‹ Reptiles et poissons de l'Afrique occidentale. Étude précédée de considérations générales sur leur distribution géographiqueChapitre 22 sur 57 · Ces différences sont les suivantes · texte numérisé non relu

Ces différences sont les suivantes

Individus de Java : une seule plaque pré-oculaire remontant jusqu'à l'angle antérieur de la frontale moyenne; huit temporales; anale simple.

Individu originaire du Gabon : deux plaques pré-oculaires (trois d'un côté), la supérieure n'allant pas rejoindre l'angle antérieur de la frontale moyenne; six temporales d'un côté, quatre de l'autre; anale double.

Je suppose, d'après la lecture attentive de la description donnée par M. Hallowell de son Toricndryas Blandingii, du Liberia et du Gabon (Proc. Acad. Phil., 1837, t. IX, p. 60), et précédemment inscrit sous le nom de Dipsas Bland. (Id., 1844, t. II. p. 170, et 1854, t. VII, p. 100), qu'il n'y a point de différences entre notre spécimen gabonais et les deux Couleuvres qui ont servi de type à l'erpétologiste de Philadelphie.

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proposé pour les exemplaires indiens de V Opéciodonte et pour la Couleuvre africaine que je leur compare. On serait encore fortifié dans ce doute si l'on venait à s'assurer de l'identité de cette dernière avec celles de même origine que M. Hallowell a décrites et dont il est question dans la note 2, p. 209. Si donc il n'y avait pas lieu d'accepter l'assimilation spécifique de ces Ophidiens recueillis en Asie et en Afrique, il faudrait réunir sous une seule et même désignation : Dipsas Fischeri, Jan, ou plutôt Dipsas (Toxicodryas) Blandingii^j notre spécimen du Gabon, ceux qui ont été rapportés de la côte occidentale à Philadelphie et les trois Dipsas identiques de M. Fischer [D'. valida, fasciata, globiceps), qui proviennent de la même côte. De cette façon, on ne considérerait comme Opetiodon cynodon que les exemplaires indiens et, de plus, on effacerait des catalogues de la science des espèces purement nominales.

Je mentionne Lycognathus inconstaùs, Jan; de la Côte d'Or et de l'île San- Thomé (musées de Milan et de Bonn).

SCYTALIENS.

Une seule espèce de cette famille a été trouvée sur la côte occidentale d'Afrique. Elle appartient au groupe des Serpents d'arbre, dont on connaît, comme nous l'avons déjà vu, un certain nombre dans cette partie du continent, qui offre, par sa végétation abondante, un contraste frappant avec les régions sablonneuses. C'est ce genre de vie que M. Schlegel a voulu rappeler eu plaçant i'Ophidien dont il s'agit (Oxyrhopus prœornatus, Dum., Bib.) dans son vaste genre hétérogène des Dendrophides2. Cette jolie espèce (Erpét. génér., t. Vil,

h. C'est dès 1844, que M. Hallowell avait signalé aux zoologistes l'espèce qu'il a nommée ainsi.

2. Cette hétérogénéité est due à ce que les dix espèces arboricoles rapprochées ainsi par M. Schlegel comme constituant le genre Dendrophide (Essai, p. 224-240) offrent les différences les plus remarquables dans leur système dentaire. Ainsi, dans ce groupe, tel qu'il est conçu par le zoologiste de Leyde, il y a : 1° cinq Aglyphodontes appartenant auN familles des Isodontiens ( Dendroplds picta, Boie, et D. formosa, Schl.); des Syncrantériens ( Leptophis liocercus, Dum., Bib. [Neuw.], L. smaragdinus, Dum., Bib.); des Diacrantériens (Uromacer Catesbyi, Dum. Bib.); 2° cinq Opisthoglyphes qu'il faut rapporter aux familles des Oxycéphaliens (Oxybelis xneus, Wagl.) ; des Anisodontiens tfivcephalus typus, A. Smith) et des Scytaliens (Oxyrhopus prœornatus, Dum. Bib., Chrysopelea ornata, Boie, et Chrysopelea rhodopleuron, Id.)

Déjà, à l'occasion des Coronelles du Catal. de M. Giinther (voir p. 201, note 2), j'ai insisté suites défauts d'une classification qui, fondée uniquement sur l'apparence extérieure des Serpents, néglige .es caracteies anatomiques si importants que fournit ie svsteme dentaire et dont on se sert

p. 1039), dont M. Jan a vu un spécimen de la Côte d'Or, est représentée dans notre Musée par deux individus pris, l'un dans le royaume de Wallo, sur le bord septentrional de la Gambie, et l'autre aux environs de Cap-Lahou sur la Côte d'Ivoire. A Londres, deux sujets de la même espèce et d'origine semblable, sont inscrits (Gïinth., Cal., p. sous le nom de Chrysopeha prœofnata.

