C. Résections supracondyliennes
a) Résections intrabulbaires 2.
Obs. 20. Opéré le 14 mars 17. 8 juillet, pose d'une guétre en celluloïd. Mobilité latérale du genou alleignant S degrès, peu de mobilité dans le sens antéro-poslérieur. Racc. S em. Evacué non consolidé au 113° jour, pas .de
nouvelles ultérieures.
Obs. 21. Opéré le 27 mars 17. 8 juillet, genou solide, indolent.
Consolidé au 100 jour. Racc. S cm.
b) Résections cylindro-diaphysaires, 2.
Obs. 3. Opéré le 26 mars 16.
Résection de 10 cm. de fémur.
IT décembre I6, il persiste au niveau du foyer une mobilité anormale qui atteint 4 ou 5 degrés dans la flexion el permetun peu de genu recurvalum, une abduclion assez marquée de la jambe et une adduclion
moins forte. La radiographie montre un inlervalle de-
LECPA ES
deux travers de doigt entre le plaleau tibial et l'extrémilé diaphgsaire de l'os primilif, espace comblé presque complèlement par une néoformalion osseuse. Racc. IT cm.
Décembre 16. Réinlervention. La production osseuse mesure 3 cm. de haut el se présenle sous forme d'un lissu compact et résistant ; on le conserve intégralement en régularisant à la pince gouge son extrémité inférieure, réseclion des tissus fibreux qui recouvrent le plaleau tibial, creusement d'une cavilé ovale dans l'épiphyse libiale. Implantation fémoro-libiale. Sulure sans drainage. Immobilisalion.
Mars 17. Il persiste au niveau de l'arliculalion une mobilité assez considérable qui permet d'oblenir un angle oblus à sinus postérieur dont la flêéche par rapport au plan de la table mesure 3 em. à à 4 cm., mouvements de latéralité de faible amplilude. Le malade lève seul sa jambe au-dessus du plan du lit.”
L'exlension se fait en deux temps :
1°) Contraction du biceps avec légère flexion du genou. 2%) Puis lorsque le point d'appui libial est obtenu, l'élévalion du talon se produit. RS
Le blessé est muni d'une quélre en celluloïd, complétée à sa parlie supérieure d'un arc pelvien de Delbet fixé au corps par des bretelles de toile ajustées par des . boucles à l'avant ef à l'arrière du cercle pelvien. 11 marche facilement et sans fatigue avec un soulier à semelle compensatrice de 8 cm- de haut à l'aide d’ane seule canne.
Le 95 avril 17. Le blessé éerit qu'il va passer devant une commission de réforme. Depuis il est rentré dans ses foyers et vaque à ses occupations muni de sa guëlre.
Nous avons revu récemment Ce blessé. La mobilité
tot, LA dé débehs à Ad pi né
np
latérale a complètement disparu, mais 1 persiste encore des mouvements antéropostérieurs d’une amplitude de ? à 3 degrés.
Ce résultat est donc incomplet, mais nous l’estimons infiniment
supérieur à celui qu'aurait donné une ampulalion de cuisse avec
la prothèse la meilleure; outre La satifaction considérable du blessé
qui a gardé sa jambe, ce réséqué n'est pas infirme, il possède un membre ulile qui lui permet de marcher sans fatigue. Obs. XI. Opéré le 4 septembre 1916. Fémur nécrosé baignant dans le pus, résection fémorale de 4 travers de doigt. 10 novembre 1916. Le genou n'esl' pas consolidé. Réintervention. Il existe entre les surfaces osseuses, une masse fibreuse considérable que l’on resèque. On conserve le manchon d'os néoformé périfémoral. Avivement des surfaces osseuses, mise au contact, sulure avec drainage des parlies latérales.
15 décembre 1916, quétre en celluloïd.
30 mars 1917. Pas de mobilité transversale, légère fleribi-
lité antéro-postérieure qui disparaît bientôt.
Les résultats de ces 4 résections supracondyliennes
-sont les suivants :
2 ankyloses solides en bonne position.
1 résultat imparfait, consolidation incomplète. 1 résultat inconnu, blessé évacué, non consolidé au 4° mois.
En totalisant le résultat de ces 20 résections intrafébriles avec écartement temporaire, nous arrivons aux chiffres suivants :
14 ankyloses solides en bonne position (Durée mo-
yenne de la consolidation, 4 mois.
AE
1 résultat incomplet.
D résullals inconnus. (Les blessés ayant été évacués du 2° au 4° mois). |
Nous pouvons donc conclure de cette série d'observalions que l'écartement temporaire ne compromet pas la consolidation d’une résection du genou. Pour les résections économiques intracondyliennes, la consolidation a toujours élé obtenue ; elle a élé simplement: un peu retardée.
La durée moyenne de la consolidation est de 4 mois, alors que les classiques, OLuiER en particulier, donnent 3 mois comme moyenne.
En ce qui concerne les réseclions fémorales hautes, les résullats sont différents, 2 des blessés sur 4 ont du être retouchés et l’un d'eux (obs.3) ne s'est pas consolidé entièrement.
Nous possédons actuellement, dans le service, 2 réséqués avec seclion fémorale haute, nous n’en avons pas fait état dans notre stalistique des résultats fonctionnels car les interventions sont encore récentes (3 et 4 mois). Ces 2? blessés marchent facilement sur leur plante, munis d’une guêtre en celluloid mais ils ne sont pas encore complètement consolidés et peut-être devra-t-on ultérieurement réintervenir chez ces blessés.
Cette proportion assez considérable de consolidations incomplètes dans les réseclions cylindro-diaphysatres du genou n'est pas imputable à la méthode de l’'écartement. Tous les auteurs classiques, OLLIER en
particulier, ont signalé depuis longtemps les absences
fréquentes de consolidation dans les résections cylindrodiaphysaires. Dans ces cas en effet le contact des extrémilés osseuses est très difficile à oblenir. Le fémur se porte en dehors, prenant point d'appui sur la partie externe du Libia, la disproportion des surfaces osseuses en regard est considérable.
Mais il ne faut pas oublier que ces blessés ayant subi des résections considérables, 10 à 15 centimètres de lémur sont des rescapés de l’ampultation. D'autre part dans les cas où la consolidation complète fait défaut, il en est où le résullat bien qu'imparfait est cependant satisfaisant (obs. IT). Le blessé marche facilement muni d’une guêtre.
De plus des interventions ultérieures sont susceplibles d'amener la consolidation complète. De multiples opéralions ont été proposées : implantation fémorotibiale, greffes de péroné ou greffon d’Albée, ou bien enfin le réavivement simple des surfaces osseuses et leur juxtaposilion maintenue par la suture osseuse. Cette dernière opéralion a donné récemment à Schwarz un beau succès après échec d'une greffe de péroné. (Bulletin et Mémoires Société Chirurgie, 7 novembre 1917). Nous ne discuterons pas les indications et Ja valeur respective de ces différentes interventions, cela
serait sorlir du cadre de notre travail.
a en | nds: à 5: 2 CLR Se