‹ Reptiles et poissons de l'Afrique occidentale. Étude précédée de considérations générales sur leur distribution géographiqueChapitre 16 sur 57 · IV. Anélytrops élégant, Anélytrops elegans, A. Dum · texte numérisé non relu

IV. Anélytrops élégant, Anélytrops elegans, A. Dum

Régions supérieures brunes ; bord postérieur de chaque écaille d'une couleur plus claire, d'où résulte l apparence d'une sorte de marqueterie; en dessous, la teinte générale est uniforme et moins foncée, mais particulièrement sous la tête.

De plus amples détails se trouvent dans les descriptions déjà citées de M. Hallowell. J'y renvoie donc, ainsi qu'aux figures très-exactes que j'ai données dans la Revue de zoologie, 1856, pl. XXI, fig. 1 , \ a, 1 b, et 1 c.

On y trouvera toutes les particularités relatives aux plaques de la tête 4 et aux écailles dont je

1. Je n'ai point à m'occuper ici d'une autre anomalie singulière, parce qu'on n'en trouve pas d'exemples chez les Reptiles de l'Afrique occidentale. Je veux parler de l'absence des pattes antérieures, comme cela se voit, parmi les Scincoïdiens, chez le Scélote (Anguis bipes, Linn.), le Prépédite (Soridia lineata, Gray), l'Ophiode (Ophiodes siriatus, Wagl.), l'Hystérope (Bipes lepidopus, Lacépède), le Lialis (L. Burtonii, Gray), et le Dibame {D. Novae Guinex, Dum., Bib.).

2. De â'Àurpov, enveloppe (paupière) ; o<|<, œil, et a privatif : à cause de l'absence des paupières.

3. Je dois signaler l'espèce de la côte d'Afrique (d'Angola), dite par M. Gray [Cotai, of Lizards, p. 129), Feylinia Currori. C'est un Scincoïdien également sans membres, mais complètement aveugle, tandis que chez l'Anélytrops, les yeux sont très-visibles sous les plaques transparentes dont ils sont recouverts. C'est là une différence essentielle, bien que le nombre et la forme des plaques de la tête, ainsi que la présence d'un sillon nasal courbe, à concavité dirigée en bas et en avant, semblent établir une certaine analogie. Le Feylinia, d'ailleurs, a la queue proportionnellement plus longue.

Entre les individus de l'espèce nommée ici Anélytrops elegans, qui ont été observés par M. Hallowell, et le spécimen, rapporté au Musée de Paris par M. Aubry-Lecomte, l'identité est presque absolue.

4. Les fig. 2 et 3 de cette même planche représentant la tête de la Typhline Cuvieri, Wiegm.,

compte vingt-trois rangs longitudinaux, tandis que M. Hallowell en indique seulement vingt, mais leur disposition, comme on peut le voir sur les fig. 1 a et 1 c, implique nécessairement la présence d'un nombre impair. Je trouve, en outre, deux plaques anales. Je dois, enfin, signaler le sillon longitudinal du palais non mentionné par le naturaliste américain, et cette autre particularité, que c'est la troisième plaque labiale et non la deuxième, qui monte jusqu'à l'œil. Le spécimen, dû à M. Aubry-Lecomle, est unique.

Ses dimensions sont les suivantes : tète et tronc, 0m155; queue, 0'"070; long, totale, 0"'225.

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