‹ Reptiles et poissons de l'Afrique occidentale. Étude précédée de considérations générales sur leur distribution géographiqueChapitre 24 sur 57 · I. Treize séries longitudinales d'écaillés sur le tronc · texte numérisé non relu

I. Treize séries longitudinales d'écaillés sur le tronc

Dendraspide de Jameson, Dendraspis Jamesonii, Schlegel. Pl. XVII, iig. M, 11a, \\b.

1843. Elaps Jamesonii, Trail, traduction angl. de Schl. Phys. Serp.. p. 179, pl. n, 6g. 19, 20. 1848. Dendraspis Jamesonii, Schl., f 'erslag der werkzaamheden van het zool. yenotschape Amsterdam '.

1852. Dinophis IJammondii, Proc. Je. nat. se. Phil., t. VI, p. 203, et 1854, Journ. Ac. nat.

de sept au lieu de neuf, le sommet de la rostrale et le bord antérieur de la frontale mo\enne étant séparés par une paire unique de plaques, tandis que d'ordinaire il y a, dans ce point, les frontonasales et les frontales antérieures. On peut supposer, avec M. Hallowell, au reste, que cette disposition est anormale. Aussi, paraît-il convenable, comme il l'a fait en second lieu, de rapporter son espèce au genre Atractaspis.

1. M. Schlegel avait, à ce qu'il paraît, donné d'abord à ce Serpent le nom générique de Dendroechis cité par le prince Ch. Bonaparte dans un exposé sommaire des richesses du Musée de Le\do (Proc. zool. Soc. Lond., 1849, p. 1 45).

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se. Phil. , 2th séries, t. lï. p. 30i, pl. xxix. — (Leptophis viridis, Id., Pr. Ac., 4844, t. II, p. 172, n'est qu'un jeune individu de la même espèce; ce zoologiste l'a déclaré plus fard, Proc. Ac. 1854, t. Vil, p. 100.)

1855. Dendroecliis reticidata, Fischer, Michaèlis Progr. cler Hamb. Recdschide, p. 20.

1856. Dendraspis Jamesonii, Id. Neue Scklangen des Hamb. Naturhist. Mus. in Abhandlung. Gebirte Naturwiss. Hamb., p. 115, à l'explication des fig., pl. I.

1856. Dendraspis Jamesonii, A. Dum., Rev. de zool., 1856, p. 557. 1858. Idem, Giinther, Cat. of colubrine Snakes, p. 238.

1858, Idem, Jan, Prodrome d'une Iconogr. descripl. des Oph., p. 8 (Rev. de zool., 1858, p. 519.)

Téte longue, plate, effilée; trois pré-oculaires ; f? ois post-oculaires ; huit sus-labiales, dont la septième remporte de beaucoup sur les autres par ses dimensions, et dont la quatrième seule touche l'œil; neuf sous-labiales ; écailles du tronc fort a/longées et très-obliques ; celles de la ligne médiane plus grandes, formant une série droite distincte; teinte verte uniforme sur le tronc, qui est jaunâtre à sa région inférieure ; toutes les écailles de la queue, en dessus et en dessous, bordées de noir; la dernière est une squamme conique et pointue.

Cette diagnose est celle d'un magnifique individu de l'Afrique occidentale offert à notre Musée par l'Académie de Philadelphie, et qui est un des exemplaires d'après lesquels M. Hallowell a décrit le Dinopkis Hammondii, et a fait faire la belle pl. in-4°, n° XXIX du t. II de la 2e série du Joicrn. Acad., in-4°, cité dans la synonymie qui précède.

Notre spécimen a une longueur totale de lm80, ainsi répartis :

Tète et tronc, 1m33 ; queue, 0n,47.

Cette espèce n'a encore été trouvée qu'à l'ouest de l'Afrique. Le Musée de Milan la possède.

II. Dix-sept à dix-neuf séries longitudinales d'écaillés sur le tronc.

Dendraspide tète étroite, Dendraspis angusticeps. Pl. XVII, fig. 12, 12a, nb.