Dipsadiens.

Diverses espèces de celte famille appartenant à des genres différents doivent être signalées, mais une seule nous est connue. C'est le Tryglyphodon fuscum, Dum., Bib., du Grand-Bassani (Côte d'Ivoire), pris au Gabon par M. Aubry- Lecomte. Il est étiqueté, à ce qu'il paraît, au Musée britannique, par M. Gray : Dipsas regalis (Proceed. zool. Soc. Lond., IS'.iS, p. 102, n° 73 de sa liste des Rept. de l'Afr. occid. 1). Est-ce le même que le D. regalis, Scbl. (Au///. Mus. fierai., p. 32)?

Au Musée de Bâlc, il y a une variété de la Côte d'Or : Tr. fuscum, Var. obscunim, Jan.

Contrairement à l'indication portée sur cette liste (noS 70 et 00), et sur le Cal. de M. Gùntlier (p. 138 et 1 G5), nous n'avons jamais reçu de la côte Est de l'Afrique les espèces dites Cœlopeltis lacertinuSjWagl. etIJetenirus rafeseens, Dum., Bib.2.

Quant aux trois Dipsas de ces contrées que j'ai déjà signalés comme décrits par M. Fiscbcr (Neue Schlangen des Hamb. Naturhist. Mus. in Abhandl. Gebiete der Naturwiss., 1850, t. III, p. 84-90), et dont les têtes sont représentées par ce zoologiste (pl. m, fig. 5a, b, c; fig. 4a, b, c; fig. G//, b, c), je dois rappeler les observations que M. Jan a faites sur les types mêmes du Musée de Ham-

maintenant comme base de la distribution méthodique de ces animaux dans la plupart des Musées d'Europe. Voyez, à ce S'ijet, le Plan d'une Iconographie des Ophidiens, par M. .tan, et la lettre que j'ai écrite à l'occasion de ce grand travail (Hrr. de zoo/., 183e!, p. 439).

1. Ce Tr. fuscum prend ensuite au n° 97 (p. 164) le rang d'espèce distincte, qui lui a été refusé quelques lignes plus haut, où il n'est cité (n° 73, p. 162) que comme simple synonyme du Dipsas regalis, Gray, lequel serait, d'après les indications fournies par cette liste, Dipsas valida, Fischer. (Voy. p. 209. et dans cette page-ci, ce que je dis de cette dernière espèce, qui n'est que nominale.)

2. Je dois mentionner ici une espère de la côte de Guinée : Dipsas hippocrepis, Reinh (Beskrirelse af nogle nye S/angearter in Kong. Danske Videnskabernes Naturvid. Afhandl., 1843, t. X, p. 251, pl. I, fig. 18-20), qui n'est peut-être qu'une variété de YHètérure roussdlre (Erpét. génér., t. VII, p. 1177.) C'est le Leptodeira, hippocrepis, Giïnth. (Proc. zoo/. Soc, Lond., 1838 p. 161, n° 69 de la liste donnée par M. Gray. )

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bourg, qui lui ont été adressés en communication. Selon cet habile erpétologiste, les trois espèces : Dipsas valida, fasciala, globiceps, Fischer, ne sont pas diiïérentes entre elles1. Déplus, elles sont identiques à un autre Serpent de la Côte d'Or, nommé par M. Schlege] au Musée de Leyde, mais non encore décrit : Dipsas purpurascens, et qui représente seulement une Variété de coloration. M. Jan, d'abord disposé à remplacer ces dénominations diverses par la suivante : Dipsas Fischeri, rapporte définitivement ces quatre espèces nominales à celle que Cuvier avait étiquetée dans notre Musée : Dipsas cynodon (Opetiodon cynodon, Dum. Bib.), seule variété que nous connaissions2.

D'après les observations qui précèdent, il ne devrait donc rester des quatre Dipsades de l'Afrique occidentale décrits par M. Fischer que l'espèce de Edina nommée par lui Dipsas pulverulenta (loc. cit., p. 81, pl. iîr, fig. \a, h, c), qui, vue et dessinée par M. Jan, a été reçue de l'Afrique occidentale aux Musées de Milan, et de Stuttgart; dans cette dernière ville, il y a un jeune individu provenant de Sierra-Leone.

Il faut rapprocher des Dipsadiens trois Serpents inconnus dans notre Musée : Dipsadobôa unicolor, Gùnth. [Calai., p. 183), Dipsas variegata, Rcinh. (loc. cit., p. 249, pl. i, fig. 15-17 s). et 1). spilogastra, Schl. (Nom. Mus. Berol., p. 32.)

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