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d'arthrite suppurée sans lésions osseuses, le danger vient plus de l'ostéomyélile que de l’arthrite, ilest alors. indiqué de réséquer mais le plus Lôt possible sans temporiser. La résection intra-fébrile précoce, pratiquée dès l'apparilion des phénomènes infectieux peut donner des succès, mais c'est inconstant ; et tout nalurellement l'auteur en arrive à recommander, dès lors qu'il existe des lésions osseuses, non plus la réseclion secondaire après échec de l’arthrotomie, maisla résection primilive, immédiate, antéfébrile.
BérarD et BarJAvVEL, émettent un avis identique « 71 faut que la résection soil très précoce, c'est une condilion sine qua non du succès. Il ne faut pas attendre 15 à 20 jours pour faire la résection, c'est la même semaine qu'il faut la pratiquer.
Ce n'est donc plus la condamnation formelle de MouLoNGurT.
La résection intrafébrile précoce peut donner des résultats. l’intrafébrile tardive seule est à rejeter.
D’autres chirurgiens sont plus calégoriques encore.
, BarnsBy el Pirzon (Réunion médico-chirurgicale, 1" armée, janvier 1916) se déclarent partisans de la réseclion secondaire précoce au cours de la première semaine qui suit la blessure. 9 résections ont donné à ces auteurs 7 guérisons et ? amputations.
René Lrmarrre (Presse Médicale 30-12-15) écrit, que dans les cas infectés, quand une arthrotomie ne manifeste pas ses effets au bout de huit jours -par la chute
de la température et l'amélioralion des phénomènes
ya
généraux, c'est que le drainage est insuffisant, il faut alors faire la résection de drainage : 5 opérés, D guérisons.
Schwartz et Mocquor rapportent 7 cas de réseclion secondaire pour arthrite purulente, avec 7 bons résultals immédiats. Ils pensent « qu'en cas d'intervention osseuse conservatrice, si au bout de quelques jours, une semaine au plus, l'élat de la jointure n'est pas entièrerement satisfaisant, il fault faire une résection de drainage.
C'est également l’opinion de GrÉéGoire (Bulletin de la Société de Chirurgie, 9 janvier 1917), de Vouzelle.
D'autres chirurgiens sont venus également plaider la cause de la résection intrafébrile du genou, seule intervention conservatrice permetlant, d'après eux, d’éviter Fampulalion, et ils apportent des résultals remarquables.
Turrier rapporte 4 cas de résection secondaire avec À succès. CHARRIER : 3 cas avec succès. Marquis 9 cas avec 1 mort, 1 ampulalion et 7 guérisons.
Mais c'est surtout la statistique de DELAGÉNIÈRE qui est impressionnante. Sur 19 réseclions secondaires pratiquées sur des sujets en pleine infection, il enregistre 19 succès sans un seul échec.
Malgré tout, les plus chauds partisans de la résection intrafébrile (FuLLERTON, DELAGENIÈRE) reconnaissent des. contre-indications à celte intervention. Quand l'état général est trop mauvais, quand il existe de l'ostéomyÿé-
lite diffuse des épiphyses, des fusées purulentes à la
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cuisse ou au mollet, l'amputation doit être immédiatement pratiquée.
Que faut-il conclure de ce long historique en présence d'opinions et de pratiques si divergentes ? Les résultats globaux peuvent nous donner une indicalion. Turrier et Nové-JosseranD ont réuni une statistique importante de réseclions inlra-fébriles, où sont consignés les résultats oblenus par les parlisans et les adversaires de cette intervention.
Ils donnent les chiffres suivants :
73 Résections secondaires ou tardives.
90 guérisons, avec { 20 amputations, 18 décès, soit 52 o/o d'échecs.
Le résultat d'ensemble n’est donc nullement satifaisant el ne parait pas en faveur de la réseclion intra-fébrile. |
À nolre avis cependant, il est possible d'expliquer la causé de ces échecs et d'y remédier. Il n’y a, en effet. pas de raisons, à priori, pour qué la réseclion intra-fébrile de drainage qui donne de si bons résullats pour les autres articulations, même pour la hanche dont les traumatismes sont cependant si graves, n'en donne pas de comparables en genou. k
En réalité, la résection intra-fébrile, telle que la pratiquent presque tous les chirurgiens c'est à dire en jux: laposant soigneusement les extrémilés osseuses après la.
seclion, en les mettant en conctact intime, en les fixant.
même par des fils métalliques (Marquis) ou des agrafes (Viannay) n'est nullement la plus haute expression de drainage articulaire (Ollier). Bien plus, elle ne draine pas.
Que faut-il done pour lransformer la résection intrafébrile du genou en une réseclion vraiment drainanle ? | |
L'expérience nous a prouvé, ainsi qu’à d’autres, que le seul moyen de drainer véritablement un genou réséqué, c'est de créer comme pour les autres réseclions,
coude, poignet, épaule, hanche, cou de pied, par l'é-
cartement des tranches osseuses, une cavilé de résection
bien exposée à plal, qui permetle efficacement le drainage.
Au membre supérieur l'écartement s'oblient tout seul, grâce à l'action de la pesanteur. Quel est le chirurgien qui ne pratique pas l'extension continue après la résection de la hanche? Au cou du pied, c'est l’astragalectomie qui réalise la cavilé de réseclion, cavité que cerlains chirurgiens, dont nous sommes, ont soin de maintenir béante au moyen de l'extension continue pratiquée à l’aide d'un gros drain de caoutchouc cravatant la face supérieure du calcanéum. Ainsi se trouve réalisé, naturellement ou artificiellement lécarlement des surfaces réséquées, que l'on doit chercher à obtenir au genou comme ailleurs.
En d'autres termes, bien loin de rapprocher après résection les surfaces osseuses, il faut au contraire /es écarter au maximum, les maintenir écartées, tant que
les processus infectieux n'auront pas disparu et ne pro-
céder à la mise au contact qu'après la chute de la tempéralure.
Cetle idée de l'écartement des tranches osseuses après la résection n’est pas neuve. Dans un article paru en 1893 dans la « Gazelte de médecine et de chirurgie et Mercredi médical » sur la réseclion dans les arthriles infeclieuses aigues du genou, conséculives aux plaies pénélrantes de celle articulation, LaGouTrE inspiré par Poncel, écrivail : « Ainsi, proposons-nous dans l’arthrile suppurée -du genou, non seulement la résection, mais dans une première période post-opéralotre, le lamponnement antiseptique avec drainage de la cavité créée par les surfaces osseuses éloignées, et lorsque la fièvre d'infection sera tombée, la mise au contact secondaire des surfaces osseuses seclionnées ». L'écartément est maintenu par une goutlière plâtrée.
Plus récemment Cuapur (Presse Médicale 4, 2, 15) parlisan convaincu de la résection pour arthrite suppurée grave du genou conseille après la résection pour oblenir un meilleur drainage d'immobiliser le membre réséqué au moyen d’une extension continue modérée avec une botte ouatée à laquelle on adapte une traction de 1 à 2 kilogrammes.
Dans un mémoire présenté par M. Rourien à la Société de chirurgie (Juin 1916) Arquier en collaboration avec M. Foisy, a rapporté 9 observalions de résection du genou toutes terminées par la guérison. 7 étaient des résections intrafébriles, 2 des résections primitives. Toules ces réseclions, même les primitives avaient été
lrailées par la mélhode de l'écartement.