1849. Naja angusticeps, A. Smith, Illust. zool. S.Afr., pl. lxx. 1854. Idem, Dum., Bib., Erpét. gènèr., t. Vil, p. 1301.

1854. Chloroechis angusticeps, Peters, Monatsber. Aœn. Preuss. Akad. Berlin, p. 625.

1855. Idem, Id. Archiv IViegmann, t. I, p. 55.

1856. Dendraspis angusticeps, A. Dum., Rev. de zool., p. 558. 1858. Idem, Giinther, Cat. of colubrine Snakes, p. 238.

1858. Idem, Jan, Prodr. Iconogr. descript. Oph., p. 8, et Rev. de zool., 1858, p. 519.

Téte aussi allongée que celle du précédent, mais plus épaisse et quadrangulaire ; trois préoculaires; quatre post-oculaires 1 ; huit sus-labiales, dont la septième est quelquefois divisée anormalement ; neuf sous-labiales ; écailles du tronc beaucoup moins obliques et moins grandes que dans l'autre espèce, les médianes, presque égales aux autres, formant cependant une série

1. M. Smith en indique et en figure trois seulement, pl. lxx.

On voit sur cette même planche les différences offertes par le système de coloration.

droite distincte; teinte verte uniforme, tirant quelquefois sur le brun plus ou moins foncé; écailles caudales toutes bordées de noir, et dont la dernière est une squamme conique et pointue.

Cette espèce, recueillie d'abord dans le Natal et aux environs de la Baie de Lagoa, fait partie des collections formées sur la côte de Mozambique par M. Peters. Elle a été reçue du centre et de l'ouest de l'Afrique au Musée de Londres, et le nôtre en doit un très-beau spécimen à M. Aubry-Lecomte, qui l'a pris au Gabon. Longueur totale, 2m02, ainsi répartis : Tète et tronc, 1m51 ; queue, 0m51 '.

Le genre Sepedon, Merr., doit prendre rang ici, car la seule espèce qu'il comprenne, .S. hœmachates, Merr. , ne se trouve pas seulement dans l'Afrique australe, mais aussi à l'ouest. M. Jau signale, au Musée de Milan, un individu de la Cote d'Or (Prodr. iconogr. descr. Oph., p. 16; Rev. zool., 1859, p. 123).

J'en dois dire autant du genre Causas, Wagl. L'espèce unique, le plus ordinairement trouvée dans l'Afrique du sud, et signalée d'abord par Liechtenstein sous le nom de Sepedon rhombeatus, a été décrite par M. Ilallowell d'après un jeune exemplaire recueilli dans l'ouest, comme type d'un genre nouveau : Distichurus macula lus (Joum. Acad. nat. se. Philad., iu-8% 1842, t. VIII, part. 2, p. 337, pl. 19. La rectification que j'indique ici a été faite par M. Ilallowell, en 1854, (Proc. Âc. nat. se. Phil., t. Vil, p. 101.) — Ce Causas rhombeatus a été adressé de la Côte d'Or à Bàle et à Milan.

Ce dernier Musée a reçu de la même côte une espèce nouvelle à urostéges simples et à quinze rangées longitudinales d'écaillés : Causas Lichtensteini, Jan.

I>eaix5èai»e §«»«s-tîivisi®sa. — Conocerques à crochets venimeux, suivis de dents sus-maxillaires lisses et solides ".

Le genre Naja renferme plusieurs espèces, dont l'une (N. tripudians, Laur.), qui est indienne, offre, dans son système de coloration, des variations remarquables. On trouve, en effet, des individus sans le dessin en forme de lunettes,

1 . Il m'a semblé important, en raison des caractères remarquables de ces deux espèces encore peu connues, d'en donner des diagnoses avec figures, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans de plus longs

détails que peuvent d'aillcuis fournir quelques-uns des ouvrages cités dans les synon} mies.

