‹ Résections orthopédiques du coude dans les luxations anciennes et irréductiblesChapitre 10 sur 13 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Observation I

G. M ,13 ans, fait, le 28 octobre 1902, une chute en descendant, un trottoir. Ayant essayé de se retenir, et le bras gauche étant dans l'extension, le talon de la main gauche à porté sur le pavé en contre-bas du trottoir. Il en est résulté une luxation double en arrière.

Une heure après l’accident, le petit malade est mené chez un rebouteur qui pratique des manœuvres infructueuses. Après plusieurs essais de même genre et l’état demeurant le même, la famille se décide à consulter un docteur qui diagnostique la luxation et conseille une intervention.

La famille s’y refuse et, douze jours plus tard, va consulter plus loin un rhabilleur de plus grande renommée, qui n'obtient pas plus de résultat que le premier.

De guerre lasse et en dernier lieu le jeune blessé rentre à l'hôpital Suburbain de Montpellier, dans le service de M. le professeur Forgue. À ce moment (27 janvier 1903), l’avant-bras reste immobilisé en position d'extension incomplète (à 140° environ) que l'effort actif de flexion et les mouvements communiqués ne peuvent pas dépasser, dans le sens de la fiexion. D'autre part, la position d'extension complète ne peut être atteinte : les mouvements passifs ne portent l’'avant-bras que dans une attitude d'extension maxima de

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