Serpent se trouve en se moment empêché dans ses mouvements et reste longtemps dans une immobilité complète.
Les Ophidiens passent l'hiver en léthargie dans des.
trous ou dans des galeries souterraines, souvent groupés en nombreuse société et enroulés ensemble. Ils sortent de leurs retraites dès les premiers jours du printemps.
Leur nourriture consiste en petits animaux : Souris, Mulots, Oiseaux, Lézards, Grenouilles, etc... « Une
Vipère bloitie immobile attendra patiemment que la,
Souris ou l'Oiseau qu'elle convoite vienne passer à sa portée et, projetant brusquement la tête sur sa proie,
elle la mordra pour suivre ensuite les progrès rapides
de l’empoisonnement qu'elle vient de consommer. Une Couleuvre, plus alerte, surprendra ou poursuivra, sur la terre ou dans les eaux, les proies variées que lui offrent ces deux éléments, qui lui sont également familiers. Grimpant adroitement dans les buissons, elle guettera,
par exemple, le nid d'un Passereau, ou nageant silen-" cieusement dans quelque mare, elle hapera tout à coup -
une pauvre Grenouille qui ne l’a pas entendue approcher subrepticement derrière elle; quelquefois encore, se glissant sous les pierres, au fond des eaux, elle attrapera lestement des Chabots ou d’autres petits poissons. » (Fatio.)