2. Cette seconde Sous-division comprend les sept gei rcs suivants : Furina, Dum., Bib.; Pseudoelaps, Fitz.; Alecto, Wagl.; Dungarus, Daud.; Trimeresurus, Lacép.; * Naja, Laur.; Cyrtopkis, Sundevall. — Presque tous ces genres sont propres à l'Australie; quelques espèces néanmoins se trouvent sur le continent et sur l'archipel indiens. Le genre Naja marqué d'une : est le seul qu'on ait encore rencontré dans l'Afrique occidentale où sont représentés, au contraire, tous les genres de la première Sous-division, excepté les Elaps. (Voyez la note de la p. 213).

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et d'une teinte foncée, qui pourraient être confondus, au premier abord, avec deux, des espèces africaines, si la disposition des plaques de la tête, et, en particulier des lèvres, ne constituait, outre la diversité d'origine, des différences spécifiques très-réelles.

Ainsi, 1° chez le Naja de l'Inde (N. tripudians), la sixième ou avant-dernière plaque sus-labiale est beaucoup plus basse que chez l'espèce africaine (N. haje), et touche l'une des temporales, mais non les post-oculaires.

2° Chez ce dernier, cette même sus-labiale , qui est également la pénultième, a plus de hauteur que chez le N. tripuclians, et se dirige, par son extrémité supérieure, en haut et en avant, vers les post-oculaires avec lesquelles elle se trouve en contact.

3° L'espèce dite N. nigricollis, Reinh. (Beskr. af nogle nye Slangearter in kongel. Danske videnskabemes naturvidensk. 1843, t. X, p. 269, pl. III, fig. 5-7), contrairement à ce qui a lieu dans les deux précédentes, ne porte que six plaques à la lèvre supérieure, et la sixième ou dernière est très-basse; il y a deux pré-oculaires. Décrite d'après un spécimen de la côte de Guinée, elle a été reçue de la Côte d'Or au Musée de Milan et de Sierra-Leone dans celui de Stuttgart où M. Jan l'a vue et examinée. Elle manque à nos collections et à celles de Londres, dont le Catalogue ne la mentionne pas.

Je dois citer : le N. atropos, Schl. [Nom. Mus BerL, p. 33, sans description).

Le Naja haje n'est pas seulement égyptien; M. Smith en a donné de trèsbelles figures (Illustr. zool. S. Afr., pl. 18, 19, 20, 21), d'après des exemplaires de l'Afrique du sud. De plus, on l'a trouvé à l'ouest, car selon toute apparence, il convient de classer comme simple variété de ce Naja, ainsi que l'a fait M. Hallowell (Proc. Ac. nat. se. Philad. 1857, t. IX, p. 61) les trois individus recueillis au Gabon par M. H. Ford, auxquels il a donné le nom de Naja haje var. melanoleuca et dont la diagnose (loc. cit.) est la suivante : « Noir en dessus et en dessous dans presque toute la longueur ; menton et cou blancs, ainsi que la partie antérieure de l'abdomen, qui porte des bandes noires de diverses largeurs, séparées par des espaces blancs inégaux; côtés de la tête blancs ou jaunes; plaques labiales bordées de noir; 1 9 rangées longitudinales d'écaillés.»

J'ai appelé l'attention (Rev. zool. 1856, p. 554) sur une différence que présentent les exemplaires des régions occidentales et qui a été également constatée sur ceux du Cap par M. Jan [Plan d'une Iconogr. descr. , in Bev. zool. 1858, p. 447 et Prodr. in/cL, 1859, p. 129). Ils ont, en effet, l'œil bordé infé-

rieurement par les plaques de la lèvre supérieure. Chez les individus égyptiens ou du Maroc, on trouve, au contraire, de petites plaques sous-oculaires placées au-dessus des labiales. Cette disposition rappelle celle qui se remarque chez les couleuvres types du genre Periops de Wagler. En outre, les plaques temporales sont plus grandes et plus régulières. Cette dernière particularité, au reste, n'est peut-être pas aussi constante que la précédente.

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