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traciens respirent, par des branchies, l’air dissous dans l’eau, au moins pendant les premiers temps de leur vie. Ils subissent, en outre, dans le jeune âge des métamorphoses qui n'existent pas chez les Reptiles proprement dits. Leur existence, alors, est celle des Poissons et ils sont exclusivement aquatiques. Les petits des Grenouilles, des Crapauds, que l’on désigne sous le nom de Tétards, n'ont aucune ressemblance avec leurs parents : ils ont le corps mince et allongé, dénué de pattes et de nageoires, la tête volumineuse. Ils vivent dans les mares, dans les eaux stagnantes où ils se transforment peu à peu. Leurs membres et leurs poumons se développent, leurs branchies s'atrophient et insensiblement ils arrivent à une organisation nouvelle qui leur permet de changer leur vie aquatique pour un autre mode d'existence ; ils deviennent alors amphibies et peuvent, à leur guise, vivre sur terre ou se réfugier dans l’eau, leur premier élément.
Tous les Batraciens émanent d'œufs qui sont généralement petits, gélatineux et enveloppés d’une épaisse mucosité. ;
« On peut dire de la grande majorité des Batraciens que ce sont des animaux aquatiques, mais autant ils recherchent les eaux douces, autant ils s’éloignent, en général, des eaux salées ou même saumâtres. Ils sont destinés à vivre dans l’eau, au moins pendant une partie de leur existence. La respiration cutanée, si active chez eux, nécessite pour tous une atmosphère humide ; là où le désert établit son empire, on peut être certain de ne pas trouver de Batraciens. Ces animaux n'existent qu'aux endroits où se trouve de l’eau, soit
d'une manière permanente, soit temporairement. Lorsque les flaques dans lesquelles ils vivent viennent à se dessécher, les Batraciens s’enfouissent profondément dans la vase et y dorment d'un sommeil qui ressemble à la mort, pour ne se réveiller qu'avec l’apparition de l'humidité. La vitalité chez les Batraciens dépasse ce que l’on voit chez tous les autres Vertébrés ; ils peuvent continuer à vivre pendant fort longtemps après qu'on leur a retranché des organes importants et reproduire les parties de leur corps qu'ils ont perdues. Chez beaucoup de Batraciens les membres mutilés se reproduisent avec de nouveaux os et de nouvelles articulations, à condition, toutefois, comme l’ont démontré les expériences de Philippeaux, que l’on n'enlève pas le segment supérieur du membre. Des lésions auxquelles succomberaient certainement les autres Vertébrés paraissent à peine incommoder les Batraciens. Chez certains d’entre eux on peut couper la tête, enlever une partie de la colonne vertébrale, sans que l'animal périsse de suite; bien plus, le cœur d’un Crapaud ou d'une Grenouille, détaché de la cavité thoracique, continue à battre longtemps, pourvu qu'il soit maintenu dans un milieu suffisamment humide. » (Brehm.)
On a beaucoup exagéré le danger du venin des Bafraciens, surtout des Crapauds et de la Salamandre terrestre. On ne peut dire que ces animaux soient complètement inoffensifs, car ils sont, en réalité, pourvus de glandes qui sécrètent un véritable venin; mais ce fluide n’est dangereux que pour les animaux de petite taille. Lorsqu'on irrite un Batracien, il s'écoule des
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